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Rechercher dans Nouvelles du monde

[TV] semaine du 29 juillet au 4 août 2017

Samedi 29 juillet à 12h55 sur France 5 "Superstructures Evolution : Transatlantiques - 2009"
Samedi 29 juillet à 13h05 sur ARTE "Mission Mars - 2017"
Dimanche 30 juillet à 20h20 sur Gulli "Ce sera moi - 2017"
Mardi 1er août à 20h30 sur Public Sénat "Centrales nucléaires, démantèlement impossible ? - 2013"
Mercredi 2 août à 21h20 sur Gulli "C'est pas sorcier-"
Vendredi 4 août à 21h00 sur C8 "Monument, la Tour Eiffel, histoire d'un pari impossible - 2016"

Et tous les jours sur ARTE : "Xenius"
Sans oublier le site TV   http://www.lesite.tv

Mardi 25 juillet 2017 @ 23:59:07 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


Rechercher dans La fabrique à projets

7 jours pour fabriquer une Carriole à Vélo en version Licence Libre

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https://www.asso-entropie.fr/media/filer_public/8e/70/8e70c401-9642-491d-943d-0fbcfea74509/carriole_a_velo_entropie_juillet2013.pdf

Cette carriole, rêvée par Alice Guerraz, a été conçue et réalisée par Christophe André et Alice Guerraz pour l'association "La maison d'édition d'idées". Le terme carriole, emprunté à l’italien « carriola », signifie chaise à roue. C’est donc à l’origine un moyen de transport de personnes, comme une chaise à bras. Cette association a besoin d'un matériel mobile lui permettant de réaliser des ateliers d'édition avec des enfants. Les bénévoles ne disposent pas forcément d'une voiture pour déplacer le matériel d’atelier encombrant. Que faire ?

Conception

On peut transporter beaucoup de choses sur un vélo. Et c’est un moyen de transport répandu dans cette association, d’où l'idée de fabriquer une carriole à vélo dans laquelle on peut stocker le matériel et qui se déplie pour devenir un espace de travail pouvant accueillir six enfants. Le châssis est indépendant, ce qui rend cette carriole modulable. On peut adapter sur le châssis le module atelier pour travailler avec des enfants ou alors on peut poser le module remorque pour transporter du matériel encombrant.

Quels matériaux choisir ?

La carriole est entièrement fabriquée en plaques de contreplaqué de peuplier et en tasseaux de pin collés et vissés. Nous avons fait le choix de ne pas utiliser de bois exotique en raison des conditions de gestion catastrophiques des forêts équatoriales d'un point de vue écologique et social. I l a été assez difficile de trouver des grandes plaques de bois qui ne soient pas fabriquées en bois exotique. Nous avons trouvé du PXD trempé qui est un matériau écologique fabriqué à partir de fibres de bois liées à chaud avec la résine du bois (aucune autre colle synthétique n'est rajoutée) trempé à l'huile de pin. Ce matériau était assez
séduisant, le seul problème étant sa résistance mécanique qui est trop faible pour supporter les contraintes de la carriole. Nous nous sommes donc orientés vers du contreplaqué de peuplier qui est un bois léger et résistant mais fabriqué avec de la colle qui dégage du formaldéhyde, substance cancérigène avérée. Cependant les quantités de formaldéhyde dégagées sont inférieures à celles émanant de l'aggloméré (sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Contreplaqu%C3%A9).
 
Nous avons dû utiliser des plaques de 10 mm d'épaisseur car c'est la seule épaisseur vendue par notre fournisseur. La colle utilisée pour les assemblages est une colle polyuréthane très résistante mécaniquement et résistante aux intempéries. L'utilisation à l'extérieur en milieu humide justifie le choix de cette colle qui n'est pas très écologique.
Si vous connaissez une colle écologique utilisable en extérieur, n'hésitez pas à nous transmettre ses références.
 

Tutoriel de construction du châssis 

• Un site avec quelques objets à bricoler : http://canarlake.org/index.cg


Tutoriel de construction d’une remorque

http://www.samain.ouvaton.org/Remorque/Remorque_velo.html

http://tvtt1.free.fr/tvtt/remorque.htm

http://monotractee.free.fr/

• Un site spécialisé dans la construction d’un type de remorque (plans sur demande) http://remorque.rafale.free.fr/

• Un site de construction de mini-camion (en anglais) http://www.n55.dk/MANUALS/SMALLTRUCK/smalltruck.html

• Un site présentant une caravane pour vélo http://www.kevincyr.net/index.php?/project/camper-bike/

 

Lundi 24 juillet 2017 @ 11:54:17 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


Rechercher dans La fabrique à projets

Le design libre, c'est quoi ? par Entropie

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https://www.asso-entropie.fr/fr/

 

Le design libre est une pratique développée par l'association Entropie : elle tend à démocratiser la technique en levant l’abstraction sur les objets qui nous entourent.

Tous les objets que nous développons font l’objet d’une documentation qui est diffusée librement pour que d’autres personnes puissent se l’approprier. Nous faisons le pari de créer d’autres modes de production basés sur l’entraide, la collaboration et la libre circulation des connaissances.

Nous avons théorisé sur les nouveaux enjeux sociétaux que sous-tend cette pratique et nous diffusons ces recherches sous la forme de conférences ou de publications.

Le manifeste est accessible en vidéo ou sous format texte, plus concis.

Le manifeste :  

Christophe André est designer militant. Au cours de ses études en école d’ingénieur, on lui demande un jour de concevoir un objet ayant une durée de vie limitée. Cette confrontation à l’obsolescence programmée, au cœur du système de production, axera par la suite sa recherche artistique. Il quitte le monde des ingénieurs pour celui des Beaux-Arts, où il entame une réflexion sur l’autoproduction et ce nouveau mode de diffusion des objets : le “design libre”. Une pratique et une pensée à contre-courant.

Je me suis interrogé sur la conception des objets telle qu’elle prévaut dans notre société consumériste, et sur ce que j’aimerais qu’elle soit dans l’idéal. Un des points qui me dérange le plus dans le rapport que l’on entretient avec les objets, c’est l’abstraction quasi totale qui le caractérise. Par abstraction, j’entends le fait que la plupart du temps on ne sait pas par qui, dans quelles conditions, avec quel type de matériau ou à quel endroit sont réalisés les objets ni comment ils fonctionnent précisément. Comme dirait François Brune, « tout est fait pour que chez le consommateur l’acte d’achat soit déconnecté de ses réelles conséquences humaines, environnementales et sociales. Pour jouir et gaspiller sans honte, il faut cacher les véritables coûts humains des produits, les lieux et modes de production, les impacts sociaux, etc. » [1].

"J’ai appris à forger."

