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PROPOSITION DE LOI 941 relative à l’interdiction de l’usage du téléphone portable dans les écoles et les collèges,

PROPOSITION DE LOI

Article unique

L’article L. 511-5 du code l’éducation est ainsi rédigé :

« Art. L. 511–5. – À l’exception des lieux où, dans les conditions qu’il précise, le règlement intérieur l’autorise expressément, l’utilisation d’un téléphone mobile par un élève est interdite dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges. »

 

N° 941

_____

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUINZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 14 mai 2018.

PROPOSITION DE LOI

relative à l’interdiction de l’usage du téléphone portable dans les écoles
et les 
collèges,

(Renvoyée à la commission des affaires culturelles et de l’éducation, à défaut de constitution
d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par Mesdames et Messieurs

Richard FERRAND, Cathy RACON-BOUZON, Cédric ROUSSEL, Gabriel ATTAL, Bruno STUDER, Gaël LE BOHEC, Stéphane TESTÉ, Séverine GIPSON, Cendra MOTIN, Marc DELATTE, Jacques MARILOSSIAN, Christine HENNION, Bertrand SORRE, Sereine MAUBORGNE, Olivier VÉRAN, Stéphanie RIST, Pierre HENRIET, Aurore BERGÉ, Jacqueline DUBOIS, Jean-Marc ZULESI, Julien BOROWCZYK, Anne BLANC, Brigitte LISO, Christelle DUBOS, Rodrigue KOKOUENDO, Stéphanie DO, Marie-Pierre RIXAIN, Jean-Pierre PONT, Olivier DAMAISIN, Cécile RILHAC, Gwendal ROUILLARD, Agnès THILL, Pascal BOIS, Jean-François CESARINI, Sandrine JOSSO, Nicole TRISSE, Sylvie CHARRIÈRE, Sira SYLLA, Olivier GAILLARD, Carole GRANDJEAN, Aude BONO-VANDORME, Émilie GUEREL, Marie GUÉVENOUX, Daniel LABARONNE, Béatrice PIRON, Jennifer De TEMMERMAN, Caroline JANVIER, Patrick VIGNAL, Corinne VIGNON, Denis MASSEGLIA, Jean-François PORTARRIEU, Yolaine de COURSON, Françoise DUMAS, Audrey DUFEU SCHUBERT, Éric POULLIAT, Pascale BOYER, Fabienne COLBOC, Catherine OSSON, Martine LEGUILLE-BALLOY, Véronique HAMMERER, Yves DANIEL, Patrice PERROT, Jean-Claude LECLABART, Blandine BROCARD et les membres du groupe La République en Marche et apparentés (1),

députés.

____________________________

(1) Mesdames et Messieurs : Caroline Abadie, Bérangère Abba, Damien Adam, Lénaïck Adam, Saïd Ahamada, Éric Alauzet, Ramlati Ali, Aude Amadou, Patrice Anato, François André, Pieyre-Alexandre Anglade, Jean-Philippe Ardouin, Christophe Arend, Gabriel Attal, Laetitia Avia, Florian Bachelier, Delphine Bagarry, Didier Baichère, Frédéric Barbier, Xavier Batut, Sophie Beaudouin-Hubiere, Belkhir Belhaddad, Aurore Bergé, Hervé Berville, Grégory Besson-Moreau, Barbara Bessot Ballot, Anne Blanc, Christophe Blanchet, Yves Blein, Pascal Bois, Bruno Bonnell, Aude Bono-Vandorme, Julien Borowczyk, Éric Bothorel, Florent Boudié, Brigitte Bourguignon, Bertrand Bouyx, Pascale Boyer, Yaël Braun-Pivet, Jean-Jacques Bridey, Blandine Brocard, Anne Brugnera, Danielle Brulebois, Anne-France Brunet, Stéphane Buchou, Carole Bureau-Bonnard, Pierre Cabaré, Céline Calvez, Émilie Cariou, Anne-Laure Cattelot, Lionel Causse, Danièle Cazarian, Samantha Cazebonne, Jean-René Cazeneuve, Sébastien Cazenove, Anthony Cellier, Jean-François Cesarini, Émilie Chalas, Philippe Chalumeau, Annie Chapelier, Sylvie Charrière, Fannette Charvier, Philippe Chassaing, Guillaume Chiche, Stéphane Claireaux, Mireille Clapot, Jean-Michel Clément, Christine Cloarec, Jean-Charles Colas-Roy, Fabienne Colboc, François Cormier-Bouligeon, Bérangère Couillard, Yolaine de Courson, Michèle Crouzet, Dominique Da Silva, Olivier Damaisin, Yves Daniel, Dominique David, Jennifer De Temmerman, Typhanie Degois, Marc Delatte, Michel Delpon, Nicolas Démoulin, Frédéric Descrozaille, Christophe Di Pompeo, Benjamin Dirx, Jean-Baptiste Djebbari, Stéphanie Do, Loïc Dombreval, Jacqueline Dubois, Christelle Dubos, Coralie Dubost, Nicole Dubré-Chirat, Audrey Dufeu Schubert, Françoise Dumas, Frédérique Dumas, Stella Dupont, Jean-François Eliaou, Sophie Errante, Christophe Euzet, Catherine Fabre, Élise Fajgeles, Valéria Faure-Muntian, Jean-Michel Fauvergue, Richard Ferrand, Jean-Marie Fiévet, Philippe Folliot, Emmanuelle Fontaine-Domeizel, Pascale Fontenel-Personne, Paula Forteza, Alexandre Freschi, Jean-Luc Fugit, Olivier Gaillard, Albane Gaillot, Grégory Galbadon, Thomas Gassilloud, Raphaël Gauvain, Laurence Gayte, Anne Genetet, Raphaël Gérard, Séverine Gipson, Éric Girardin, Joël Giraud, Olga Givernet, Valérie Gomez-Bassac, Guillaume Gouffier-Cha, Perrine Goulet, Fabien Gouttefarde, Carole Grandjean, Florence Granjus, Romain Grau, Olivia Gregoire, Émilie  Guerel, Stanislas Guerini, Marie Guévenoux, Nadia Hai, Véronique Hammerer, Yannick Haury, Christine Hennion, Pierre Henriet, Danièle Hérin, Alexandre Holroyd, Dimitri Houbron, Sacha Houlié, Philippe Huppé, Monique Iborra, Jean-Michel Jacques, Caroline Janvier, Christophe Jerretie, François Jolivet, Sandrine Josso, Hubert Julien-Laferriere, Catherine Kamowski, Guillaume Kasbarian, Stéphanie Kerbarh, Yannick Kerlogot, Loïc Kervran, Fadila Khattabi, Anissa Khedher, Rodrigue Kokouendo, Jacques Krabal, Sonia Krimi, Aina Kuric, Mustapha Laabid, Daniel Labaronne, Amal-Amélia Lakrafi, François-Michel Lambert, Anne-Christine Lang, Frédérique Lardet, Jean-Charles Larsonneur, Michel Lauzzana, Célia de Lavergne, Fiona Lazaar, Marie Lebec, Gaël Le Bohec, Jean-Claude Leclabart, Charlotte Lecocq, Sandrine Le Feur, Didier Le Gac, Gilles Le Gendre, Martine Leguille-Balloy, Christophe Lejeune, Annaïg Le Meur, Marion Lenne, Nicole Le Peih, Roland Lescure, Fabrice Le Vigoureux, Monique Limon, Richard Lioger, Brigitte Liso, Alexandra Louis, Marie-Ange Magne, Sylvain Maillard, Laurence Maillart-Méhaignerie, Jacques Maire, Jacqueline Maquet, Jacques Marilossian, Sandra Marsaud, Didier Martin, Denis Masséglia, Fabien Matras, Sereine Mauborgne, Stéphane Mazars, Jean François Mbaye, Graziella Melchior, Ludovic Mendes, Thomas Mesnier, Marjolaine Meynier-Millefert, Monica Michel, Thierry Michels, Patricia Mirallès, Jean-Michel Mis, Paul Molac, Amélie de Montchalin, Sandrine Mörch, Jean-Baptiste Moreau, Adrien Morenas, Cendra Motin, Naïma Moutchou, Cécile Muschotti, Sébastien Nadot, Mickaël Nogal, Delphine O, Claire O’Petit, Valérie Oppelt, Matthieu Orphelin, Catherine Osson, Xavier Paluszkiewicz, Sophie Panonacle, Didier Paris, Zivka Park, Hervé Pellois, Alain Perea, Patrice Perrot, Pierre Person, Anne-Laurence Petel, Valérie Petit, Bénédicte Peyrol, Michèle Peyron, Damien Pichereau, Laurent Pietraszewski, Béatrice Piron, Claire Pitollat, Barbara Pompili, Jean-Pierre Pont, Jean-François Portarrieu, Benoit Potterie, Éric Poulliat, Natalia Pouzyreff, Bruno Questel, Cathy Racon-Bouzon, Pierre-Alain Raphan, Isabelle Rauch, Rémy Rebeyrotte, Hugues Renson, Cécile Rilhac, Véronique Riotton, Stéphanie Rist, Marie-Pierre Rixain, Mireille Robert, Laëtitia Romeiro Dias, Xavier Roseren, Laurianne Rossi, Gwendal Rouillard, Cédric Roussel, Thomas Rudigoz, Pacôme Rupin, Laurent Saint-Martin, Laëtitia Saint-Paul, Nathalie Sarles, Jacques Savatier, Jean-Bernard Sempastous, Olivier Serva, Benoit Simian, Thierry Solère, Denis Sommer, Joachim Son-Forget, Bertrand Sorre, Bruno Studer, Sira Sylla, Aurélien Taché, Marie Tamarelle-Verhaeghe, Buon Tan, Liliana Tanguy, Adrien Taquet, Jean Terlier, Stéphane Testé, Vincent Thiébaut, Agnès Thill, Sabine Thillaye, Valérie Thomas, Alice Thourot, Huguette Tiegna, Jean-Louis Touraine, Alain Tourret, Élisabeth Toutut-Picard, Nicole Trisse, Stéphane Trompille, Frédérique Tuffnell, Alexandra Valetta Ardisson, Manuel Valls, Laurence Vanceunebrock-Mialon, Olivier Véran, Marie-ChristineVerdier-Jouclas, Annie Vidal, Patrick Vignal, Corinne Vignon, Cédric Villani, Guillaume Vuilletet, Martine Wonner, Hélène Zannier, Jean-Marc Zulesi.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Au cours de sa campagne, le Président de la République s’est engagé à interdire l’usage du téléphone portable dans les écoles primaires et au collège.

