Les Ambitions de T.É.C.
Lettre à Monsieur Emmanuel MACRON
Président de la république

Objet : "Développons des Universités de Technologie dans les villes moyennes !"
Lettre à Madame Françoise NYSSEN
Ministre de la Culture

Objet : "Ouvrir les outils de création au service d’une éducation aux médias en action !"
Lettre à Monsieur Jean Michel BLANQUER
Ministre de l'éducation

Objet : " Une Éducation Technologie au service de l’ENTREPRENDRE !"
Lettre à Pierre LAMARD et Yves LEQUIN
Auteurs, Professeurs des Universités

Objet : Ouverture des droits « La technologie entre à l’université ! »
Lettre à Madame Frédérique VIDAL
Ministre de l'enseignement supérieur

Objet : "Développons des Universités de Technologie dans les villes moyennes !"
Lettre à Monsieur Jean Michel BLANQUER
Ministre de l'éducation

Objet : "Un enseignement de Technologie pour 100% des élèves du lycée !"
Un #RéseauSocialProfessionnel qui nourrit un #BigDataÉducationNationale via un #GFU réunissant dans un réseau unique les écoles, collège et Lycée d'Europe
Objet : " Une Éducation Technologique Innovante, Créative, en mode StartUP !"
Lettre à Monsieur François HOLLANDE
Président de la république

Objet : "Développons des Universités de Technologie dans les villes moyennes !"
Lettre à Madame Najat VALLAUD-BELKACEM
Ministre de l'éducation nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

Objet : "Une association innovante au service de la refondation et du socle commun !"
Rencontre Michel LUSSAULT
Président du Conseil supérieur des programmes

Objet : " Une éducation Technologie au service de la refondation et du socle commun !"
Soutenir l'action de l'association TÉC via helloasso 10€ 100€ 1000€... Don déductible à 66%
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Recherche en éducation, Colloque international en hommage à Jacques GINESTIÉ du 4 au 6 octobre 2023 INSPÉ site de Saint Jérôme à Marseille

Appel à communication

https://hommage-ginestie.sciencesconf.org/

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Le colloque international qui aura lieu du 4 au 6 octobre 2023 à l’Inspé site de Saint Jérôme à Marseille rendra hommage à Jacques Ginestié et aux apports scientifiques de son action pour l’éducation.

Le colloque s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent témoigner et alimenter la réflexion actuelle autour des recherches en éducation et se propose d’aborder les différentes questions auxquelles il s’est intéressé. Cet appel à communication vise à contribuer à leur prolongement dans les recherches actuelles et l’activité scientifique internationale.

Disparu en septembre 2020, Jacques Ginestié n’a eu de cesse de contribuer au développement et à la structuration de la recherche en éducation au service de l’enseignement scientifique, technologique et professionnel, de la formation des enseignants et d’une éducation pour tou·te·s.

Les communications s’inscriront prioritairement dans l’un des axes suivants mais toutes les propositions seront examinées par le comité scientifique du colloque.

Axe Éducation technologique

Une part conséquente des travaux de recherche menés ou dirigés par Jacques Ginestié s’inscrit dans le domaine de la didactique et de l’éducation des disciplines technologiques. Passionné d’histoire et de philosophie des techniques dans la lignée de Gilbert Simondon, Yves Deforge, André Leroi-Gourhan et Jean-Pierre Séris, Jacques Ginestié défendait une formation technologique anthropocentrée de tous les élèves, permettant aux futurs citoyens de comprendre et d’agir sur leur environnement. Les savoirs en jeu sont appréhendés comme un construit social.

Dans cette perspective, il était engagé dans des comités éditoriaux de revues (RDST: Recherche en didactique des sciences et des technologies, IJTDE : International Journal of Technology and Design Education, JTS : Journal of Technology Study) et dans plusieurs réseaux internationaux (PATT : Pupil Attitude Towards Technology Foundation ; ITEEA : International Technology And Engineering Educators Association).