Pour lever cette abstraction, j’ai décidé de fabriquer les objets dont j’ai besoin plutôt que de les acheter. J’ai ainsi réalisé mon mobilier (table, bureau, canapé, console...). Je me suis inscrit à un cours de poterie pour réaliser en céramique mes ustensiles de cuisine (plat à tarte, moule à gâteau, saladier, pot à eau...). J’ai appris à forger, ce qui m’a permis de fabriquer mes outils de jardin. J’ai aussi créé des objets en lien avec des préoccupations énergétiques : une « marmite norvégienne », un cuiseur solaire (en collaboration avec Gabrielle Boulanger), un four solaire, une éolienne...

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Production autonome, production hétéronome : un équilibre à atteindre

Ce genre d’expérience est beaucoup plus riche qu’on peut le croire, dans le sens où le fait de créer au lieu d’acheter permet d’acquérir des compétences dans divers domaines. C’est aussi un moyen de rétablir un équilibre entre la production intégrée (hétéronome) et ce que Ivan Illich appelle la production vernaculaire (ou autonome) [2]. La production autonome est celle qui permet à chacun de produire d’une manière très souple à partir de ressources locales et de moyens techniques de proximité en vue de satisfaire ses propres besoins et ceux d’un groupe social relativement restreint (une communauté, un village, une région). Ce mode de production, qui était dominant avant la révolution industrielle, tend à disparaître au profit de la production intégrée. Cette production hétéronome demande des moyens techniques considérables et donc des capitaux en rapport, ainsi qu’une main-d’œuvre importante soumise à une division du travail poussée réduisant les savoir-faire et enlevant au travailleur toute l’autonomie dont l’artisan d’antan pouvait bénéficier.

"Il n’y a pas d’opposition entre les modes de production hétéronome et autonome mais une complémentarité."

Le problème auquel on doit faire face actuellement, c’est qu’on a privilégié la production hétéronome au détriment des activités vernaculaires. Ce faisant, on n’a pas seulement favorisé un modèle de production mais on a par la même occasion privilégié un modèle politique car la technique n’est pas neutre, elle façonne le monde, elle est un prolongement du politique. Jacques Ellul disait que la technique mène le monde bien plus que la politique et l’économie.

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La technique : un prolongement du politique

Pour comprendre cette non-neutralité des techniques, il faut remonter au début de la révolution industrielle, dans les années 1811-1812 en Angleterre lorsque les Luddites se sont révoltés face à la montée de la production industrielle. Les artisans de la filière du travail de la laine et du coton allaient, la nuit, briser les machines dans les usines. Les Luddites ne se battaient pas contre la technique, mais pour préserver l’autonomie et la liberté qu’ils avaient d’organiser leur vie. Ils étaient pour que les machines soient au service de l’homme et non le contraire. Les Luddites ne se sont pas opposés à toutes les machines, mais à toutes les « machines préjudiciables à la communauté », c’est-à-dire celles que leur communauté désapprouvait, sur lesquelles elle n’avait aucun contrôle et dont l’usage était préjudiciable à ses intérêts. En d’autres termes, il s’agissait de machines produites uniquement en fonction de critères économiques et au bénéfice d’un très petit nombre de personnes, tandis que leurs divers effets sur la société, l’environnement et la culture n’étaient pas considérés comme pertinents.

"Que les machines soient au service de l’homme et non le contraire."

Les Luddites considéraient que la technique n’est pas neutre et qu’elle est un lieu de pouvoir. Il y a eu un processus de neutralisation de la technique qui a débuté au 19e siècle. Au début de l’industrialisation, le consensus sur le progrès technologique n’existait pas. C’est une construction sociale et politique.
Nous ne pouvons pas nous opposer à la technique. En revanche, nous pouvons proposer d’autres trajectoires possibles.

Du consommateur au prosommateur

A travers ma pratique, je tente de rétablir un lien entre la production autonome et la production hétéronome. J’essaie de replacer le design en tant que design d’auteur au sens où William Morris [3] l’entendait, en privilégiant le travail à taille humaine et les savoir-faire. C’est un design du côté de la réalisation et qui considère le citoyen comme un travailleur plutôt que comme un client. Mieux, en procédant ainsi, c’est comme si j’abolissais la frontière entre le consommateur et le producteur. Le citoyen devient alors un « prosommateur », c’est-à-dire un individu qui prend part à ce qu’il va consommer. Cette attitude de prosommateur nous sort de notre attitude passive de consommateur, elle nous pousse à nous réapproprier les savoirs, les techniques pour devenir des acteurs responsables de l’univers que nous façonnons.

"Réduire notre temps de travail pour l’utiliser à des activités d’autoproduction."

Ingmar Granstedt propose dans son ouvrage Du chômage à l’autonomie conviviale [4] de rétablir l’équilibre entre la production autonome et la production hétéronome en réduisant notre temps de travail pour l’utiliser à des activités d’autoproduction et ainsi démanteler petit à petit l’industrie en se réappropriant les techniques et les savoir-faire. Il propose pour cela différents angles d’attaque des filières : la première solution consiste à commencer par la fin et à remonter, en examinant chaque stade de fabrication, jusqu’aux matières premières. « Ou alors on peut commencer par le stade des matières premières et descendre progressivement la filière jusqu’au produit final. » Et enfin on peut aussi « partir de la réparation et de la fabrication de pièces détachées pour dissoudre la filière « latéralement ». »

Un nouveau modèle sociétal basé sur l’entraide, la diffusion des savoirs et l’autoproduction

En restant dans cette optique, imaginons une société qui ne soit pas basée exclusivement sur la consommation d’objets mais sur l’autoproduction. Plusieurs communautés coexisteraient et, au sein de chacune d’elles, les membres pourraient fabriquer leurs propres objets dans des ateliers collectifs mis à leur disposition. Chaque communauté pourrait avoir une production spécifique qu’elle pourrait échanger tant que ces échanges ne remettraient pas en cause l’autonomie de la communauté. Cette condition serait remplie si l’on mettait en commun ce que l’on pourrait appeler :

"Le code source de l’objet."

Ce concept fait référence au logiciel libre qui est fourni avec son « code source », c’est-à-dire le programme du logiciel, donnant ainsi le droit à toute personne de le compiler, de le modifier, de le copier et de le diffuser. Au logiciel libre, on oppose le logiciel propriétaire dont les sources sont cachées ou ne peuvent être modifiées sans l’accord du propriétaire. Dans le cadre de la production d’objets, le « code source » donnerait accès aux choix de conception, aux plans et aux méthodes de production et serait diffusé dans l’économie des connaissances. Ce type d’économie permettrait la re-sociabilisation des objets par la levée de leur abstraction.

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Dévoiler les difficultés qui peuvent survenir."