L’usage des téléphones mobiles se développe de façon très importante chez les jeunes. Le baromètre du numérique établi par l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) indique que 93 % des 12-17 ans dispose d’un téléphone mobile en 2016 (72 % en 2005).

D’après une enquête réalisée en juin 2017 par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) et l’association Génération numérique, 63 % des 11-14 ans sont inscrits sur au moins un réseau social, et ils sont plus de 4 sur 10 à mentir sur leur âge.

Actuellement, l’utilisation du téléphone portable durant les activités d’enseignement et au sein des établissements scolaires provoque de nombreux dysfonctionnements incompatibles avec l’amélioration du climat scolaire. En effet, son utilisation est susceptible de favoriser, chez les élèves, le développement de pratiques malveillantes ou à risques (cyberharcèlement, cybersexisme) et de les exposer à des contenus violents ou choquants (pornographie).

Durant les activités d’enseignement, l’interdiction de l’usage des téléphones portables permettra de garantir aux élèves un environnement qui permet l’attention, la concentration et la réflexion indispensables à l’activité, à la compréhension et à la mémorisation.

Sur les temps de récréation, l’usage du téléphone portable peut s’avérer néfaste en réduisant l’activité physique et en limitant les interactions sociales entre les élèves. Son usage peut empêcher la construction d’une sociabilisation harmonieuse, essentielle au développement des enfants.

Par ailleurs, l’usage des téléphones portables est à l’origine d’une part importante des incivilités et des perturbations des établissements : casse, racket et vol. Ils servent aussi souvent de support au phénomène de cyberharcèlement qui exporte la violence également en dehors des établissements.

Enfin, les téléphones portables peuvent faciliter l’accès aux images violentes, notamment pornographiques. L’interdiction de l’usage du téléphone portable constitue l’un des outils pour limiter l’exposition des plus jeunes à des images choquantes.

L’interdiction de l’usage du téléphone portable dans les écoles et les collèges répond à la fois à des enjeux éducatifs et à des enjeux de vie scolaire.

C’est pourquoi un nombre élevé d’établissements scolaires pratiquent une interdiction totale du téléphone portable, souvent à la grande satisfaction des acteurs, mais en l’absence de cadre juridique adapté.

Il est donc nécessaire de consolider le cadre juridique pour permettre l’interdiction effective du téléphone portable dans toutes les écoles et tous les collèges et sécuriser les directeurs et chefs d’établissement mettant en œuvre cette interdiction.

Cette interdiction ne porte pas sur les usages pédagogiques du téléphone portable, s’inscrivant dans un projet éducatif précis et encadrés par le personnel éducatif.

Tel est bien l’objet de la présente proposition qui vise à interdire l’utilisation du téléphone portable au sein des écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges.

Vendredi 25 mai 2018 @ 11:26:02 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Loi de programme n°85-1371 du 23 décembre 1985 sur l'enseignement technologique et professionnel

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L'Assemblée nationale et le Sénat ont délibéré,

L'Assemblée nationale a adopté,

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Titre I. Dispositions générales

Art. 1er. - L'enseignement technologique et professionnel contribue à l'élévation générale des connaissances et des niveaux de qualification. Il constitue un facteur déterminant de la modernisation de l'économie nationale.

Art. 2. - La technologie est une des composantes fondamentales de la culture. Les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d'enseignement supérieur relevant des ministères de l'éducation nationale et de l'agriculture assurent un enseignement de technologie.

Art. 3. - Tous les élèves et les étudiants sont initiés à la technologie et à l'usage de l'informatique.

Art. 4. - Les formations conduisant à un diplôme technologique ou professionnel sont soumises à une procédure d'évaluation. Leurs contenus sont périodiquement actualisés.

Art. 5. - L'organisation des diplômes sanctionnant une formation technologique ou professionnelle prévoit la délivrance d'une attestation validant les acquis de ceux qui ont suivi la formation sans obtenir le diplôme la sanctionnant, afin de leur permettre de la reprendre ou de la continuer. Cette attestation détermine le niveau des connaissances et des compétences acquises et peut prendre la forme d'unités capitalisables.

Titre II. L'enseignement technologique

ET PROFESSIONNEL DU SECOND DEGRE

Art. 6. - Les formations technologiques du second degré ont pour objet de dispenser une formation générale de haut niveau ; elles incluent l'acquisition de connaissances et de compétences techniques et professionnelles.

Elles sont principalement organisées en vue de préparer ceux qui les suivent à la poursuite de formations ultérieures. Elles peuvent leur permettre l'accès direct à la vie active.

Elles sont dispensées essentiellement dans les lycées d'enseignement général et technologique ainsi que dans les lycées d'enseignement général et technologique agricoles.

Les formations technologiques du second degré sont sanctionnées par la délivrance d'un baccalauréat technologique.

Art. 7. - Les formations professionnelles du second degré associent à la formation générale un haut niveau de connaissances techniques spécialisées. Principalement organisées en vue de l'exercice d'un métier, elles peuvent permettre de poursuivre une formation ultérieure.

Les formations professionnelles du second degré sont dispensées essentiellement dans les lycées professionnels et dans les lycées professionnels agricoles.

Les enseignements professionnels du second degré sont sanctionnés par la délivrance d'un certificat d'aptitude professionnelle, d'un brevet d'études professionnelles ou d'un baccalauréat professionnel.

Art. 8. - Les brevets de technicien seront transformés progressivement en baccalauréats technologiques ou en baccalauréats professionnels.

Art. 9. - Sans préjudice des dispositions de l'article 8 de la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971 d'orientation sur l'enseignement technologique, les diplômes institués par la présente loi pourront, dans un délai fixé par décret, être préparés par la voie de la formation professionnelle continue.

Art. 10. - La rénovation des collèges et des formations sanctionnées par le certificat d'aptitude professionnelle et par le brevet d'études professionnelles constitue un facteur déterminant du développement des formations technologiques et professionnelles sanctionnées par le baccalauréat.

Art. 11. - Le passage des élèves des formations de l'enseignement général et technologique vers les formations professionnelles et des formations professionnelles vers les formations de l'enseignement général et technologique est rendu possible par des structures pédagogiques appropriées.

Titre III. L'enseignement technologique supérieur

Art. 12. - Il sera créé, dans les conditions prévues à l'article 21 de la loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 sur l'enseignement supérieur, des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel, dénommés « universités de technologie » ; ayant pour mission principale la formation des ingénieurs, le développement de la recherche et de la technologie. Ces établissements seront soit des instituts et écoles extérieurs aux universités relevant de la section II du chapitre I du titre III de cette loi, soit de grands établissements relevant de la section III du chapitre I du titre III de ladite loi.

Des établissements d'enseignement supérieur peuvent être transformés en universités de technologie, à condition que le flux annuel d'entrées dans leurs filières technologiques soit au moins égal à cinq cents étudiants.