À l’origine de l’équipe Gestepro (Groupe d’étude en éducation scientifique, technologique et professionnelle), qu’il a dirigée de 2002 à 2012, il a conduit et encadré des travaux de recherche alors que très peu de chercheurs, et encore moins d’équipes, s’intéressaient aux enseignements technologiques. L’originalité des travaux produits par l’équipe Gestepro portait sur l’organisation des situations scolaires de transmission et d’acquisition de savoirs scientifiques, technologiques et/ou professionnels. Plusieurs travaux proposent une évolution majeure du modèle de transposition didactique en montrant que, pour l’enseignement, les pratiques sociales de référence font spécifiquement l’objet d’élaboration de savoirs constitués sur ces pratiques. Des communications consacrées à l’enseignement technique, technologique et professionnel en France et à l’étranger sont donc attendues à l’occasion de ce colloque.

Axe Efficacité des processus d’enseignement-apprentissage

L’étude de la transmission des savoirs, reconstruits dans le but d’être enseignés, a conduit Jacques Ginestié à s’intéresser au processus d’enseignement-apprentissage dès ses travaux de thèse en 1992 « Contribution à la didactique des disciplines technologiques : acquisition et utilisation d'un langage d'automatisme », cela à partir de la mise en tension de trois niveaux épistémologiques : l’épistémologie sociale des savoirs de référence, l’épistémologie génétique relative au développement des élèves et l’épistémologie des savoirs enseignés.

Sa contribution à la compréhension du processus d’enseignement-apprentissage, à savoir comprendre comment et pourquoi cela fonctionne, comprendre pourquoi cela ne fonctionne pas, l’a amené à considérer la situation didactique comme un réseau d’interactions entre l’activité de l’enseignant et l’activité des élèves.

Comprendre l’activité d’un sujet implique une analyse croisée de l’articulation entre tâche et activité. Aussi, des communications sur des recherches développées mettant en avant l’impact de la tâche prescrite par l’enseignant sur l’activité qu’elle induit chez les élèves, pour étudier le rôle des instruments sémiotiques ou matériels comme les artefacts numériques sont attendues. Des recherches qui s’intéressent à l’efficacité du processus enseignement-apprentissage (la distance entre ce qui est attendu par l’institution et comment l’enseignant prend en compte ces attentes, ce qu’il enseigne, ce que les élèves en perçoivent, ce qu’ils font réellement et ce qu’ils apprennent) seront également particulièrement appréciées.

Axe Développement et structuration de la recherche en éducation et formation des enseignants

Animé par l’amélioration des performances des systèmes éducatifs visant l’excellence par l’élargissement de l’égalité des chances, Jacques Ginestié a défendu avec ferveur le développement des forces de recherche scientifique impliquées dans le champ de l’apprentissage et de l’éducation.

Cet intérêt incessant pour l'action publique en matière d’éducation et plus largement pour les politiques éducatives qu'elles soient supra nationales, avec son investissement dans The International Task Force on Teacher de l’Unesco, nationales, académiques ou d'établissement s’est traduit par un volet important de son activité d’expertise et d’évaluation par la recherche au sein de projets visant la réussite étudiante et l’excellence en éducation. Sa vision sur la nécessité d'intégrer une dynamique de recherche pluridisciplinaire pour accompagner la transformation des dispositifs universitaires conçus par les acteurs de terrain est présente dans le projet DREAM-U (Dessine ton paRcours vErs la réussite à Aix-Marseille Université ; PIA3 : Nouveaux Cursus à l’Université) et le projet TIGER (Transform and Innovate in Graduate Education with Research; PIA 3 : Structuration de la formation par la recherche dans les Idex)