Lors de la réalisation de mes objets, j’ai conçu une documentation. Dans la partie consacrée à la phase de conception, j’ai exposé mes choix conceptuels tout en expliquant pourquoi j’avais écarté certaines pistes et je donne les plans détaillés de l’objet. Dans une deuxième partie (phase de réalisation), je révèle le détail des choix techniques ainsi que les différents matériaux utilisés. La réalisation est documentée grâce à une série de photos prises lors de la construction. Vient enfin une phase d’optimisation où je mets en avant les avantages de l’objet autant que ses inconvénients. En effet, contrairement au modèle marchand où l’on va cacher les erreurs, les ratages, on va ici dévoiler les difficultés qui peuvent survenir car celles-ci deviennent potentiellement des ressources pour d’éventuelles améliorations. En dévoilant ces problèmes, en les diffusant dans l’économie des connaissances, on pourra avoir des retours suggérant des pistes de résolution.
J’ai soumis les différents articles que j’ai écrits à la rédaction du magazine de bricolage « Système D ». Le magazine organise tous les mois un concours et prime les 50 meilleurs articles. Ce magazine constitue pour moi à la fois un espace de monstration et un moyen de rémunération.

Le modèle des logiciels libres appliqué à la production des objets

Voici quelques projets de « design libre ». Cette liste n’est pas exhaustive, il y a bien sûr beaucoup d’autres projets qui mettent en accès libre les connaissances développées.
Superflex est un collectif d’artistes danois qui travaillent principalement sur des questions de propriété intellectuelle. Ils ont notamment développé une bière « libre », c’est-à-dire une bière dont la recette est diffusée gratuitement. Superflex incite les consommateurs à s’emparer de cette recette, à la modifier et à la partager avec la communauté. La recette est donc largement diffusée et cela totalement gratuitement. Par contre, la bière est vendue car brasser de la bière a un coût.
Le site internet « opensourceecology.org » regroupe des projets partagés en open source sur des questions écologiques. Chaque personne peut déposer son projet et collaborer avec d’autres personnes pour le développer.

"Aux États-Unis, un village est construit selon ce principe sur un site expérimental."

Bâtiments bioclimatiques, machine à fabriquer des briques de terre et tracteur y sont fabriqués pour répondre aux besoins tout en maîtrisant la technique.
« Usinette » est un projet basé sur l’entraide qui fonctionne sur le modèle du hackerspace. C’est un lieu de fabrication, de diffusion des savoirs et de transdisciplinarité. On y fabrique ses propres outils comme les « repraps » qui sont des machines de prototypage rapide permettant de réaliser des pièces en plastique. Les fichiers numériques des objets ainsi réalisés sont ensuite enregistrés dans une banque de données sur le site « Thingiverse.com » pour que d’autres personnes, possédant une « reprap », puissent les fabriquer.
Le lecteur pourra consulter d’autres projets comme : « Oscar »« Maya pédal »« Bricolabs »« Ardheia », « OpenCola », etc.

Une pédagogie qui nous rend acteurs de notre devenir

Je reviens maintenant aux projets que j’ai développés. Comme nous avons pu le constater, il est important de diffuser les connaissances acquises pour que la communauté puisse en profiter. Les publications dans des revues ou sur des sites internet sont des moyens efficaces mais elles ne peuvent pas remplacer la richesse d’un échange lors d’une rencontre. C’est pourquoi je donne des conférences sur ma pratique et mène des ateliers de bricolage sur des questions écologiques.
Pour mener à bien ces projets de transmission, nous avons créé en 2008 avec Gabrielle Boulanger une association qui a pour but d’effectuer des recherches sur l’autonomie en tant que forme d’organisation sociale, et de transmettre ces recherches. Nous avons notamment participé à quatre éditions du festival de vulgarisation scientifique pour les enfants « Remue méninges ».

Nous proposons des ateliers traitant des problématiques écologiques à travers une démocratisation et une réappropriation des sciences et de la technique. Nous sortons ainsi de simples actions de sensibilisation pour rendre le citoyen acteur des changements écologiques à opérer pour sauvegarder la planète. Nous avons organisé des ateliers de fabrication de fours solaires, d’éoliennes, d’initiation à l’architecture bioclimatique et à la technique de construction à ossature bois.

Un avenir au design libre ?

L’expérience que je viens d’exposer dresse les prémices d’une société basée sur l’autoproduction, la collaboration, l’entraide et la libre circulation des connaissances. Les échanges de produits y sont réduits pour faire place à des échanges de connaissances et de savoir-faire. Ce schéma organisationnel vise à augmenter l’autonomie de chaque citoyen, il est reproductible par mon voisin sans pour autant que j’entre ainsi en concurrence avec lui, bien au contraire. Je ne peux que m’enrichir de ces recherches qu’il va partager. Cependant, tout le monde n’a pas les compétences pour tout autoproduire et cette pratique n’empêche pas une relative spécialisation et certains échanges matériels tant que ces objets sont produits sous une licence libre, laissant ainsi la possibilité à d’autres usagers de les fabriquer. Un nouveau paradigme est à construire où le designer financerait ces recherches en amont et toucherait une rémunération par la transmission de savoir-faire lors de formations plus que par la vente d’objets.

 

[1] François Brune, Le Bonheur conforme, Éditions Gallimard, 1985

[2] Ivan Illich, La convivialité, Éditions du Seuil, 1973

[3] William Morris, L’âge de l’ersatz et autres textes contre la civilisation moderne, Éditions de l’encyclopédie des nuisances, 2006

[4] Ingmar Granstedt, Du chômage à l’autonomie conviviale, Éditions À plus d’un titre, Collection La ligne d’horizon, 2007

Open design et Design Libre, quelle différence ?

L’amalgame est souvent fait entre libre et open source, que ce soit pour le logiciel ou le matériel, alors qu’au travers de ces termes ce sont deux modèles de société très différents qui sont prônés.

Dans le cas de l’Open design , l’utilisation marchande n’est pas permise. Si vous voulez faire une utilisation marchande d'un objet, vous devez en demander l’autorisation à l’auteur et celui-ci peut exiger qu’on lui reverse une partie de l’argent récolté. L’interdiction de l’utilisation marchande est cohérente si le concepteur s’interdit lui aussi cette utilisation en vue d’étendre la sphère de la gratuité. Mais à partir du moment où l'on commercialise l’objet et que l'on interdit l’utilisation marchande aux autres, alors on s’offre un monopole. On ne change rien par rapport au paradigme des brevets, la documentation est disponible en ligne comme elle est disponible à l’INPI (organisme qui gère les brevets) et la copie d’un brevet est possible dans le cas d’un usage non-marchand. En France, toute utilisation d’une invention protégée dans un cadre privé, non commercial ou à des fins expérimentales est légale, code de la propriété intellectuelle (article L. 613-5). Une telle restriction est donc valable dans le cas où je me l’applique à moi-même. Cependant, pour éviter la création de monopole, une  licence libre est préférable. Une notice ou documentation diffusée sous licence libre de type « creative commons BY SA » ou « art libre » permet en effet à toute personne de l’utiliser pour un usage personnel ou à des fins marchandes, avec une condition de paternité : l’auteur doit être cité. Les modifications apportées à la notice initiale doivent être distribuées sous la même licence, on dit alors que la licence est virale. On impose donc que les modifications et extensions soient aussi libres. Nous avons choisi ce paradigme-là car il a tendance à démocratiser la technique en « libérant » l’information. En effet, si vous achetez un objet produit sous une licence libre vous pouvez, si vous n’êtes plus satisfait, prendre le code source de l’objet, sa notice et ses plans, et le reproduire vous-même.