Art. 13. - Des centres polytechniques universitaires ayant pour mission la formation des ingénieurs, le développement de la recherche et de la technologie peuvent être créés.

Ces centres, à caractère pluridisciplinaire, sont soumis aux dispositions de l'article 33 de la loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 précitée.

La création de ces centres ne pourra intervenir que si le flux annuel d'entrées est au moins égal à deux cent cinquante étudiants.

Titre IV. Dispositions financières et diverses

Art. 14. - D'ici à 1990 :

1° Le nombre d'élèves dans les lycées d'enseignement général et technologique sera porté à un million quatre cent mille ;

2° Le nombre d'élèves préparant un baccalauréat professionnel atteindra quatre-vingt mille ;

3° Le nombre d'étudiants s'engageant dans les formations de techniciens supérieurs dispensées dans les établissements du second degré de l'éducation nationale et dans les instituts universitaires de technologie sera porté à quatre-vingt mille ;

4° Le nombre d'étudiants s'engageant dans une formation d'ingénieur dans les établissements de l'éducation nationale sera porté à dix mille ;

5° Les nombres d'étudiants s'engageant dans les formations de techniciens supérieurs et d'ingénieurs relevant du ministère de l'agriculture seront portés respectivement à cinq mille et à mille cent cinquante.

Art. 15. - Pour atteindre les objectifs fixés à l'article précédent et pour l'application de la présente loi, les autorisations de programme et les dépenses ordinaires, inscrites au budget de l'éducation nationale au titre de l'enseignement technologique et professionnel, qui s'élèvent en 1985, hors crédits décentralisables, à 27 200 000 000 F, progresseront à un rythme moyen annuel de 2,8 p. 100 en volume pendant cinq ans.

Le nombre d'emplois supplémentaires affectés aux enseignements technologiques et professionnels d'ici à 1990, au titre de l'application de la présente loi, est fixé à 8 250, dont 2 500 affectés aux programmes réalisés dans les établissements d'enseignement supérieur.

Les moyens nécessaires à l'application de la présente loi à l'enseignement agricole public progresseront en fonction des besoins exprimés dans les schémas prévisionnels régionaux et retenus par le schéma prévisionnel national, conformément aux dispositions des articles 5 et 6 de la loi n° 84-579 du 9 juillet 1984 portant rénovation de l'enseignement agricole public.

Art. 16. - Les dispositions de la présente loi sont intégrées dans la loi de Plan, conformément aux dispositions de l'article 5 de la loi n° 82-653 du 29 juillet 1982 portant réforme de la planification.

Art. 17. - La mobilité des salariés des entreprises publiques et privées vers les établissements d'enseignement, et des personnels enseignants vers les entreprises, est encouragée.

A cet effet :

1° A l'alinéa 1er de l'article L. 931-13 du code du travail, les mots : « un enseignement professionnel » sont remplacés par les mots : « un enseignement technologique ou professionnel en formation initiale ou continue ».

2° L'article 18 de la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971 précitée est complété par les dispositions suivantes :

« Ces conventions peuvent permettre la mise à la disposition partielle ou totale des salariés des entreprises publiques et privées, sur la demande ou après accord de ces salariés et desdites entreprises, en vue de dispenser dans les établissements d'enseignement public une formation technologique ou professionnelle.

« Ils sont rémunérés par l'entreprise. Leur contrat de travail est maintenu pendant la période au cours de laquelle ils dispensent leur enseignement. Les conventions peuvent prévoir les contreparties, éventuellement financières, que les entreprises recevront en échange d'une telle mise à disposition. »

3° Les personnels enseignants titulaires dans les disciplines technologiques ou professionnelles peuvent, sur leur demande ou avec leur accord, exercer leurs compétences auprès d'entreprises publiques ou privées, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. A cet effet, une convention doit être conclue entre l'Etat et l'entreprise intéressée.

Art. 18. - L'article 5 et le troisième alinéa de l'article 6 de la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971 précitée sont abrogés.

Art. 19. - Le Gouvernement dépose chaque année, lors du dépôt du projet de loi de finances, sur le bureau des assemblées parlementaires, un rapport sur l'exécution de la présente loi et de la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971 précitée.

La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.

Fait à Paris, le 23 décembre 1985.

François Mitterrand

Par le Président de la République :

Le Premier ministre,

Laurent Fabius

Le ministre de l'économie, des finances et du budget,

Pierre Béregovoy

Le ministre de l'éducation nationale,

Jean-Pierre Chevenement

Le ministre de l'agriculture,

Henri Nallet

Le ministre du travail,de l'emploi et de la formation professionnelle,

Michel Delebarre

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'éducation nationale, chargé des universités,

Roger-Gérard Schwartzenberg

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'éducation nationale, chargé de l'enseignement technique et technologique,

Roland Carraz

Consulter la version PDF de ce texte :
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Jeudi 10 mai 2018 @ 11:30:24 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Construire le parcours d'un lecteur autonome en partageant ses lectures....

Lecture : construire le parcours d'un lecteur autonome

NOR : MENE1809040N
note de service n° 2018-049 du 25-4-2018
MEN - DGESCO A1


Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ;  aux inspectrices et inspecteurs d'académie-directrices et directeurs académiques des services de l'éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie-inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux ; aux inspectrices et inspecteurs de l'éducation nationale du premier degré ; aux chefs d'établissements publics et privés sous contrat  ; aux professeurs des écoles et des collèges publics et privés sous contrat

Former à la fois de bons lecteurs et des lecteurs actifs ayant le goût de la lecture fait partie des missions fondamentales de l'École. Accéder au sens des textes, et au plaisir que leur lecture procure, nécessite de conduire durant toute la scolarité obligatoire un travail régulier et structuré qui permette aux élèves d'acquérir des automatismes et de maîtriser les mécanismes de la lecture pour lire de manière fluide et aisée ; de développer de solides compétences de compréhension des textes permettant d'aborder les écrits dans tous les champs disciplinaires ; de découvrir des textes et des œuvres de plus en plus longs et ambitieux. Développer le goût pour la lecture, c'est aussi en faire un acte de partage et d'échange, au sein de la classe et de l'école et au sein des familles.

1 - Comprendre en maîtrisant le code alphabétique

L'entrée dans la lecture passe durant la petite enfance par l'écoute de textes lus par les adultes. Ce travail d'écoute et de compréhension de textes lus par les parents, le professeur ou des tiers est essentiel dans le premier lien affectif que l'enfant noue avec la lecture qui est ainsi, dès le plus jeune âge, à la fois un acte intime et un moment privilégié de plaisir partagé et d'échange. À l'école maternelle, parallèlement aux activités de découverte de la phonologie et du principe alphabétique, les élèves doivent entendre un récit au moins une fois par jour ; les textes choisis et lus par l'enseignant sont de plus en plus longs. Ils font l'objet d'un questionnement précis afin d'enrichir le vocabulaire des élèves et leur connaissance de la construction des phrases. Ce travail permet de préparer et de faciliter l'apprentissage systématique de la lecture à l'école élémentaire.

Durant le CP, dans le prolongement de la découverte et de la sensibilisation menées à l'école maternelle, les élèves apprennent à déchiffrer les textes par un travail systématique sur les correspondances entre les lettres ou groupes de lettres et phonèmes. Le professeur prévoit plusieurs fois par période les révisions et les activités variées nécessaires pour parvenir à un déchiffrage aisé et à une réelle automatisation de l'identification des mots à la fin du CP. Le travail de lecture, à voix haute et silencieuse, se poursuit tout au long de l'école élémentaire afin que les élèves lisent avec assez d'aisance pour poursuivre leur scolarité au collège. Au CE1 et au CE2, ce travail de lecture est constamment mené en lien avec l'écriture, le vocabulaire, la grammaire, l'orthographe et la compréhension. Comme le soulignent les recommandations issues de la conférence de consensus du Cnesco, Écrire et rédiger (1), les différentes activités d'écriture contribuent à consolider les compétences en lecture.

La lecture à voix haute est une activité centrale pour développer la fluidité et l'efficacité de la lecture, elle fait l'objet de temps réguliers dans les activités de français : à la fin de la classe de CE2, les élèves doivent être capables de lire à voix haute avec fluidité (avec exactitude et avec l'expression appropriée) après préparation, un texte d'une demi-page (soit entre 1400 et 1500 signes environ) d'un niveau syntaxique et lexical adapté à leur âge. Cette activité contribue à établir une relation entre l'identification des mots écrits et la compréhension.

À partir de la classe de CM1, les professeurs veillent aussi à ménager des temps significatifs de lecture silencieuse individuelle, non seulement lors des séances de français, mais aussi dans les différents domaines disciplinaires.