Cet intérêt s’est aussi et principalement manifesté chez lui par l’ardente nécessité d’adosser la formation initiale et continue des enseignants à la recherche. C’est un objectif majeur de l’Inspé d’Aix-Marseille. Encore directeur de l’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) avant de devenir Directeur de l’ESPE (École Supérieure du professorat et l'Éducation), il a créé en 2012 la fédération de recherche FED 4238 SFERE-Provence d’Aix-Marseille Université. Le but de cette fédération est de développer une dynamique de projets et d’accroître la compréhension des faits d’enseignement, d’éducation et de formation, pensés de manière concourante au travers d’un décloisonnement disciplinaire et d’une complémentarité des approches théoriques et méthodologiques. Aujourd’hui SFERE-Provence regroupe 26 unités de recherche et a permis la création du pôle pilote de formation des enseignants et de recherche pour l'éducation AMPIRIC (Aix-Marseille – Pôle d’Innovation, de Recherche, d’EnseIgnement pour l’ÉduCation) dont l’objectif vise à améliorer les performances des élèves dans leur apprentissage des savoirs fondamentaux grâce à l'évolution des pratiques des enseignants, par l'ancrage de leur formation à la recherche pluridisciplinaire et au terrain.

Au sein de la structure fédérative d’études et de recherches en éducation en Provence, FED 4238 SFERE-Provence, ou du pôle AMPIRIC, la richesse et la pluralité des approches scientifiques visent à améliorer les connaissances dans le but de mieux former les élèves et les futurs enseignants. Ces objectifs ambitieux souhaités par Jacques Ginestié, passent par des dispositifs de recherches variés qui peuvent impliquer l’ensemble des parties prenantes comme dans les recherches collaboratives et participatives dont Jacques Ginestié a été l’initiateur à Aix-Marseille Université. En effet, l'articulation entre les différents domaines de la recherche, de la formation et du terrain est au cœur des projets initiés, montés, défendus et obtenus sous le pilotage de Jacques Ginestié. Les propositions de communications qui étudieront les relations entre deux ou trois de ces domaines seront particulièrement appréciées.

Une sélection de textes sera publiée dans un ouvrage aux PUP (Presses Universitaires de Provence).

Modalités

  • Lancement de l’appel à communication : janvier 2023
  • Dépôt des résumés de 500 mots maximum : 24 avril 2023 (https://hommage-ginestie.sciencesconf.org/)
  • Notification d’acceptation : 29 mai 2023
  • Inscription gratuite mais obligatoire : du 31 janvier à la date limite 30 juin 2023
  • Participation au dîner de gala du jeudi 5 octobre 2023 : date limite 30 juin 2023

N’hésitez pas  à diffuser cet appel dans vos réseaux.

Pour le comité d'organisation

Didier BARD, Pascale BRANDT-POMARES, Jérémy CASTERA, Hélène CHENEVAL-ARMAND, Magali COUPAUD, Fatima DAVIN, Mathilde FAVIER, Jean-François HEROLD, Laurence IBERT-HUET, Maria IMPEDOVO, Patrice LAISNEY, Kane MARLIN, Nicolas MASCRET, Heidi OSTERWALDER, Patrick RICHARD, Annie ROMBI, Barbara ROUGER, Eric TORTOCHOT, Julia TOMINI, Anaïs TREMEGE


administrateur Publié le : Vendredi 20 janvier 2023 @ 14:49:43

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Objectif 9 : Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation -

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Une industrialisation durable qui profite à tous, allant de pair avec des innovations et des infrastructures, peut libérer des forces économiques dynamiques et compétitives qui génèrent des emplois et des revenus. Ces facteurs ont un rôle crucial dans l’introduction et la promotion de nouvelles technologies, le développement du commerce international et l’utilisation efficace des matières premières.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire au niveau mondial pour exploiter pleinement ce potentiel. Les pays les moins avancés, en particulier, doivent intensifier le développement de leur secteur manufacturier s’ils veulent atteindre cet objectif d’ici à 2030, et doivent augmenter leurs investissements dans la recherche scientifique et l’innovation.