DES PRÉCURSEURS

Thomas Chippendale était un ébéniste et un créateur de meubles anglais dans des styles géorgien, rococo anglais et néoclassique. Il peut être vu comme un précurseur du design libre, en effet en 1754, il publie un livre de ses réalisations : The Gentleman and Cabinet Maker's Director .

Des magazines de bricolage comme Système D créé en France en 1924 ou Mécanique Populaire créé aux Etats Unis en 1946, diffusent les réalisations des lecteurs et témoignent d'une culture du « Do It Yourself » très présente à l'époque. Système D était au départ plus qu'un magazine, c'était une communauté. En plus de publier chaque mois les réalisations des lecteurs, il servait aussi de moyen de communication entre les membres. En effet, les lecteurs pouvaient faire passer des annonces dans la publication pour demander de l'aide afin de réaliser leur projet. Dans chaque ville, des ateliers Système D se créaient, les membres de l'atelier y fabriquaient leur propre outillage. Cependant les licences libres n’existant pas encore, ces articles tombaient alors automatiquement sous le régime des droits d'auteurs, ce qui signifie que vous n'êtes pas autorisé à l'utiliser hors du cadre privé, nous sommes donc ici plus proches de l'open design que du design libre.

SUPERFLEX

Superflex est un collectif d'artistes danois qui travaille principalement sur des questions de propriété intellectuelle. Ils ont notamment développé une bière « libre », c'est-à-dire une bière dont la recette est diffusée gratuitement. On incite les consommateurs à s'emparer de cette recette, à la modifier et à la partager avec la communauté. La recette est donc largement diffusée gratuitement. Par contre, la bière est vendue car brasser de la bière a un coût. Cette recette a été reprise un peu partout dans le monde et on peut la trouver à Copenhague (dans Copy shop, le magasin de Superflex), en Afghanistan, en Pologne, au Brésil...

OPEN SOURCE ECOLOGY

Le site internet « opensourceecology.org » regroupe des projets partagés en open source sur des questions écologiques. Chaque personne peut déposer son projet et collaborer avec d'autres personnes pour le développer. Aux Etats-Unis, un village est construit selon ce principe sur un site expérimental. Bâtiments bioclimatiques, machine à fabriquer des briques de terre, tracteur y sont

fabriqués pour répondre aux besoins tout en maîtrisant la technique. La conception des machines est robuste et permet leur maintenance, prolongeant ainsi leur durée de vie.

MATHIEU GABIOT

Mathieu Gabiot est designer produit, il vit et travaille à Bruxelles. Sa démarche s'articule autour d'objets du quotidien, principalement de mobilier. Il concentre son énergie vers une simplicité de la mise en œuvre, et des choix de matériaux renouvelables. Parmi les projets qu'il développe, une partie sont publiés sous licence libre, laissant la possibilité à l'utilisateur de pouvoir copier, modifier et redistribuer les objets qui l’intéressent. Archipel, Constant OSF, Scala, Libre Kitchen, et prochainement le Bouctje sont des projets diffusés sous licence Art Libre pour lesquels cet aspect fait partie du cahier des charges. Ces objets ont été conçus dans un esprit Do It Yourself, c'est-à-dire pensés pour être reproductibles facilement sans avoir besoin de matériaux ou d'équipement

spécifique. Pour parler plus spécifiquement de Scala, il s'agit d'une famille de mobilier dessinée pour Constant vzw à l’occasion de sa participation au festival Artefacts, organisé par le Stuk Museum de Louvain en Belgique. Il a été conçu pour recevoir le résultat physique des recherches et analyses issues du Festival VJ13 organisé par Constant en décembre 2011. Parmi les possibilitésd’installation à l’intérieur du musée, l’escalier principal pour accéder aux différents niveaux s’est révélé porteur de sens avec l’idée d’une circulation- transmission d’informations. Il en résulte un système modulaire adapté aux marches du musée. Il permet une installation souple et flexible avec différents supports de présentation venant s’emboîter sur des échelles verticales.

CHRISTOPHER SANTERRE

Christopher Santerre est designer, il vit et travail en France où il développe des projets en design libre comme le projet Pong, Open Source Energy ou la chaise Woodstrap. La chaise woodstrap est le résultat d'un partenariat avec l'ESAT de Némours. Cet établissement de réinsertion par le travail comprend un atelier de palettes sur mesure qui génère de manière régulière et abondante de nombreuses chutes de bois de résineux potentiellement réutilisables. Composée de 14 pièces de bois et de deux ceintures de sécurité, Woodstrap est une chaise à assembler soi-même, revendiquant son esthétique brute.

MAYA PEDAL

Maya Pedal est une organisation non-gouvernementale qui fabrique à partir de vieux vélos venant des pays dit "développés" des machines fonctionnant à l'énergie musculaire, les "bici-machines". Les artisans de Maya Pedal se font apôtres de la technologie appropriée. Il s’agit d’une technologie à coût abordable qui augmente l’efficacité ou l’énergie de l’homme pour la réalisation d’un travail, sans engendrer les impacts sur la santé et l’environnement de la technologie conventionnelle. Elle est une alternative à la technologie issue de la révolution industrielle, c’est-à-dire celle des machines utilisant les combustibles fossiles. Les machines qu'ils réalisent sont vendues à prix coûtant à des groupes communautaires indigènes mayas du Guatemala et des fiches techniques

documentant la réalisation de ces machines sont téléchargeables sur leur site internet pour que d'autres communautés puissent s'approprier ces technologies.

ARDHEIA

ARDHEIA (Association de Recherche et de Dynamisation de la filière pour un Habitat Ecologique, Innovant et Alternatif) est une association qui a pour but de « promouvoir la sensibilisation, la coordination, la formation, la recherche technologique, artistique et sociale au sein de la filière éco-

construction » ; habitat modeste, durable, écologique et économique à base de matériaux naturels performants et innovants. Pour chacune de ses réalisations, des fiches techniques sont mises à disposition sur leur site internet pour que d'autres personnes puissent les construire ou s'en inspirer. Les membres de l'association ont réalisé aussi une documentation d'aide à la conception et développé des outils informatiques comme des logiciels permettant de dimensionner un chapiteau ou un zome. Ce qui relève d’une volonté de transmettre un outil « convivial » qu’on va pouvoir s'approprier pour l’adapter à nos besoins (on révèle la phase de conception du code source de l’objet). Enfin des fiches sur des techniques de construction spécifiques, bois cordé, fondations écologiques... qu'ils ont éprouvé suite à des chantiers sont aussi mises à disposition sur leur site internet.