En plus de la lecture des œuvres et des documents étudiés en classe, c'est aussi à la lecture personnelle d'ouvrages librement choisis par l'élève qu'il faut consacrer une place dans le temps scolaire ; il s'agit là d'un temps constitutif des apprentissages, essentiel pour développer l'intérêt et le goût de l'enfant pour la lecture, et non d'un temps facultatif, qui ne concernerait qu'une partie des élèves ou qui serait placé à la marge des horaires scolaires. Des activités pour en rendre compte sous forme écrite ou orale sont organisées au sein de la classe.

Les heures d'activités pédagogiques complémentaires (APC) sont consacrées à des activités de lecture pour ménager plus de place encore à la lecture à l'école, notamment sous formes d'ateliers. En cas de difficultés persistantes, les heures d'APC à l'école élémentaire et l'accompagnement personnalisé en classe de 6e permettent de mettre en place des solutions de remédiation adaptées à chacun.

2 - Comprendre le sens explicite et les implicites des textes

Dès l'école maternelle, le professeur s'assure toujours de la compréhension littérale du texte : elle est systématiquement explicitée par la reformulation, la paraphrase, le résumé. Puis le questionnement des textes, guidé par l'enseignant, conduit peu à peu les élèves à dépasser le sens littéral, à saisir l'implicite, à s'interroger sur les intentions sous-jacentes, à formuler des hypothèses et à proposer des interprétations. Ce travail d'analyse des textes a toujours pour finalité une meilleure compréhension, une appréciation plus fine des œuvres par les élèves et donc le développement de leur intérêt et de leur plaisir à se les approprier. Des approches trop technicistes et systématiques peuvent en effet nuire au sens des œuvres littéraires et aux émotions que leur lecture suscite. 

Face à une œuvre ou un texte nouveau, les élèves apprennent à mener une première lecture d'ensemble, sans s'arrêter sur les éventuelles difficultés lexicales ou syntaxiques, à relire le texte dans son intégralité ou certains passages autant que nécessaire, à rechercher des informations importantes pour la compréhension globale (par exemple les personnages et leurs différentes désignations dans un texte de fiction), à utiliser enfin le contexte et leurs connaissances sur la composition des mots pour rechercher le sens d'un mot inconnu. Le professeur conduit aussi peu à peu les élèves à mobiliser leurs lectures antérieures et leurs connaissances et références littéraires (les personnages-types, les situations récurrentes, etc.) ou encore les caractéristiques des genres littéraires abordés ; il mobilise des outils de la compréhension (inférences, métaphores, causalités, anomalies, etc.).

Dès que les élèves sont capables de lire par eux-mêmes de petits textes, le travail de compréhension est conduit sur les lectures faites. À partir de la classe de 6e, il est une composante régulière du cours de français mais aussi des autres disciplines.

Les lectures proposées aux élèves sont diversifiées, allant des différents genres de la littérature de fiction à la poésie, aux œuvres documentaires, à la littérature d'idées et à la presse d'information et scientifique. Le professeur attire constamment l'attention des élèves sur la variété des textes et documents auxquels ils sont confrontés et les entraîne à adapter leur lecture aux caractéristiques de ce qu'ils lisent.

Au collège, les correspondances entre les périodes au programme en histoire et les programmes de français permettent aux élèves d'acquérir les repères d'histoire littéraire et culturelle nécessaires pour situer dans le temps les textes qu'ils lisent. Ces connaissances renforcent leur compréhension des œuvres du patrimoine lues et étudiées, développent leur conscience de l'existence d'un héritage culturel et contribuent ainsi à développer leur intérêt pour la lecture et la découverte de ce patrimoine.

3 - Comprendre des textes longs

Tout au long de la scolarité, à mesure que leurs compétences en lecture se développent, les élèves sont conduits à lire des textes de plus en plus longs et de plus en plus complexes sur les plans syntaxique et lexical. L'enseignant est particulièrement attentif à ces critères pour organiser une progression dans les textes et les œuvres proposés. Chaque année, les élèves lisent intégralement un nombre significatif d'œuvres, qu'elles soient étudiées en classe ou qu'elles soient des lectures cursives en lien avec les entrées du programme ou avec des projets interdisciplinaires. Les professeurs ne doivent pas préjuger des capacités ni du goût de leurs élèves pour la lecture de textes considérés comme exigeants et d'accès moins aisé. Que ce soit en raison de leur longueur, de l'ancienneté ou de la richesse de la langue utilisée, de la complexité des intrigues ou encore de la difficulté des thèmes abordés. Les professeurs les accompagneront et les guideront alors dans ces lectures.

Au cycle 2, du CP au CE2, de cinq à dix œuvres sont étudiées par année scolaire.

Au cycle 3, le nombre de lectures augmente significativement en même temps que commence à se construire et se structurer la culture littéraire des élèves ; sont ainsi lus en classe au moins :

- en CM1 : cinq ouvrages de littérature de jeunesse contemporaine et deux œuvres du patrimoine ;

- en CM2 : quatre ouvrages de littérature de jeunesse contemporaine et trois œuvres du patrimoine ;

- en 6e : trois ouvrages de littérature de jeunesse contemporaine et trois œuvres du patrimoine.

Chaque année du cycle 4, de la 5e à la 3e, l'élève lit :

- au moins trois œuvres complètes du patrimoine en lecture intégrale, qui sont donc étudiées en classe ;

- au moins trois œuvres complètes en lecture cursive, notamment de littérature de jeunesse, qui font l'objet de comptes rendus selon des modalités variées ;

- et au moins trois groupements de textes (étudiés en classe ou lus de manière cursive à titre complémentaire).

Les professeurs peuvent utilement s'appuyer sur les listes de référence publiées et périodiquement complétées et mises à jour sur le site Éduscol (école élémentaire, collège) pour enrichir leurs connaissances en littérature de jeunesse et faire des choix pertinents en fonction de leur projet pédagogique :

http://eduscol.education.fr/cid58816/litterature.html

http://eduscol.education.fr/cid105688/selection-2017-litterature-pour-les-collegiens.html

Afin d'aider l'élève à répartir de manière homogène ses lectures sur l'année et lui  laisser le temps de s'approprier les textes les plus longs, les professeurs mettent à profit les congés de fin de semaine et les vacances pour indiquer des lectures et organiser les travaux qui peuvent les accompagner. Autant que possible, le choix de ce qu'il lit est laissé à l'élève à partir de la proposition de plusieurs ouvrages, dans le but d'éveiller sa curiosité et de stimuler son intérêt. À cette fin, les premières pages des œuvres proposées peuvent être lues en classe ; on peut également avoir recours à des fichiers audio de débuts d'œuvres ou d'extraits choisis s'ils sont accessibles. Les élèves sont encouragés à lire pendant les vacances d'été, à partir de propositions variées. L'opération Un livre pour les vacances permet aussi à tous les écoliers de CM2 d'accéder à un grand texte du patrimoine littéraire durant l'été et de partager cette découverte en famille.

4 - Partager ses lectures : le plaisir de lire et de mieux comprendre

La lecture régulière d'un texte devant un auditoire, la récitation ou l'interprétation en public d'un texte littéraire mémorisé permet de partager une œuvre avec les autres. Les élèves apprennent peu à peu à améliorer leur articulation et le volume de leur voix, à varier les intonations, à utiliser posture, regard, mimiques et gestuelle pour capter l'attention de l'auditoire.

Au fil des années, l'accent est d'abord mis sur la fluidité de la lecture ou de la récitation, puis sur le rythme et sur la projection de la voix, sur l'utilisation du langage corporel, et dans le cas d'un jeu à plusieurs, sur la prise en compte des partenaires. La préparation de la prestation est un véritable travail de compréhension, qui peut être mené individuellement ou collectivement, afin de rechercher les effets à produire sur l'auditoire et d'améliorer l'expressivité de la lecture ou du jeu.

L'École est aussi un lieu de présence, de partage et d'échange du livre (autre que le manuel scolaire), qui doit être constamment visible et accessible dans l'espace scolaire, dans le coin lecture de la salle de classe et dans les bibliothèques à l'école primaire qui se doivent d'être accueillants et chaleureux, dans les centres de documentation et d'information au collège qui facilitent l'accueil des élèves dans ce but. Les enseignants organisent et encouragent la circulation des livres. Ils associent, quand c'est possible, les élèves à la gestion du prêt des livres et à l'acquisition de nouveaux ouvrages.

Les professeurs des écoles peuvent s'appuyer sur l'expertise et les compétences des bibliothécaires du service public du livre pour enrichir et renouveler les fonds et les collections. Les élèves empruntent régulièrement des livres qui correspondent à leurs propres goûts, les lectures personnelles sont encouragées et des dispositifs sont prévus pour en parler en classe et pour partager ainsi ses découvertes et son plaisir de lire. Les élèves sont aussi incités à fréquenter les bibliothèques de proximité et les librairies.