La croissance de l’industrie manufacturière s’est ralentie partout dans le monde, et ce même avant l’apparition de la pandémie de COVID-19. Désormais, la pandémie frappe de plein fouet les industries manufacturières et entraîne des perturbations dans les chaînes de valeur mondiales ainsi que dans l’approvisionnement des produits.

L’innovation et les progrès technologiques ont une importance capitale dans la recherche de solutions durables aux défis économiques et environnementaux, tels que l’utilisation optimale des ressources et de l’énergie. La part du produit intérieur brut (PIB) mondial investie dans la recherche­développement est passée de 1,5 % en 2000 à 1,7 % en 2015 et est demeurée pratiquement inchangée en 2017 ; toutefois, elle s’élevait à moins de 1 % dans les régions en développement.

S’agissant des infrastructures de communication, un peu plus de la moitié de la population mondiale utilise actuellement Internet, tandis que la couverture par des réseaux cellulaires s’est répandue et couvre maintenant presque la totalité de la population mondiale. On estime qu’en 2019, 96,5 % de la population mondiale était couverte par un réseau de deuxième génération (2G).

En savoir plus sur le site des Nations Unies

https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/infrastructure/

Cibles

9.1     Mettre en place une infrastructure de qualité, fiable, durable et résiliente, y compris une infrastructure régionale et transfrontière, pour favoriser le développement économique et le bien-être de l’être humain, en mettant l’accent sur un accès universel, à un coût abordable et dans des conditions d’équité.

9.2     Promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et, d’ici à 2030, augmenter nettement la contribution de l’industrie à l’emploi et au produit intérieur brut, en fonction du contexte national, et la multiplier par deux dans les pays les moins avancés.

9.3     Accroître, en particulier dans les pays en développement, l’accès des entreprises, notamment des petites entreprises industrielles, aux services financiers, y compris aux prêts consentis à des conditions abordables, et leur intégration dans les chaînes de valeur et sur les marchés.

9.4     D’ici à 2030, moderniser l’infrastructure et adapter les industries afin de les rendre durables, par une utilisation plus rationnelle des ressources et un recours accru aux technologies et procédés industriels propres et respectueux de l’environnement, chaque pays agissant dans la mesure de ses moyens.

9.5     Renforcer la recherche scientifique, perfectionner les capacités technologiques des secteurs industriels de tous les pays, en particulier des pays en développement, notamment en encourageant l’innovation et en augmentant considérablement le nombre de personnes travaillant dans le secteur de la recherche et du développement pour 1 million d’habitants et en accroissant les dépenses publiques et privées consacrées à la recherche et au développement d’ici à 2030.

9.a     Faciliter la mise en place d’une infrastructure durable et résiliente dans les pays en développement en renforçant l’appui financier, technologique et technique apporté aux pays d’Afrique, aux pays les moins avancés, aux pays en développement sans littoral et aux petits États insulaires en développement.

9.b     Soutenir la recherche, le développement et l’innovation technologique au niveau national dans les pays en développement, notamment en instaurant des conditions propices telles que la diversification industrielle et l’ajout de valeur aux marchandises.

9.c     Accroître nettement l’accès aux technologies de l’information et de la communication et faire en sorte que tous les habitants des pays les moins avancés aient accès à Internet à un coût abordable d’ici à 2020.

Agenda 2030 en FRANCE

https://www.agenda-2030.fr/17-objectifs-de-developpement-durable/article/odd9-mettre-en-place-une-infrastructure-resiliente-promouvoir-une

Le neuvième Objectif de développement durable (ODD) promeut l’essor résilient et durable d’infrastructures, de l’industrialisation et de l’innovation. Ces secteurs doivent en effet être un moteur pour le recul de la pauvreté et l’amélioration de la qualité de vie dans le monde, tout en ayant un impact mineur sur l’environnement. L’ODD9 appelle à favoriser un appui financier, technologique et technique des industries et en encourageant l’innovation et la recherche scientifique. Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de renforcer la coopération internationale dans la recherche et le développement, tout en assurant le transfert de technologie vers les pays en développement.

