Rechercher dans La veille

Conseil National d’Évaluation du Système sCOlaire 2014-2020 : QUEL 1/2 BILAN ET QUELLE PERSPECTIVE ?

cnesco-2016-TEC2017.jpg

http://www.cnesco.fr/fr/trois-ans-apres-la-creation-du-cnesco-quel-bilan-et-quelle-perspective/

Le Cnesco arrive aujourd’hui à la moitié de son premier mandat (2014-2020). En trois ans et 21 rapports scientifiques, il a évalué, en toute indépendance, les thématiques cruciales de l’école française. Pour cela, le Cnesco s’est appuyé sur une méthode originale, basée sur  : les résultats de la recherche ; l’évaluation de politiques scolaires menées en France et à l’étranger ; le partage d’expérience des acteurs de l’école.

La publication du rapport d’activité 2016 est l’occasion d’effectuer un premier bilan depuis sa création et de présenter le programme d’activité 2017-2020 du Conseil.

Une activité soutenue
  • 21 rapports scientifiques
  • 12 conférences (conférences de comparaisons internationales, de consensus, virtuelles interactives)
  • 6 notes d’actualités
  • 6 forums « Rue des écoles » en région
Une intelligence collective
  • 200 chercheurs français et étrangers associés aux travaux du Cnesco
  • 600 acteurs de terrain engagés dans les activités du Cnesco (écriture des préconisations…)
  • 31 partenaires collaborant aux travaux du Cnesco
Un enrichissement du débat
  • 40 000 visionnages des vidéos des conférences par les professionnels et les parents d’élèves
  • 534 000 pages vues sur son site internet
  • 1 000 articles et citations dans la presse

Une méthode de travail originale : évaluation scientifique et participative

Le Cnesco a mis en place une méthode originale d’évaluation des politiques et pratiques éducatives fondées sur deux dimensions majeures :

  • un haut niveau d’expertise scientifique avec un réseau de près de 200 chercheurs français et étrangers associés à ses activités – ces apports scientifiques indépendants du MENESR fondent l’indépendance du Cnesco ;
  • la participation des acteurs de terrain  avec près de 600 acteurs directement impliqués dans l’ensemble des opérations du Cnesco.

Cette méthode de travail se décline en 5 étapes. 

5-phases_png-1.png

Les évaluation à venir : programme d'activité 2017-2020

Dans la continuité du travail réalisé depuis sa création, le Cnesco a défini son programme d’activité pour la deuxième partie de son mandat. Entre 2017 et 2020, l’évaluation du Cnesco portera notamment sur les thématiques suivantes :

  • Différenciation pédagogique
  • Inégalités territoriales
  • Formation des enseignants
  • Réforme et gouvernance
  • Numérique dans les apprentissages
  • Décrochage scolaire
  • Savoirs fondamentaux
  • Éducation à la citoyenneté
  • Rôle des parents

La CNESCO : Une intelligence collective au service de l'école 

Rapports d’évaluation approfondis sur les mathématiques en primaire (les acquis des élèves, la qualité des manuels scolaires…) ; conférence de consensus constituée d’un jury de praticiens pour étudier ces ressources et proposer des recommandations sur les nombres et le calcul ; diffusion large dans l’institution scolaire et la société civile de ces orientations pédagogiques et politiques (séminaire de l’inspection générale à l’ESENESR,  formations  en académie…) :  l’opération phare  conduite sur  les mathématiques, en partenariat avec l’Ifé/ENS de Lyon, résume bien la méthode et les priorités du Cnesco.

 
Une méthode d’évaluation originale qui se décline selon plusieurs axes :
  • produire des évaluations scientifiques, de qualité, indépendantes, lisibles par tous, en s’appuyant sur un réseau puissant de « chercheurs-associés » parce que l’école française a besoin de diagnostics fiables ;
  • s’inscrire dans un modèle d’évaluation participative, en réunissant des représentants de la communauté éducative pour interroger ces ressources et en tirer des préconisations d’amélioration, parce que l’évaluation-gendarme, hors-sol, qui manie la sanction symbolique sans reconnaître les contraintes de terrain, n’a jamais fait avancer l’école dans aucun pays ;
  • s’ouvrir à l’international parce que le pays ne peut plus vivre son éducation nationale repliée sur elle-même ;
  • et assurer une diffusion large des résultats des évaluations et de la recherche dans l’institution, grâce à des partenariats efficaces, depuis l’encadrement jusqu’aux enseignants dans la classe, parce que la seule production de rapports d’évaluation ne suffit pas à faire bouger l’école.