Tout au long de leur scolarité, ils sont ainsi familiarisés avec les usages, les lieux et les acteurs du livre et de la lecture (écrivains, éditeurs, illustrateurs, libraires, etc.) ; il s'agit de créer des habitudes, des réflexes, une proximité, particulièrement pour les enfants dont les familles sont éloignées de la culture de l'écrit. Autant que possible, prioritairement dans les petites classes de l'école primaire, avant que l'enfant n'acquière une certaine autonomie dans la lecture, les familles sont sensibilisées à l'importance de la lecture partagée en famille, et associées à l'acte de lire.

En parallèle, le ministère de l'Éducation nationale soutient les associations qui œuvrent pour la promotion du livre et de la lecture à travers des actions éducatives conduites sur les temps scolaire et périscolaire, telle l'association Lire et faire lire, qui œuvre à la transmission entre les générations du goût de la lecture, ou encore l'association Silence ! On lit, qui aide les écoles et les établissements à organiser des moments de lecture en commun.

La lecture participe de l'acquisition des savoirs fondamentaux nécessaires à la réussite des élèves et à leur réalisation en tant qu'individus.


Le ministre de l'Éducation nationale,
Jean-Michel Blanquer

  

(1) Cnesco, Conférence de consensus 14 et 15 mars 2018, Écrire et rédiger, comment guider les élèves dans leurs apprentissages (https://www.cnesco.fr/fr/ecrire-et-rediger/)

 
 
Note : "

Il nous reste à pouvoir offrir à 100% des élèves la possiblité de découvrir les manuels disciplinaires et livres divers et variées de la Technologie !

"

Vendredi 27 avril 2018 @ 13:44:22 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Réponse de la DGESCO à la lettre : "Un enseignement de Technologie pour 100% des élèves du lycée !"

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Réponse DGESCO lettre Lycée Unique TEC2018.pdf

 

Réponse de la DGESCO : "Un enseignement de Technologie pour 100%  des élèves du lycée !"

Copie de la lettre à Monsieur le ministre Jean Michel BLANQUER

Monsieur le président,

Par lettre adressée au ministre de l'éducation nationale en date du 14 octobre 2017, vous appelez d'une part notre attention sur la place de l'enseignement de la technologie, en particulier au lycée, et vous sollicitez d'autre part une audience auprès de mes services.

Selon vous, l'éducation technologique constitue une contribution essentielle à l'éducation générale des enfants et à la construction d'une culture générale soucieuse de la place de la technique dans l'évolution de nos sociétés.

A l'occasion de la consultation sur le baccalauréat, vous proposez plusieurs mesures afin de favoriser le développement d'une éducation technologique par tous et pour tous parmi lesquelles l'ouverture à tous les lycéens des enseignements de technologie, et, un lycée général, technologique et professionnel unique afin de rendre plus attractive l'organisation des filières générales, technologiques et professionnelles rassemblées sous un pilotage unique.

Nous sommes particulièrement attentifs à la promotion de l'enseignement technologique. En effet aujourd'hui les élèves scolarisés en classe de seconde générale et technologique et intéressés par les technologies peuvent choisir des enseignements dits technologiques au choix parmi : biotechnologies, création et innovation technologiques, santé et social, sciences de l'ingénieur et sciences et laboratoire.

L'offre de formation est variée pour les élèves qui entrent dans la voie technologique avec 8 séries, chacune regroupée autour de grands domaines de connaissances appliquées aux différents secteurs d'activités : industrie et développement durable, biotechnologies et expérimentations de laboratoire, management  et  gestion,  secteur de la santé et du social, etc.

La mission sur le baccalauréat général et technologique menée par M. Pierre Mathiot à la demande du ministre de l'éducation nationale a terminé ses travaux. Les évolutions que vous suggérez dans votre courrier permettront d'alimenter les réflexions en cours sur la transformaiton du baccalauréat et des enseignements au lycée. 
 
Je vous prie d'agréer, Monsieur le président distinguée.
l'expression de ma considération

 

Mardi 20 mars 2018 @ 14:46:23 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Devenir enseignant MASTER ou Apprentissage ! inscrivez vous jusqu'au 12 octobre 2017

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http://www.devenirenseignant.gouv.fr/

Choisir sa licence pour préparer le master MEEF

Toutes les licences donnent accès au master MEEF, aucun cursus n'est donc à écarter. Toutefois, selon que l'on souhaite exercer en école primaire ou dans un collège ou un lycée, certains choix peuvent être privilégiés :

  • Si l'on souhaite devenir professeur des écoles :

Une licence correspondant à l'une des disciplines enseignées à l'école primaire (français et mathématiques, mais aussi sciences, histoire-géographie, langue vivante, EPS...) sera le choix le plus naturel.

  • Si l'on souhaite devenir professeur de l'enseignement du second degré, au collège ou au lycée :

Il est conseillé de choisir une licence adaptée à la filière et à la/aux discipline(s) d'enseignement auxquelles on se destine. Par exemple, un étudiant aspirant à devenir professeur de français s'inscrira en licence de lettres pour acquérir un socle de connaissances solide dans cette discipline.

Préprofessionnalisation : dès la licence, bien construire son parcours

Dès la licence, les étudiants qui se destinent au professorat, à l'éducation ou à la formation ont la possibilité d'avoir un premier contact avec leur futur métier. Des parcours de préprofessionnalisation sont proposés pour les aider à dessiner progressivement leur projet professionnel et à se préparer au mieux à l'exercice du métier

Concrètement, chaque établissement peut proposer aux étudiants en licence des modules (ou « unités d'enseignement ») dits de préprofessionnalisation. Ces modules, proposés en option, dispensent des enseignements utiles aux métiers de l'éducation (sciences de l'éducation, psychologie de l'enfant, etc.). Ils peuvent également prendre la forme d'une découverte du métier sur le terrain via des stages d'observation. Les étudiants désireux de s'engager dans de tels modules peuvent se renseigner auprès de leur UFR ou de l'ESPE.

Le master MEEF, une formation dédiée aux métiers du professorat et de l'éducation

Depuis sa création, en 2013, le master MEEF est le master dédié à la formation aux métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation. Diplômante et professionnalisante, cette formation concerne tous les futurs enseignants, qu'ils se destinent à exercer en maternelle, à l'école élémentaire, au collège ou au lycée, ainsi que les futurs conseillers principaux d'éducation (CPE).

Le cursus MEEF prépare au métier en alternant :

  • des enseignements théoriques spécifiques (sur les disciplines d'enseignement, la pédagogie).
  • des thèmes communs à tous structurés autour des valeurs de la République (enseignement de la laïcité, la lutte contre les discriminations), de thèmes d'éducation transversaux et grands sujets sociétaux (citoyenneté, sensibilisation à l'environnement et au développement durable), de gestes professionnels (conduite de classe, prévention des violences scolaires) et de connaissances sur les parcours des élèves (processus d'apprentissage, orientation).
  • des stages, dès la première année, et avec une deuxième année en alternance.

La formation intègre également la préparation aux concours de recrutement qui ont lieu à la fin de la première année. Elle propose aussi une ouverture à l'international, à la recherche (avec un mémoire) et aux apprentissages numériques.

Au sein du master, trois mentions spécifiques préparent aux métiers de l'éducation nationale et forment ainsi les futurs enseignants et personnels d'éducation. Il s'agit des mentions :

  • mention 1er degré pour devenir professeur des écoles
  • mention 2nd degré pour enseigner au collège et au lycée (hors agrégation)
  • mention encadrement éducatif pour devenir conseiller principal d'éducation (CPE)

Une quatrième mention est également proposée : la mention "pratiques et ingénierie de la formation" qui prépare aux autres métiers de l'éducation et de la formation, hors concours.

JUSTE APRÈS LA LICENCE... MAIS PAS SEULEMENT

Le master MEEF est un diplôme national qui confère le grade de master. Il se prépare dans  les ESPE (écoles supérieures du professorat et de l'éducation) intégrées aux universités. S'étalant sur quatre semestres, il correspond à l'acquisition de 120 crédits européens, au-delà du grade licence. Les inscriptions en master MEEF ont lieu dès le mois de juillet. Certaines ESPE proposent des pré-inscriptions dès le printemps. 
Le master MEEF est ouvert aux étudiants titulaires d'une licence et qui se destinent aux métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation, mais il est aussi accessible sous certaines conditions :

  • aux titulaires d'un M1 ou équivalent,
  • aux titulaires d'un M2 ou équivalent,
  • aux personnels enseignants ou cadres de l'éducation nationale (formation continue),
  • aux personnes en reconversion professionnelle (validation des acquis de l'expérience) pour accéder aux métiers de l'Éducation nationale ou en lien avec l'éducation et la formation.

Qu'est-ce qu'être étudiant apprenti professeur ?

