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45TH ANNUAL MEETING IN SAINT-ÉTIENNE : Démocratie technique : quels antécédents, quelles perspectives ?

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45TH ANNUAL MEETING IN SAINT-ÉTIENNE  Démocratie technique : quels antécédents, quelles perspectives ?

GIS UTSH Proposition d’une session pour ICOHTEC 2018

(Saint-Etienne, 17-21 juillet 2018)

 

Démocratie technique : quels antécédents, quelles perspectives ?

Toute activité humaine comporte nécessairement une dimension « technique ». Cette activité technique peut s’accomplir, sous des formes extrêmement diverses, depuis une complète maîtrise et autonomie par celui qui la réalise (de l’idée à la mise en œuvre), jusqu’à son assujettissement à des méga-systèmes techniques et cela en toutes sortes de domaines : production matérielle, santé, information, enseignement, loisirs, etc.

Libres ou dominées, - ces activités intègrent cependant des contenus et des opérations variées à des échelles différentes (localement, nationalement, au cœur même de la « mondialisation »). En permanence sous tension, elles sont perpétuellement modifiées par celles et ceux qui les réalisent, et pas seulement par ceux qui les conçoivent ou qui les « managent ». Nous sommes ici, au cœur de l’histoire de ce processus que l’on nomme « démocratie technique », et qui interroge les modes de « gouvernementalité » des sciences et techniques, le jeu des acteurs et la structure des décisions au sein des processus d’innovation.

Ainsi, depuis les âges de l’outil préhistorique, et a fortiori depuis le machinisme, la question se pose de savoir qui maîtriserait le manche de l’outil ou organiserait le système. Ce fut le cas aussi très tôt dans la contestation des économies coloniales (en Amérique latine et anglo-saxonne, en Asie, en Afrique) comme dans l’industrie (vis-à-vis de Frédéric Taylor ou de Ford). De manière plus contemporaine, c’est également le cas en France, dans la contestation de grands chantiers d’équipement (canaux à grands gabarit, réseaux autoroutiers, TGV, aéroports...), comme des interrogations sur la robotique dans le monde du travail ou sur certains renouvellements quant aux pratiques de santé. Après ceux sur les nanotechnologies, les États généraux de la bioéthique ne viennent-ils pas d’être lancés notamment sur des sujets comme la santé « numérisée » ou encore l’intelligence artificielle en médecine afin de donner un nouveau cadre juridique ?

Sous les formes et dans les contextes les plus divers, ont émergé des interrogations, des pratiques qu’on peut considérer comme autant de « courants » d’une « démocratie technique » en gestation : mouvement d’ampleur variée, mobilisation intellectuelle de la part de milieux très différents les uns des autres. Ce sont donc ces formes de mobilisation, de pratiques quotidiennes, ou d’engagements qu’il s’agit de repérer et d’analyser comme autant d’expressions d’une démocratie technique à l’œuvre.

Des propositions de communication sur des initiatives citoyennes, des mesures d’assemblées élues ou de collectivités, des actions en milieu professionnel, toutes formes de manifestations passées ou présentes qui pourraient être considérées comme relevant d’un principe d’action démocratique dans une technique, pourront être proposées et discutées lors de cette session.

Pierre Lamard, Yves-Claude Lequin, Mathieu Triclot

UBFC, laboratoire FEMTO/RECITS


EMERGENCE OF A GLOBAL ORGANISATION

ICOHTEC was founded in Paris 1968 when bitterness divided the nations in the Eastern and Western worlds. The intent was to provide a forum of scholars for the history of technology from both sides of the ‚iron curtain‘. It was constituted as a Scientific Section within the Division of the History of Science and Technology of the International Union of the History and Philosophy of Science (IUHPS/DHST). The first President was Eugeniusz Olszewski (Poland), with Vice-Presidents S. V. Schuchardine (USSR) and Melvin Kranzberg (USA). The first Secretary-General was Maurice Daumas (France), through whose ini­tia­tive the French government hosted the first inde­pendent symposium at Pont-a-Mousson (1970). Symposia have been held almost every year, and the proceedings of many meetings have been published, although in a variety of forms.

Whereas national organisations have their membership bases in their respective countries, ICOHTEC has its membership base mainly in Europe, but also in the Americas, Japan, India and Australia. Research activities, in which ICOHTEC members cooperate, reflect this special interest. The issues are investigated on a comparative national basis, stressing aspects of cooperation between various nations, regions or institutions. The first statutes of ICOHTEC were approved in Paris in 1968; they were then amended in 1974, 1985, and 1993. For a complete version of the statutes click here.

OBJECTIVES

The aims are as stated in article four:

To establish close working relationships among specialists of different disciplines in order to foster international cooperation for the study and development of the history of technology; 
To promote the study of appropriate historical subjects by establishing and extending the scholarly bases of the history of technology as well as by contributing to the resolution of certain contemporary national and international problems; 
To facilitate research and documentation for scholars in all countries in the history of technology by exchange of information and the creation of the material means necessary for this objective.

How to join us? (click here)


Jeudi 01 mars 2018 @ 17:07:54 -:- !!

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