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Présentation

Cibles

Cibles de l’ODD9
Titre de la cible Descriptif de la cible
Infrastructures durables, résilientes et accessibles 9.1 : Mettre en place une infrastructure de qualité, fiable, durable et résiliente, y compris une infrastructure régionale et transfrontière, pour favoriser le développement économique et le bien-être de l’être humain, en mettant l’accent sur un accès universel, à un coût abordable et dans des conditions d’équité
Industrialisation socio-économiquement durable 9.2 : Promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et, d’ici à 2030, augmenter nettement la contribution de l’industrie à l’emploi et au produit intérieur brut, en fonction du contexte national, et la multiplier par deux dans les pays les moins avancés
Accès de toutes les entreprises aux services financiers 9.3 : Accroître, en particulier dans les pays en développement, l’accès des entreprises, notamment des petites entreprises industrielles, aux services financiers, y compris aux prêts consentis à des conditions abordables, et leur intégration dans les chaînes de valeur et sur les marchés
Modernisation et durabilité des filières industrielles 9.4 : D’ici à 2030, moderniser l’infrastructure et adapter les industries afin de les rendre durables, par une utilisation plus rationnelle des ressources et un recours accru aux technologies et procédés industriels propres et respectueux de l’environnement, chaque pays agissant dans la mesure de ses moyens
Innovation, recherche et développement 9.5 : Renforcer la recherche scientifique, perfectionner les capacités technologiques des secteurs industriels de tous les pays, en particulier des pays en développement, notamment en encourageant l’innovation et en augmentant considérablement le nombre de personnes travaillant dans le secteur de la recherche et du développement pour 1 million d’habitants et en accroissant les dépenses publiques et privées consacrées à la recherche et au développement d’ici à 2030
Appui aux pays en développement 9.a : Faciliter la mise en place d’une infrastructure durable et résiliente dans les pays en développement en renforçant l’appui financier, technologique et technique apporté aux pays d’Afrique, aux pays les moins avancés, aux pays en développement sans littoral et aux petits États insulaires en développement
Diversification et ajout de valeur 9.b : Soutenir la recherche-développement et l’innovation technologiques nationales dans les pays en développement, notamment en instaurant des conditions propices, entre autres, à la diversification industrielle et à l’ajout de valeur aux marchandises
Accès aux technologies de l’information et de la communication 9.c : Accroître nettement l’accès aux technologies de l’information et de la communication et faire en sorte que tous les habitants des pays les moins avancés aient accès à Internet à un coût abordable d’ici à 2020

Indicateurs de suivi

Les indicateurs de suivi mondial des 17 Objectifs de développement durable ne conviennent pas nécessairement à la situation et enjeux de chaque pays. Des déclinaisons ont été proposée aux échelles européenne et française.


Où en est la France ?

Enjeux domestiques

L’Agenda 2030 projette un monde industriel respectueux de l’environnement et recourant de manière rationnelle aux ressources naturelles.

Les infrastructures telles que les réseaux de télécommunication, les systèmes de transport, les installations de traitement de l’eau et des déchets, les hôpitaux ou les écoles sont clé pour répondre à ce défi en garantissant un développement économique et social efficace.

La France, qui dispose d’un réseau d’infrastructures de transport particulièrement dense, a comme enjeu majeur son entretien et sa modernisation (maintenance, régénération et adaptation) afin qu’il devienne durable et résilient.

Aujourd’hui l’innovation, pour assurer un développement durable pour la France, intègre les Objectifs de développement durable (ODD) tout en relevant les enjeux nationaux que sont : l’emploi, l’énergie, le climat et la santé.

Par exemple, la stratégie numérique française vise à supprimer la fracture numérique en garantissant le partage des progrès digitaux par tous et une couverture "très haut débit" complète du territoire. Son déploiement doit aussi répondre aux défis posés par l’Agenda 2030 en termes de pollutions environnementales, de préservation de la santé et de consommation d’énergie.