Une formation pratique et théorique

Tout en poursuivant un cursus en L2 ou L3 à l’université (qui tient compte du statut d'étudiant apprenti), l'apprenti professeur assure deux demi-journées par semaine dans une classe en présence d’un enseignant tuteur qui lui confiera des missions à responsabilités croissantes :

  • temps d’observation,
  • co-animation
  • prise en charge de séquence en pratique accompagnée
  • etc.

Le tuteur permet à l'apprenti professeur d’acquérir les gestes professionnels spécifiques au métier d’enseignant. Il est en liaison étroite avec l'université de l'apprenti.

Une formation rémunérée

L'étudiant apprenti professeur signe un contrat d'apprentissage avec le rectorat dont il dépend et perçoit un salaire. 
Sa rémunération est déterminée en fonction de son âge et de sa progression dans le cursus de formation. À noter qu'en tant que salarié, l'étudiant apprenti professeur ne peut pas bénéficier des bourses sur critères sociaux.

 De 18 ans à moins de 21 ans21 ans et plus
% du SMIC Rémunération nette % du SMIC Rémunération nette
L2 61% 889,09 euros 73% 1063,99 euros
L3 69% 1 005,69 euros 81% 1 180,59 euros

Une formation professionnalisante et valorisée au sein de l'université

L'étudiant apprenti professeur peut s'inscrire aux unités d'enseignement de préprofessionnalisation dédiées à la préparation aux carrières de l'enseignement qui sont développées dans le cadre des cursus de licence au sein des universités en lien avec les Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE).

Quelles conditions pour devenir étudiant apprenti professeur ?

Pour devenir étudiant apprenti professeur vous devez :

  • être âgé(e) de moins de 26 ans à la date de la signature du contrat 
    (des dérogations existent dans certains cas particuliers)
  • avoir le projet professionnel de présenter un concours de l'enseignement

Priorité sera donnée aux étudiants boursiers : ce contrat vise à favoriser l'insertion professionnelle des jeunes pour réduire les inégalités sociales.

Si vous envisagez de devenir professeur des écoles

Vous devez être inscrit(e) au titre de l'année universitaire en L2 ou L3, quelle que soit la mention de licence choisie, exclusivement dans l'une des académies suivantes :

  • Amiens
  • Créteil
  • Guyane
  • Reims
  • Versailles

Si vous envisagez de devenir professeur de collège ou lycée

Vous devez être inscrit(e) au titre de l'année universitaire en L2 ou L3 avec une mention couvrant les disciplines suivantes :

- allemand
- anglais
- lettres
- mathématiques

Comment postuler pour devenir étudiant apprenti professeur ?

Plus de 1 100 postes apprentis professeur seront recrutés en 2017-2018.

Si vous êtes intéressé(e), rendez-vous sur le site internet de votre rectorat. Vous y trouverez toutes les informations nécessaires pour postuler.

Une commission académique vérifiera que vous remplissez bien les conditions pour intégrer cette formation et émettra un avis quant à votre motivation pour le métier d’enseignant et votre aptitude à occuper cet emploi : projet professionnel, résultats universitaires, etc.

Si votre candidature est retenue, vous signerez un contrat d’apprentissage avec le rectorat vous précisant l’établissement d’affectation.

À l’issue de votre contrat d’apprentissage,vous pourrez confirmer votre choix d'orientation professionnelle en vous orientant en master MEEF. Le rectorat pourra également vous demander de vous inscrire dans un centre de formation d'apprenti (CFA).

Dans certaines académies, un dispositif d’alternance spécifique est ouvert aux étudiants inscrits en première année de master "Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation" (MEEF). 

http://www.devenirenseignant.gouv.fr/cid98882/l-apprentissage-une-nouvelle-voie-pour-devenir-enseignant.html

 

Découvrir le métier

Jeudi 14 septembre 2017 @ 11:16:49 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Les nouveautés de la rentrée 2017 à l'école et au collège EPI, AP, et autres...

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http://eduscol.education.fr/cid117400/preparer-la-rentree-2017.html

Les nouveautés de la rentrée 2017 à l'école et au collège

Parmi les différentes mesures annoncées par le ministre de l'Éducation nationale, quatre seront applicables dans les écoles primaires et les collèges à partir de la rentrée 2017.

À l'école

Dédoubler des classes de CP en REP+

Cette mesure vise à combattre les difficultés scolaires dès les premières années des apprentissages fondamentaux. L'objectif est d'atteindre 100% de réussite en CP grâce au dédoublement des classes, en premier lieu en REP+ dans 2.500 classes, à partir de la rentrée 2017.

Adapter les rythmes scolaires de l'école primaire

Là où émerge un consensus local entre conseils d'école, municipalité et inspecteur d'académie en faveur d'une autre organisation, une dérogation au cadre existant est possible, à partir de la rentrée 2017.

Au collège

Aménager la réforme du collège

Dès la rentrée 2017, les collèges qui le souhaitent, peuvent proposer aux élèves des enseignements facultatifs en langues et cultures de l'Antiquité, langues et cultures européennes et langues et cultures régionales, ils peuvent également, offrir une deuxième langue vivante étrangère en classe de sixième, ce qui permet de rétablir les classes bilangues.

Cet aménagement a pour objectif  de donner davantage de liberté aux équipes pédagogiques pour s'adapter aux besoins des élèves et développer des projets pédagogiques spécifiques aux établissements.

En ce qui concerne les EPI : ils sont désormais ouverts dès la 6ème et les 8 thématiques précemment fixées disparaissent pour laisser plus de liberté aux équipes pédagogiques. Pour plus de souplesse, les 4 heures hebdomadaires d'enseignement complémentaires peuvent être attribuées soit aux EPI, soit à l'accompagnement personnalisé, soit aux deux. Seul impératif : un élève doit avoir suivi au moins un EPI sur l'ensemble de sa scolarité au collège et avoir bénéficié d'un accompagnement personnalisé au cours du cycle 4.

Instaurer le programme "devoirs faits"

Les élèves volontaires bénéficient d'une aide aux devoirs dans le cadre d'études dirigées, dès la rentrée 2017 en collège. Il s'agit d'un temps d'étude organisé dans l'établissement, en dehors des heures de classe avec des enseignants volontaires, des assistants d'éducation, des personnels en service civique ou des associations partenaires.

Mieux comprendre les enjeux des nouvelles mesures 

Rentrée 2017 : Quatre mesures pour bâtir l'École de la confiance

Les ressources d'accompagnement des programmes

A l'école et au collège

Programme et ressources pour l'école maternelle. Une offre de ressources scientifiques, didactiques et pédagogiques d'aide à la mise en œuvre du programme dans différents domaines d'apprentissage, produites par la DGESCO avec le concours de groupes d'experts et de l'inspection générale de l'Éducation nationale.

Les ressources d'accompagnement pour l'école élémentaire et le collège. Afin d'accompagner la mise en œuvre des nouveaux programmes de l'école et du collège, publiés en novembre 2015, le ministère met progressivement à disposition un ensemble de ressources. Elles proposent des pistes pour la mise en œuvre des enseignements, des outils pédagogiques, didactiques et scientifiques et des supports pour organiser la progressivité des apprentissages. Ces ressources sont conçues et réalisées par des groupes d'experts en partenariat avec l'inspection générale de l'éducation nationale.

Au lycée

Les programmes du lycée présentés par cycle pour les voies générale, technique et professionnelle et leurs ressources d'accompagnement.

Autres ressources éduscol

A l'école

Au collège

Au lycée  

Ressources pour la mise en oeuvre des parcours éducatifs à l'école, au collège et au lycée

Enseigner avec le numérique à l'école - Ressources

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Informations pratiques

Lundi 17 juillet 2017 @ 12:04:07 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Lettre de Jean-Michel Blanquer aux professeurs et aux personnels de l'Éducation nationale

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Lettre de Jean-Michel Blanquer aux professeurs et aux personnels de l'Éducation nationale

Mesdames et Messieurs les professeurs,
 
Mesdames et Messieurs les personnels de l’éducation nationale,
 
En cette fin d’année scolaire, je tenais à vous adresser ces quelques mots pour vous remercier du travail que vous accomplissez quotidiennement auprès de vos élèves et pour partager avec vous l’esprit dans lequel j’aborde ma fonction de ministre de l’Éducation nationale au seuil de ce nouveau quinquennat.
 
Vous m’avez probablement déjà entendu et lu mais, aujourd’hui comme demain, je souhaite aussi pouvoir m’adresser à vous directement.
 
Ma première volonté est de vous exprimer mon respect et ma considération. Vous exercez la mission la plus noble qui soit, celle qui consiste à élever chaque enfant au meilleur de lui-même, par-delà et à travers toutes les différences et même toutes les difficultés.
 