C’est donc bien un modèle d’évaluation qui s’appuie sur la qualité scientifique, l’intelligence collective et la collaboration - entre les praticiens, les partenaires, les chercheurs… - que le Cnesco a réussi à mettre en place. Le tout jeune Conseil a misé sur des dispositifs qui permettent de créer  un dialogue avec toutes les parties prenantes de l’école autour des résultats des évaluations et de la recherche. 

Original, ce modèle d’évaluation s’avère de plus efficace. Malgré des moyens fort limités, en 2016, après seulement trois ans d’existence, le conseil a considéré, sans tabou et en toute bienveillance, un champ très large de thématiques cruciales pour l’école française : depuis les pratiques pédagogiques dans la classe et l’établissement (la lecture, les mathématiques, le redoublement, le traitement de la difficulté scolaire), jusqu’aux politiques scolaires (la mixité, le handicap, l’enseignement professionnel, l’éducation à la citoyenneté, les inégalités sociales et migratoires).

Des ressources abondantes, des lieux de rencontres nombreux ont été mis au service de l’école par le Cnesco : 21 rapports, 3 conférences de comparaisons internationales, 3 conférences de consensus, 6 forums « Rue des écoles » en région, sans compter des notes d’actualité pour répondre aux questionnements au quotidien ou des conférences virtuelles interactives pour échanger avec les praticiens. Plus de 200 chercheurs ont fourni le socle scientifique de ces activités.

Ce modèle d’évaluation correspond aux attentes actuelles des praticiens de l’école qui demandent, à raison, une évaluation scientifique légitime. Il correspond aussi, dans une démocratie, aux demandes d’une société civile qui exige un état des lieux de l’école transparent, une reddition des comptes sur les politiques scolaires menée avec indépendance. En trois ans, ces publics ont été au rendez-vous :   534 000   pages   vues   sur   le   site   Internet,   40 000   visionnages   de   vidéos   et    1 700 participants aux événements du Cnesco, qui se jouent toujours à guichet fermé. Cette singularité a incité le Cnesco et ses partenaires à développer les retransmissions en ligne  pour pousser les murs des salles de conférence.

Les  médias  ont  relayé  largement  dans  le  grand  public  les  évaluations  du  Cnesco.     Près  de       1 000 publications (presse, radios, TV) ont figuré dans les médias, spécialisés et grand public. Le Cnesco a contribué ainsi à enrichir le débat public autour de l’école avec des informations fiables, loin des controverses idéologiques, qui se développent dans des contextes parfois hystérisés qui ne font pas avancer l’école française.

Cette expertise en évaluation de l’école est aujourd’hui aussi reconnue à l’international. Le Cnesco apporte sa plus-value scientifique à des projets européens coordonnés par la France sur des sujets aussi cruciaux que l’éducation à la citoyenneté. Il est également sollicité par des  agences  d’évaluation nationale (Angleterre, Chili, Maroc…) pour exporter sa méthodologie d’évaluation participative.

Bien sûr, ce chemin prometteur sera poursuivi dans un nouveau plan stratégique 2017-2020,  seconde partie du premier mandat de six ans du Cnesco. Il vous est livré en primeur dans ce rapport. Ainsi, le Cnesco se penchera, en 2017, sur les inégalités scolaires d’origine territoriale, taboues dans une République une et indivisible, la différenciation pédagogique qui fait encore défaut à l’école française, la qualité de vie à l’école souvent peu appréciée dans l’évaluation. Les savoirs fondamentaux (orthographe et calcul), l’enseignement des langues étrangères, la gouvernance, les réformes scolaires et le rôle des parents, la formation continue, peu développée en France, seront aussi l’objet de son attention sur les trois années à venir, aux côtés de bien d’autres thématiques.

Un programme riche attend donc le Cnesco, il interrogera les acteurs et les partenaires de l’école, sans concession, toujours dans le souci de faire progresser l’école française, garant essentiel en France de la cohésion nationale et sociale.

Nathalie Mons Présidente du Conseil national d’évaluation du système scolaire


Vendredi 10 mars 2017 @ 11:47:51 -:- !!

Temps : 0.2517 seconde(s)