COPENHAGEN SUBORBITALS

La première fusée open source a décollé !

« Ça y est ! Cet après-midi, depuis une plateforme maritime, une fusée construite par des amateurs a fait son premier vol. Ce dernier s'est bien passé, malgré le fait que la fusée n'ait pas été aussi haut que prévu, et que les parachutes se soient cassés. Elle a été lancée en mer, depuis une plateforme de lancement fait maison, et en utilisant un sous-marin également fabriqué par l'un des deux initiateurs du projet. La fusée est composée de deux modules : le premier « Tycho Brae », est fait pour transporter un humain, et a été récupéré après son amerrissage. Le module du propulseur aurait, lui, coulé. Le projet est donc fait par des amateurs, avec un budget ridicule (37000 euros pour 2011) et financé par du sponsoring et des dons. Les plans de la fusée sont disponibles sur leur site web. »

ARDUINO

« Arduino est un circuit imprimé en matériel libre (dont les plans de la carte elle-même sont publiés en licence libre mais dont certains composants sur la carte, comme le microcontrôleur par exemple, ne sont pas en licence libre) sur lequel se trouve un microcontrôleur qui peut être programmé pour analyser et produire des signaux électriques, de manière à effectuer des tâches très diverses comme la domotique (le contrôle des appareils domestiques - éclairage, chauffage...), le pilotage d'un robot, etc. C'est une plateforme basée sur une interface entrée/sortie simple. Il était destiné à l'origine principalement mais pas exclusivement à la programmation multimédia interactive en vue de spectacle ou d'animations artistiques. »

Samedi 22 juillet 2017 @ 11:34:51 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


Rechercher dans La vie de l'association

Faire un don déductible à Technologie Éducation Culture via @helloasso

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https://www.helloasso.com/don/associations/technologie-education-culture

Permettre de développer les outils numériques de l'association au service des professionnels de l'éducation technologique

 

Présentation du projet

Notre association représentative des enseignants et enseignants-chercheurs d’éducation technologique voudrait développer le premier réseau social associatif professionnel des professeurs de technologie  afin de participer dans et par l’action à la réflexion/formation sur l’usage des objets numériques qui nous entourent pour répondre, sur le numérique,  aux objectifs fixés par le ministère.

 

Origine du projet

En 2012, nous avons ouvert le portail des services  www.téc.fr et les outils numériques afférents à cet effet.  La majorité des membres avait initiée en 2000, Pagestec, la première association 100% numérique.  Puis, personnellement, en tant qu’élu,  j’ai participé activement à une première Française, le 100% de THD de LAVAL Agglomération et lors d’une rencontre avec le cabinet de la ministre de l’économie numérique  ouvert une réflexion sur un #BigData éducation nationale et sur un #GFU réunissant via la fibre optique les écoles, collèges et lycées d’Europe dans un réseau unique.

 

A quoi servira l'argent collecté ?

Acheter des services numériques afin de les agréger dans notre écosystème de partage.

 

Notre équipe

L'ensemble des membres de notre équipe est présenté sur cette page

Mercredi 19 juillet 2017 @ 12:07:56 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


Rechercher dans Nouvelles du monde

[TV] semaine du 22 au 28 juillet 2017

Samedi 22 juillet à 12h55 sur France 5 "Superstructures Evolution : La station spatiale internationnale - 2009"
Mercredi 26 juillet à 21h20 sur Gulli "C'est pas sorcier-"
Jeudi 27 juillet à 17h05 sur ARTE "Xenius : Vinyle, CD ou MP3; le meilleur son ? - 2016"
Vendredi 28 juillet à 20h55 sur France 4 "Le monde secret de la petite brique Lego - 2017"

Et tous les jours sur ARTE : "Xenius"
Sans oublier le site TV   http://www.lesite.tv

Mardi 18 juillet 2017 @ 23:36:45 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


Rechercher dans C'est officiel

Les nouveautés de la rentrée 2017 à l'école et au collège EPI, AP, et autres...

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http://eduscol.education.fr/cid117400/preparer-la-rentree-2017.html

Les nouveautés de la rentrée 2017 à l'école et au collège

Parmi les différentes mesures annoncées par le ministre de l'Éducation nationale, quatre seront applicables dans les écoles primaires et les collèges à partir de la rentrée 2017.

À l'école

Dédoubler des classes de CP en REP+

Cette mesure vise à combattre les difficultés scolaires dès les premières années des apprentissages fondamentaux. L'objectif est d'atteindre 100% de réussite en CP grâce au dédoublement des classes, en premier lieu en REP+ dans 2.500 classes, à partir de la rentrée 2017.

Adapter les rythmes scolaires de l'école primaire

Là où émerge un consensus local entre conseils d'école, municipalité et inspecteur d'académie en faveur d'une autre organisation, une dérogation au cadre existant est possible, à partir de la rentrée 2017.

Au collège

Aménager la réforme du collège

Dès la rentrée 2017, les collèges qui le souhaitent, peuvent proposer aux élèves des enseignements facultatifs en langues et cultures de l'Antiquité, langues et cultures européennes et langues et cultures régionales, ils peuvent également, offrir une deuxième langue vivante étrangère en classe de sixième, ce qui permet de rétablir les classes bilangues.

Cet aménagement a pour objectif  de donner davantage de liberté aux équipes pédagogiques pour s'adapter aux besoins des élèves et développer des projets pédagogiques spécifiques aux établissements.

En ce qui concerne les EPI : ils sont désormais ouverts dès la 6ème et les 8 thématiques précemment fixées disparaissent pour laisser plus de liberté aux équipes pédagogiques. Pour plus de souplesse, les 4 heures hebdomadaires d'enseignement complémentaires peuvent être attribuées soit aux EPI, soit à l'accompagnement personnalisé, soit aux deux. Seul impératif : un élève doit avoir suivi au moins un EPI sur l'ensemble de sa scolarité au collège et avoir bénéficié d'un accompagnement personnalisé au cours du cycle 4.

Instaurer le programme "devoirs faits"

Les élèves volontaires bénéficient d'une aide aux devoirs dans le cadre d'études dirigées, dès la rentrée 2017 en collège. Il s'agit d'un temps d'étude organisé dans l'établissement, en dehors des heures de classe avec des enseignants volontaires, des assistants d'éducation, des personnels en service civique ou des associations partenaires.