Notre ministère est d’abord et avant tout celui de l’idéal. Nous avons tous choisi nos missions parce que nous croyons aux vertus de l’éducation pour que chaque personne se réalise.
 
La mesure de rentrée la plus emblématique est significative de cet idéal. En fixant clairement une priorité pour l’école primaire, le Président de la République a souhaité que nous agissions à la racine des défis que notre système éducatif doit relever.
 
Nous voulons que tous les enfants sachent parfaitement lire, écrire, compter et respecter autrui grâce à ce qu’ils apprennent au cours des premières années de leur vie.
 
C’est la base de la culture générale, du sens critique et de l’esprit civique que l’école doit développer.
C’est ce que la République doit à tous ses enfants ; c’est une exigence d’équité.
 
La division par deux des classes de CP en REP+ à la prochaine rentrée puis, à la rentrée suivante, de toutes les classes de CP et de CE1 de REP et REP+, est la pointe avancée d’une politique ambitieuse, volontariste, afin de donner à tous les enfants ce dont ils ont besoin, particulièrement quand ils affrontent déjà de nombreuses difficultés hors de l’école.
 
Notre ministère est ensuite le ministère de l’humain. Tout dépend des personnes que nous sommes.  Si nous cultivons la confiance, l’esprit d’équipe, si nous savons associer tous les acteurs de l’éducation, à commencer par les familles, alors nous obtiendrons ipso facto des effets bénéfiques pour les élèves.
 
Notre engagement, notre ouverture, notre bonne volonté, notre exigence bienveillante, ont valeur d’exemple pour les enfants et adolescents dont nous avons la responsabilité. Amener chaque élève au meilleur de lui-même, tel est le sens que nous donnons à l’excellence.
 
Notre ministère doit être aussi le ministère du savoir, de la science entendue au sens le plus large. L’idée de progrès est entrée en crise depuis plusieurs décennies sous l’effet d’inquiétudes et de menaces qui caractérisent notre monde. Et la question qui est posée à notre génération est bien : comment ce monde de plus en plus technologique peut-il être aussi plus humain ?
 
Les phénomènes les plus variés d’intolérance, de violence, de discrimination, de harcèlement, de transformation de la vérité semblent mettre en cause l’idée même de raison que notre pays porte pourtant avec fierté et qui va avec sa devise : "Liberté, Égalité, Fraternité."
 
La meilleure réponse viendra de l’éducation. L’Éducation nationale ne doit pas être sur la défensive mais à l’offensive devant toutes sortes de vicissitudes. Ce sera le sens de nombreuses évolutions pour vous soutenir dans votre travail quotidien.

La mesure "devoirs faits", dès la rentrée prochaine, doit être ainsi significative de notre volonté de valoriser l’effort et le sens de l’autonomie des élèves tout en luttant contre les inégalités liées aux circonstances familiales.
 
Cette évolution, comme bien d’autres, obéit à une inspiration : la liberté nous mènera à plus d’égalité. C’est en vous donnant du pouvoir d’initiative, de la capacité d’agir, de définir un projet éducatif collectif à l’échelle de chaque école, de chaque établissement que l’on répondra à tous les défis qui se présentent. C’est le sens de l’inflexion que nous avons voulu donner à la réforme du collège.
 
L’institution est là pour vous soutenir dans cet esprit constructif que nous devons mettre au service de nos élèves, au service de notre pays.
 
C’est pourquoi, je souhaite progresser avec vous vers ce qui sera le concept clé de l’éducation au cours des cinq années à venir : celui d’ "école de la confiance". J’inscrirai cette action dans un temps long qui est celui de l’éducation.
 
Nous y parviendrons par une confiance réciproque de l’institution et de ses personnels et par une confiance de tous les acteurs les uns vis-à-vis des autres.
 
Nous obtiendrons in fine une plus grande confiance des élèves en eux-mêmes, une capacité à se projeter dans le futur.
 
Je vous proposerai toujours d’agir dans ce sens par la responsabilisation de chacun.
 
En attendant de traduire cela ensemble dans les faits, je vous adresse, une nouvelle fois, tous mes remerciements pour le travail que vous accomplissez et vous souhaite d’excellentes vacances.
 
Avec toute ma confiance,

Jean-Michel BLANQUER

 

Vendredi 07 juillet 2017 @ 12:13:26 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Arrêté du 16 juin 2017 modifiant l'arrêté du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements dans les classes de collège

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JORF n°0142 du 18 juin 2017 
texte n° 12 



Arrêté du 16 juin 2017 modifiant l'arrêté du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements dans les classes de collège 

NOR: MENE1717553A
ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/6/16/MENE1717553A/jo/texte
 


Le ministre de l'éducation nationale,
Vu le code de l'éducation, notamment ses articles L. 121-3, L. 332-2 à L. 332-5 et D. 332-1 à D. 332 -15  ;
Vu l'arrêté du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements dans les classes de collège  ;
Vu l'avis du Conseil supérieur de l'éducation en date du 8 juin 2017,
Arrête :

Article 1


L'article 3 de l'arrêté du 19 mai 2015 susvisé est modifié ainsi qu'il suit :
1° Le deuxième alinéa du I est supprimé ;
2° Au premier alinéa du II, le mot : «  et  » est remplacé par le mot : «  ou  » ;
3° Le b du II est complété par une phrase ainsi rédigée : «  A l'issue du cycle 4, tout élève doit avoir bénéficié de chacune des formes d'enseignements complémentaires. Ces derniers contribuent, avec les autres enseignements, à la mise en œuvre du parcours citoyen, du parcours d'éducation artistique et culturelle, du parcours éducatif de santé ainsi que du parcours Avenir.  »

Article 2


L'article 4 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :


« Art. 4. - La répartition entre les enseignements complémentaires est déterminée par l'établissement, en fonction des besoins des élèves accueillis et du projet pédagogique de l'établissement. Elle est identique pour tous les élèves d'un même niveau.
« Dans les collèges publics, cette répartition est fixée par le conseil d'administration après avis du conseil pédagogique.
« Dans les collèges privés sous contrat, cette répartition est fixée par le chef d'établissement en concertation avec les professeurs. Ces derniers sont informés par le chef d'établissement des suites de cette consultation.  »


L'article 5 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :


« Art. 5. - Conformément au 1 ° de l'article L. 121-3 du code de l'éducation, un enseignement commun ou un enseignement complémentaire peut à chaque niveau être dispensé dans une langue vivante étrangère, ou régionale, à la condition que l'enseignement en langue étrangère, ou régionale, ne représente pas plus de la moitié du volume horaire de l'enseignement considéré.  »

Article 4


L'article 6 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :


« Art. 6. - Outre la dotation horaire correspondant aux enseignements obligatoires, une dotation horaire, sur la base de trois heures par semaine et par division, est mise à la disposition des établissements qui en arrêtent l'emploi conformément à l'article D. 332-5 du code de l'éducation et dans les conditions prévues aux II et III de l'article D. 332-4.
« Cette dotation horaire attribuée à l'établissement lui permet de favoriser le travail en groupes à effectifs réduits et les interventions conjointes de plusieurs enseignants. En outre, elle peut être utilisée pour proposer un ou plusieurs enseignements facultatifs.  »

Article 5


L'article 7 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :


« Art. 7. - Les enseignements facultatifs peuvent porter sur :
« a) les langues et cultures de l'Antiquité au cycle 4, dans la limite d'une heure hebdomadaire en classe de cinquième et de trois heures hebdomadaires pour les classes de quatrième et de troisième  ;
« b) une deuxième langue vivante étrangère, ou régionale, en classe de sixième. Le cas échéant, l'enseignement des deux langues vivantes se fait dans la limite de six heures hebdomadaires  ;
« c) un enseignement de langues et cultures européennes, s'appuyant sur l'une des langues vivantes étudiées, dans la limite de deux heures hebdomadaires au cycle 4  ;
« d) les langues et cultures régionales, en classe de sixième et au cycle 4, dans la limite de deux heures hebdomadaires.
« Le cas échéant, une dotation horaire spécifique peut être attribuée à cette fin.  »

Article 6


L'article 8 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :


« Art. 8. - Les volumes horaires des enseignements obligatoires des classes de troisième dites  “préparatoires à l'enseignement professionnel”, installées dans des collèges ou des lycées, sont identiques à ceux des autres classes de troisième. Il s'y ajoute un enseignement de découverte professionnelle, pour lequel ces classes disposent d'un complément de dotation horaire spécifique.
« Les enseignements complémentaires doivent permettre aux élèves de ces classes de découvrir différents champs professionnels afin de construire leur projet de formation et d'orientation, sans se limiter à cet objectif. Ces élèves bénéficient en outre de périodes de stage en milieu professionnel  ».

Article 7


L'article 9 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :


« Art. 9. - L'établissement peut moduler la répartition du volume horaire hebdomadaire par discipline, dans le respect à la fois du volume horaire global dû à chaque discipline d'enseignement obligatoire pour la durée du cycle, du volume horaire global annuel des enseignements obligatoires dû à chaque élève et des obligations réglementaires de service des enseignants. La répartition du volume horaire des enseignements obligatoires doit rester identique pour tous les élèves d'un même niveau. Toutes les disciplines d'enseignement obligatoire sont enseignées chaque année du cycle.
« Dans les collèges publics, cette modulation est fixée par le conseil d'administration après avis du conseil pédagogique.
« Dans les collèges privés sous contrat, cette modulation est fixée par le chef d'établissement en concertation avec les professeurs. Ces derniers sont informés par le chef d'établissement des suites de cette consultation.  »

Article 8


L'article 10 du même arrêté est abrogé.

Article 9


Les tableaux annexés au même arrêté sont remplacés par les deux tableaux annexés au présent arrêté.

Article 10


Le présent arrêté est applicable dans les îles Wallis et Futuna.

Article 11


Le présent arrêté entre en vigueur à compter de la rentrée scolaire 2017.

Article 12


La directrice générale de l'enseignement scolaire est chargée de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

  • Annexe


    ANNEXES
    ANNEXE 1
    Niveau sixième (cycle 3)


    Volumes horaires des enseignements obligatoires applicables aux élèves du niveau sixième de collège

     


    ENSEIGNEMENTS

    HORAIRES HEBDOMADAIRES

    Education physique et sportive

    4 heures

    Enseignements artistiques (*)
    (arts plastiques + éducation musicale)

    1 heure + 1 heure

    Français

    4,5 heures

    Histoire - Géographie - Enseignement moral et civique

    3 heures

    Langue vivante

    4 heures

    Mathématiques

    4,5 heures

    SVT, technologie,
    physique-chimie

    4 heures

    Total (* *)

    26 heures, dont 3 heures d'enseignements complémentaires

    (*) Chacun de ces enseignements peut être organisé à raison de 2 heures hebdomadaires sur un semestre.
    (* *) S'y ajoutent au moins 10 heures annuelles de vie de classe.

     

  • Annexe


    ANNEXE 2
    Niveaux du cycle 4


    Volumes horaires des enseignements obligatoires applicables aux élèves des niveaux du cycle 4 de collège

     


    ENSEIGNEMENTS

    HORAIRES HEBDOMADAIRES

    Cinquième

    Quatrième

    Troisième

    Education physique et sportive

    3 heures

    3 heures

    3 heures

    Enseignements artistiques (*) (arts plastiques + éducation musicale)

    1 heure + 1 heure

    1 heure + 1 heure

    1 heure + 1 heure

    Français

    4,5 heures

    4,5 heures

    4 heures

    Histoire - Géographie - Enseignement moral et civique

    3 heures

    3 heures

    3,5 heures

    Langue vivante 1

    3 heures

    3 heures

    3 heures

    Langue vivante 2

    2,5 heures

    2,5 heures

    2,5 heures

    Mathématiques

    3,5 heures

    3,5 heures

    3,5 heures

    SVT

    1,5 heure

    1,5 heure

    1,5 heure

    Technologie

    1,5 heure

    1,5 heure

    1,5 heure

    Physique-Chimie

    1,5 heure

    1,5 heure

    1,5 heure

    Total (* *)

    26 heures, dont 4 heures d'enseignements complémentaires

    (*) Chacun de ces enseignements peut être organisé à raison de 2 heures hebdomadaires sur un semestre.
    (* *) S'y ajoutent au moins 10 heures annuelles de vie de classe par niveau.

     


Fait le 16 juin 2017.


Jean-Michel Blanquer


Mardi 20 juin 2017 @ 11:03:56 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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CATALOGUE DE RESSOURCES EN AUTO-FORMATION du moteur de recherche http://www.sup-numerique.gouv.fr

sup-numerique-TEC2017.jpg

http://www.sup-numerique.gouv.fr/pid33288/moteur-des-ressources-pedagogiques.html

SÉLECTION DES RESSOURCES

Les ressources en auto-formation présentes dans le moteur Sup-Numerique sont mises à disposition par les Universités Numériques Thématiques pour :

  • être moissonnées
  • être visibles sur le portail sup-numerique.gouv.fr.

Ces ressources s'adressent autant aux enseignants qu'aux étudiants. Elles s'inscrivent dans les parcours de formation et sont validées par les communautés scientifiques des Universités Numériques Thématiques. Leurs fiches descriptives sont indexées en respectant les standards SupLOMFR.

Les U.N.T. mutualisent à l'échelle nationale des contenus pédagogiques dans 8 domaines de formation : rapprochez-vous des U.N.T. pour faire référencer vos ressources.

 

MOTEUR DES RESSOURCES EN AUTO-FORMATION

Moteur basé sur le projet ORI-OAI et développé en collaboration avec l'Université de Valenciennes.

Indexation disponible sous format jeu de données ouvertes (Open Data) des ressources pédagogiques.

Ressources proposées par les établissements d'enseignement supérieur et les organismes de recherche français et diffusées par les U.N.T..

LE MEILLEUR DES MOOCS GRATUITS PAR DATE DE DÉBUT DE COURS

MOOC pour cours en ligne ouvert et massif.

Pour vous, une sélection de MOOCs gratuits, ouverts à tous et portés par les établissements d'enseignement supérieur.
Choisissez votre plateforme de MOOCs
 préférée et les disciplines qui vous intéressent
Retrouvez ce calendrier mis à jour en permanence depuis votre application d'agenda grâce au lien "Synchronisez cet agenda". Comment synchroniser ce calendrier avec mon application d'agenda ?

CRITÈRES DE RÉFERENCEMENT

Pour figurer dans le catalogue Sup-Numerique, les formations doivent être :

  • portées par des établissements d'enseignement supérieur français dûment identifiés par le M.E.N.E.S.R. au titre du service public (établissements publics d'Enseignement supérieur français, établissements publics ou privés qui proposent des formations dont les diplômes sont visés par le M.E.N.E.S.R.)
  • en partenariat avec :
    • le Centre national d'enseignement à distance (CNED)
    • le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)
    • la Fédération interuniversitaire de l'enseignement à distance (FIED)

Contactez la FIED pour faire référencer vos formations à distance

Vendredi 09 juin 2017 @ 11:23:50 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Ressources d'accompagnement du programme de technologie au cycle 4

Eduscol-Technologie-cycle4-TEC2017.jpg

 

http://eduscol.education.fr/cid99549/ressources-technologie.html

 

Les ressources d'accompagnement proposent des outils pédagogiques, didactiques et scientifiques pour la mise en œuvre du programme de technologie au cycle 4. Elles ont été conçues et réalisées par des groupes d'experts en partenariat avec l'inspection générale de l'Education nationale. De nouvelles mises en ligne viendront les compléter régulièrement.

Inscrire son enseignement dans une logique de cycle

Démarches et méthodes

Le guide pédagogique et didactique proposé ci-dessous met en perspective le nouveau programme dans le contexte du nouveau collège. Il précise le sens et la portée des différentes démarches - investigation, projet, résolution de problème, etc. - mises en avant dans le programme de cycle 4. Il intègre également des éléments pour concevoir des progressions et des séquences. Il ne revêt aucun caractère prescriptif.

Outils pour concevoir la progressivité des apprentissages

Ce tableur téléchargeable constitue un outil pour élaborer des progressions pédagogiques sur les trois années du cycle 4. Il permet aux équipes pédagogiques de concevoir des progressions directement adossées aux thématiques et aux compétences du socle commun et du programme. Il intègre des exemples de séquences et de problématiques. Une notice de présentation et d'utilisation accompagne la prise en main de cette ressource.

Mettre en oeuvre son enseignement

Directement adossées au programme, ces ressources proposent des pistes pour la mise en œuvre de séquences thématiques problématisées. Elles intègrent des exemples possibles de séances et des éléments pour concevoir l'évaluation.

Aménager un espace

Assurer le confort dans une habitation

Identifier les particularités d'un ouvrage d'art

Rendre une construction robuste et stable

Produire, distribuer et convertir une énergie

Préserver les ressources (économiser l'énergie et préserver l'environnement)

Programmer un objet

Acquérir et transmettre des informations ou des données

Préserver la santé et assister l'homme

Se déplacer sur terre, air, mer

Equiper le laboratoire de technologie

Ce guide présente la configuration des équipements et des locaux requise pour l'enseignement de la technologie dans un établissement nouvellement construit ou restructuré.

Pour aller plus loin

Ces sites permettent d'accéder à différentes ressources complémentaires.

Mardi 06 juin 2017 @ 12:14:01 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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