Mieux comprendre les enjeux des nouvelles mesures 

Rentrée 2017 : Quatre mesures pour bâtir l'École de la confiance

Les ressources d'accompagnement des programmes

A l'école et au collège

Programme et ressources pour l'école maternelle. Une offre de ressources scientifiques, didactiques et pédagogiques d'aide à la mise en œuvre du programme dans différents domaines d'apprentissage, produites par la DGESCO avec le concours de groupes d'experts et de l'inspection générale de l'Éducation nationale.

Les ressources d'accompagnement pour l'école élémentaire et le collège. Afin d'accompagner la mise en œuvre des nouveaux programmes de l'école et du collège, publiés en novembre 2015, le ministère met progressivement à disposition un ensemble de ressources. Elles proposent des pistes pour la mise en œuvre des enseignements, des outils pédagogiques, didactiques et scientifiques et des supports pour organiser la progressivité des apprentissages. Ces ressources sont conçues et réalisées par des groupes d'experts en partenariat avec l'inspection générale de l'éducation nationale.

Au lycée

Les programmes du lycée présentés par cycle pour les voies générale, technique et professionnelle et leurs ressources d'accompagnement.

Autres ressources éduscol

A l'école

Au collège

Au lycée  

Ressources pour la mise en oeuvre des parcours éducatifs à l'école, au collège et au lycée

Enseigner avec le numérique à l'école - Ressources

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Informations pratiques

Lundi 17 juillet 2017 @ 12:04:07 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


Rechercher dans Les partenaires

"La technologie entre à l'université" de Pierre Lamard et Yves Lequin aux Presses Universitaires

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https://www.utbm.fr/editions/collections/sciences-humaines-et-technologie/

Contenu : 

En 1985 est créée une antenne d’université de technologie près de Belfort, aujourd’hui devenue l’université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM), lieu de recherche en technologie et située dans les dix premières écoles d’ingénieurs françaises par le nombre de ses diplômés.
Pour comprendre l’originalité de cette création, les auteurs la replacent dans une histoire en longue durée et dans un espace élargi (rôle d’initiatives prises à Grenoble, Nancy, Lyon, Compiègne…).
La notion de « technologie » est analysée dans sa très longue histoire puis sont présentées les principales initiatives étatiques depuis un demi-siècle (création des ENSI, des INSA, des IUT et autres formations de techniciens, des ENI, etc.) ; les trois universités de technologie (Compiègne, Belfort-Montbéliard et Troyes) sont alors évoquées dans leur environnement respectif.
Cette histoire est également locale, celle de la croissance bi-séculaire du bassin industriel de Belfort-Montbéliard et de ses initiatives en matière de formation technique puis technologique.
Abondamment illustré, ce livre aborde différents aspects : enseignement, recherche, liens avec l’industrie, impact architectural et culturel.

Auteurs :

· Pierre Lamard, professeur des universités, université de technologie de Belfort-Montbéliard
· Yves Lequin, professeur agrégé, université de technologie de Belfort-Montbéliard

Sommaire :

PREFACE : J-P Chevènement

PREFACE : André Grelon

PREMIERE PARTIE : UNE DYNAMIQUE EN LONG TERME

1 : La technologie, une science pour comprendre la technique

2 : Universités et écoles d’ingénieurs en France

3 : Des IUT aux UT dans un nouveau contexte

4 :De Compiègne à Sevenans…et plus en amont encore

DEUXIEME PARTIE : UN TERRITOIRE EN ACTION

1 : Belfort-Montbéliard : un héritage à assumer

2 : L’ENI de Belfort ou les fils de l’histoire

3 : La genèse du projet Sevenans (1979-1985)

TROISIEME PARTIE : MISE EN ŒUVRE, DYNAMIQUE D’APPUI ET DE RESISTANCE

1 : Sevenans : la création et ses acteurs (1985-1987)

2 : Le projet architectural : « le pont de la technologie »

3 : De l’IPSé à l’UTBM, la cristallisation d’une identité

4 : Un chantier conflictuel (1986-1998)

QUATRIEME PARTIE : DU LOCAL AU GLOBAL ET INVERSEMENT

1 : Etat actuel, perspectives, interrogations…

2 : Effets attendus et inattendus

3 : Entre parthénogenèse et réseaux

ANNEXES ET ICONOGRAPHIE

FormatBroché

EAN139782914279246ISBN978-2-914279-24-6

ÉditeurUTBM

Date de publication2006

CollectionSciences humaines et technologie

Nombre de pages392

Dimensions22 x 16 x 3 cm

Poids779 g

Languefrançais

Code dewey620.007

Pôle éditorial de l'UTBM

 Site de Sevenans 90010 Belfort

 editions@utbm.fr

 33(0)3 84 58 32 72

 
 

Depuis 2003, le Pôle éditorial développe une activité d’édition scientifique, pédagogique et culturelle, visant au rayonnement des recherches et des formations conduites à l’UTBM. Les ouvrages sont diffusés dans toutes les librairies de France et tous les sites de ventes par correspondance

A l’UTBM, la technologie ne se réduit pas à la connaissance des techniques. Elle se définit plutôt comme une approche scientifique de ces techniques, approche qui se fonde aussi sur les sciences humaines.

Dès sa création, l’UTBM a tenu à développer une activité d’édition pour faire connaître à tous, enseignants-chercheurs, ingénieurs et grand public une sélection des travaux scientifiques, pédagogiques et aussi culturels, de ses chercheurs, de ses enseignants et de ses étudiants.
 

 

Vendredi 14 juillet 2017 @ 11:42:54 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


Rechercher dans La fabrique à projets

Déposer son scénario de cours de Technologie sous licence Creative Commons

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http://creativecommons.fr/

PARTAGER, REMIXER, RÉUTILISER LÉGALEMENT

Creative Commons est une organisation à but non lucratif qui a pour dessein de faciliter la diffusion et le partage des oeuvres tout en accompagnant les nouvelles pratiques de création à l’ère numérique.

Alors, pourquoi ne pas envisager de déposer le scénario de mon cours de Technologie sous une des six licences ?

RÉSUMÉ

Creative Commons propose des contrats-type ou licences pour la mise à disposition d’œuvres en ligne. Inspirés par les licences libres, les mouvementsopen source et open access, ces licences facilitent l’utilisation d’œuvres (textes, photos, musique, sites web, etc).

Ces licences s’adressent aux auteurs souhaitant :

  • partager et faciliter l’utilisation de leur création par d’autres
  • autoriser gratuitement la reproduction et la diffusion (sous certaines conditions)
  • accorder plus de droits aux utilisateurs en complétant le droit d’auteur qui s’applique par défaut
  • faire évoluer une oeuvre et enrichir le patrimoine commun (les biens communs ou Commons)
  • économiser les coûts de transaction
  • légaliser le peer to peer de leurs œuvres.

Les licences Creative Commons sont fondées sur le droit d’auteur. Alors que le régime du droit d’auteur classique vous incite à garder l’exclusivité sur la totalité de vos droits (« tous droits réservés »), ces licences vous encouragent à n’en conserver qu’une partie (« certains droits réservés »). Creative Commons travaille avec des experts en droit d’auteur dans le monde entier pour que ces licences soient valides quelle que soit la juridiction. Ces licences permettent au public d’utiliser vos œuvres, sous certaines conditions, selon vos préférences. Les licences sont modulables et existent sous 3 formes :

  1. un résumé explicatif destiné  aux utilisateurs non-juristes, il décrit de manière simple les actes que le public a le droit d’effectuer sur l’œuvre;
  2. un contrat destiné aux juristes;
  3. une version en code informatique, permettant d’établir un lien vers le résumé et d’associer des métadonnées à l’œuvre.

Conditions communes à toutes les licences Creative Commons

  • Offrir une autorisation non exclusive de reproduire, distribuer et communiquer l’œuvre au public à titre gratuit, y compris dans des œuvres dites collectives.
  • Faire apparaître clairement au public les conditions de la licence de mise à disposition de cette création, à chaque utilisation ou diffusion.
  • Chacune des conditions optionnelles peut être levée après l’autorisation du titulaire des droits.
  • Les exceptions au droit d’auteur ne sont en aucun cas affectées.
  • Il est interdit d’utiliser des mesures techniques contradictoires avec les termes des licences.
  • Le partage de fichiers (peer to peer) n’est pas considéré comme une utilisation commerciale.

Comment faire pour placer vos œuvres sous l’une des licences Creative Commons ?

La procédure se fait en ligne, il n’y a aucun document à signer. Si vous êtes auteur, ou avec l’accord des titulaires de droits, vous pouvez simplement choisir votre licence parmi les 6 combinaisons d’options existantes en répondant à quelques questions sur notre interface (www.creativecommons.fr).

Lorsque vous sélectionnez une licence Creative Commons, vous obtiendrez un morceau de code html/rdf qui peut facilement être inséré sur une page web. Ce code reproduira sur le site le logo Creative Commons avec un lien vers la version résumée de la licence sélectionnée. Vous pouvez insérer à côté de ce logo une phrase pour expliquer que les œuvres placées sur votre site sont sous l’une des licences Creative Commons.

Toute copie ou communication de l’œuvre au public doit être accompagnée de la licence selon laquelle elle a été mise à la disposition du public, ou d’un lien vers  le texte de cette licence. Certains formats peuvent être marqués directement (http://creativecommons.org/technology/usingmarkup).

Creative Commons propose gratuitement six licences qui permettent aux titulaires de droits d’auteur de mettre leurs oeuvres à disposition du public à des conditions prédéfinies. Les licences Creative Commons viennent en complément du droit applicable, elles ne se substituent pas au droit d’auteur.
Simples à utiliser et intégrées dans les standards du web, ces autorisations non exclusives permettent aux titulaires de droits d’autoriser le public à effectuer certaines utilisations, tout en ayant la possibilité de réserver les exploitations commerciales, les oeuvres dérivées et les conditions de redistribution.

LES OPTIONS 

Les auteurs ou titulaires des droits d’auteur peuvent choisir un ensemble de conditions qu’ils souhaitent appliquer à leurs oeuvres:

licence_option_attribution.png ATTRIBUTION :  Toutes les licences Creative Commons obligent ceux qui utilisent vos oeuvres à vous créditer de la manière dont vous le demandez, sans pour autant suggérer que vous approuvez leur utilisation ou leur donner votre aval ou votre soutien.
   
licence_option_nc.png PAS D’UTILISATION COMMERCIALE :  Vous autorisez les autres à reproduire, à diffuser et (à moins que vous choisissiez ‘Pas de Modification’) à modifier votre œuvre, pour toute utilisation autre que commerciale, à moins qu’ils obtiennent votre autorisation au préalable.
   
licence_option_condition.png PARTAGE DANS LES MEMES CONDITIONS: Vous autorisez les autres à reproduire, diffuser et modifier votre œuvre, à condition qu’ils publient toute adaptation de votre œuvre sous les mêmes conditions que votre oeuvre. Toute personne qui souhaiterait publier une adaptation sous d’autres conditions doit obtenir votre autorisation préalable.
   
licence_option_modification.png PAS DE MODIFICATION: Vous autorisez la reproduction et la diffusion uniquement de l’original de votre oeuvre. Si quelqu’un veut la modifier, il doit obtenir votre autorisation préalable.

LES LICENCES

Ces quatre options peuvent être arrangées pour créer six licences différentes, les six licences Creative Commons :

 

licence_option_attribution.png ATTRIBUTION    
licence_option_attribution.png licence_option_modification.png ATTRIBUTION / PAS DE MODIFICATION  
licence_option_attribution.png licence_option_nc.png licence_option_modification.png ATTRIBUTION / PAS D’UTILISATION COMMERCIALE / PAS DE MODIFICATION

 

licence_option_attribution.png licence_option_nc.png ATTRIBUTION / PAS D’UTILISATION COMMERCIALE

 

licence_option_attribution.png licence_option_nc.png licence_option_condition.png ATTRIBUTION / PAS D’UTILISATION COMMERCIALE / PARTAGE DANS LES MÊMES CONDITIONS

 

licence_option_attribution.png licence_option_condition.png ATTRIBUTION / PARTAGE DANS LES MÊMES CONDITIONS

 

1. Attribution (BY): Le titulaire des droits autorise toute exploitation de l’œuvre, y compris à des fins commerciales, ainsi que la création d’œuvres dérivées, dont la distribution est également autorisé sans restriction, à condition de l’attribuer à son l’auteur en citant son nom. Cette licence est recommandée pour la diffusion et l’utilisation maximale des œuvres.

2. Attribution + Pas de Modification (BY ND) : Le titulaire des droits autorise toute utilisation de l’œuvre originale (y compris à des fins commerciales), mais n’autorise pas la création d’œuvres dérivées.

3. Attribution + Pas d’Utilisation Commerciale + Pas de Modification (BY NC ND) : Le titulaire des droits autorise l’utilisation de l’œuvre originale à des fins non commerciales, mais n’autorise pas la création d’œuvres dérivés.

4. Attribution + Pas d’Utilisation Commerciale (BY NC) : le titulaire des droits autorise l’exploitation de l’œuvre, ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’il ne s’agisse pas d’une utilisation commerciale (les utilisations commerciales restant soumises à son autorisation).

5. Attribution + Pas d’Utilisation Commerciale + Partage dans les mêmes conditions (BY NC SA): Le titulaire des droits autorise l’exploitation de l’œuvre originale à des fins non commerciales, ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’elles soient distribuées sous une licence identique à celle qui régit l’œuvre originale.

6. Attribution + Partage dans les mêmes conditions (BY SA) : Le titulaire des droits autorise toute utilisation de l’œuvre originale (y compris à des fins commerciales) ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’elles soient distribuées sous une licence identique à celle qui régit l’œuvre originale. Cette licence est souvent comparée aux licences « copyleft » des logiciels libres. C’est la licence utilisée par Wikipedia.

Mercredi 12 juillet 2017 @ 14:16:02 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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[TV] semaine du 15 au 21 juillet 2017

Dimanche 16 juillet à 11h05 sur ARTE "Fascination gratte-ciel : The Shard à Londres - 2016"
Dimanche 16 juillet à 20h20 sur Gulli "Ce sera moi - 2017"
Mardi 18 juillet à 20h30 sur Public Sénat "La Poste, le grand défi - 2017"
Mercredi 19 juillet à 21h20 sur Gulli "C'est pas sorcier-"
Jeudi 20 juillet à 20h30 sur Public Sénat "Jeux vidéo, les nouveaux maîtres du monde - 2015"

Et tous les jours sur ARTE : "Xenius"
Sans oublier le site TV   http://www.lesite.tv

Mardi 11 juillet 2017 @ 16:04:31 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


Rechercher dans C'est officiel

Lettre de Jean-Michel Blanquer aux professeurs et aux personnels de l'Éducation nationale

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Lettre de Jean-Michel Blanquer aux professeurs et aux personnels de l'Éducation nationale

Mesdames et Messieurs les professeurs,
 
Mesdames et Messieurs les personnels de l’éducation nationale,
 
En cette fin d’année scolaire, je tenais à vous adresser ces quelques mots pour vous remercier du travail que vous accomplissez quotidiennement auprès de vos élèves et pour partager avec vous l’esprit dans lequel j’aborde ma fonction de ministre de l’Éducation nationale au seuil de ce nouveau quinquennat.
 
Vous m’avez probablement déjà entendu et lu mais, aujourd’hui comme demain, je souhaite aussi pouvoir m’adresser à vous directement.
 
Ma première volonté est de vous exprimer mon respect et ma considération. Vous exercez la mission la plus noble qui soit, celle qui consiste à élever chaque enfant au meilleur de lui-même, par-delà et à travers toutes les différences et même toutes les difficultés.
 
Notre ministère est d’abord et avant tout celui de l’idéal. Nous avons tous choisi nos missions parce que nous croyons aux vertus de l’éducation pour que chaque personne se réalise.
 
La mesure de rentrée la plus emblématique est significative de cet idéal. En fixant clairement une priorité pour l’école primaire, le Président de la République a souhaité que nous agissions à la racine des défis que notre système éducatif doit relever.
 
Nous voulons que tous les enfants sachent parfaitement lire, écrire, compter et respecter autrui grâce à ce qu’ils apprennent au cours des premières années de leur vie.
 
C’est la base de la culture générale, du sens critique et de l’esprit civique que l’école doit développer.
C’est ce que la République doit à tous ses enfants ; c’est une exigence d’équité.
 
La division par deux des classes de CP en REP+ à la prochaine rentrée puis, à la rentrée suivante, de toutes les classes de CP et de CE1 de REP et REP+, est la pointe avancée d’une politique ambitieuse, volontariste, afin de donner à tous les enfants ce dont ils ont besoin, particulièrement quand ils affrontent déjà de nombreuses difficultés hors de l’école.
 
Notre ministère est ensuite le ministère de l’humain. Tout dépend des personnes que nous sommes.  Si nous cultivons la confiance, l’esprit d’équipe, si nous savons associer tous les acteurs de l’éducation, à commencer par les familles, alors nous obtiendrons ipso facto des effets bénéfiques pour les élèves.
 
Notre engagement, notre ouverture, notre bonne volonté, notre exigence bienveillante, ont valeur d’exemple pour les enfants et adolescents dont nous avons la responsabilité. Amener chaque élève au meilleur de lui-même, tel est le sens que nous donnons à l’excellence.
 
Notre ministère doit être aussi le ministère du savoir, de la science entendue au sens le plus large. L’idée de progrès est entrée en crise depuis plusieurs décennies sous l’effet d’inquiétudes et de menaces qui caractérisent notre monde. Et la question qui est posée à notre génération est bien : comment ce monde de plus en plus technologique peut-il être aussi plus humain ?
 
Les phénomènes les plus variés d’intolérance, de violence, de discrimination, de harcèlement, de transformation de la vérité semblent mettre en cause l’idée même de raison que notre pays porte pourtant avec fierté et qui va avec sa devise : "Liberté, Égalité, Fraternité."
 
La meilleure réponse viendra de l’éducation. L’Éducation nationale ne doit pas être sur la défensive mais à l’offensive devant toutes sortes de vicissitudes. Ce sera le sens de nombreuses évolutions pour vous soutenir dans votre travail quotidien.

La mesure "devoirs faits", dès la rentrée prochaine, doit être ainsi significative de notre volonté de valoriser l’effort et le sens de l’autonomie des élèves tout en luttant contre les inégalités liées aux circonstances familiales.
 
Cette évolution, comme bien d’autres, obéit à une inspiration : la liberté nous mènera à plus d’égalité. C’est en vous donnant du pouvoir d’initiative, de la capacité d’agir, de définir un projet éducatif collectif à l’échelle de chaque école, de chaque établissement que l’on répondra à tous les défis qui se présentent. C’est le sens de l’inflexion que nous avons voulu donner à la réforme du collège.
 
L’institution est là pour vous soutenir dans cet esprit constructif que nous devons mettre au service de nos élèves, au service de notre pays.
 
C’est pourquoi, je souhaite progresser avec vous vers ce qui sera le concept clé de l’éducation au cours des cinq années à venir : celui d’ "école de la confiance". J’inscrirai cette action dans un temps long qui est celui de l’éducation.
 
Nous y parviendrons par une confiance réciproque de l’institution et de ses personnels et par une confiance de tous les acteurs les uns vis-à-vis des autres.
 
Nous obtiendrons in fine une plus grande confiance des élèves en eux-mêmes, une capacité à se projeter dans le futur.
 
Je vous proposerai toujours d’agir dans ce sens par la responsabilisation de chacun.
 
En attendant de traduire cela ensemble dans les faits, je vous adresse, une nouvelle fois, tous mes remerciements pour le travail que vous accomplissez et vous souhaite d’excellentes vacances.
 
Avec toute ma confiance,

Jean-Michel BLANQUER

 

Vendredi 07 juillet 2017 @ 12:13:26 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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