Les éléments fondamentaux constituant le cœur de cible de l’ODD9 sont à mettre en synergie avec un certain nombre d’autres ODD, notamment : la ville durable, la lutte contre la pauvreté, le travail décent et la prospérité des territoires, les modes de productions et de consommations durables et ceux relatifs à la préservation des milieux (air, eau, sols, mers, climat).

Pour illustrer ces interactions, le soutien à l’émergence de pôles de développement urbains, périurbains et ruraux suppose un renforcement de leur offre de services, d’équipements et d’espaces verts. Un tel mode de développement urbain implique la limitation de la consommation d’espaces et de ressources naturelles, la réduction de l’impact sur l’environnement des modes de production de biens et de services, de construction et d’exploitation des bâtiments ; il vise la sobriété énergétique des bâtis et services ainsi que l’adaptation au changement climatique.

L’ODD9 vise également l’amélioration de la desserte des territoires relativement isolés, en complétant l’offre de transport et via le développement des services à domicile ou encore le maintien des services et commerces de proximité.

Enfin, pour rendre résilients et durables les territoires, il est nécessaire d’assurer la participation des transports à la qualité de la vie, d’adapter les systèmes de transports aux défis énergétiques et climatiques et de réduire les impacts des infrastructures de transport sur l’environnement.

 

2 %Les investissements en recherche/développement au sein de l'Union européenne correspondent à 2% du PIB cumulés des États membres en 2015 ; le taux français est similaire (Eurostat, 2017).

 

Enjeux internationaux

Dans un monde interconnecté où près de 60% des habitants de la planète n’ont pas encore accès à Internet, l’attractivité et le dynamisme des territoires nécessitent la réalisation d’infrastructures de qualité, fiables, durables et résilientes qui favorisent le développement économique et améliorent la qualité de vie des populations.

Selon l’OCDE, plus de 80% des ODD dépendent plus ou moins directement du développement des infrastructures.

En effet, l’installation et l’entretien de systèmes d’infrastructures durables et robustes joueront un rôle crucial pour garantir un développement durable partout dans le monde. Pour que ce potentiel devienne réalité, les marchés publics et le secteur privé ont un rôle clé à jouer et ce dans tous les domaines.

Les continents asiatiques et africains font face à un double phénomène qui accentue la nécessité - si ce n’est l’urgence - de planifier des infrastructures durables : la croissance démographique de leur population d’une part ; l’exode rural d’autre part, se traduisant par une urbanisation galopante.

L’Afrique plus particulièrement ne possède pas d’infrastructures adaptées et durables suffisantes pour répondre à ces défis croissants. Ainsi, 80 % de l’agriculture africaine dépend encore de la pluie et non de réseaux d’irrigation. Les centrales de production d’électricité, tout comme les services de santé, d’enseignement ou encore les infrastructures d’informations et de communications font défaut dans de nombreux territoires. Ces constats menacent la satisfaction des besoins primaires de la population actuelle ; ils compromettent également la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins.

 

9,8 milliardsd'individus peupleront la planète en 2050 (Nations unies, 2017).

 

Chiffres clés

  • Chaque année, la population mondiale croît de 83 millions d’habitants, principalement en Afrique (Nations unies, 2017).
  • La France compte 1 million de km de routes, 30 000 km de rails, 8 500 km de voies navigables, 13 grands ports maritimes et ports autonomes fluviaux (ministère de la Transition écologique et solidaire, 2016).
  • 17 km sur 100 sont réalisés en Europe via un transport collectif en 2015 ; contre 15 km en France la même année (Eurostat, 2017).
  • En France, le budget public de l’enseignement supérieur et de la recherche atteint 23,85 milliards d’euros en 2017, soit 850 millions de plus qu’en 2016 (loi du 29 décembre 2016 de finances pour 2017).
  • 40 % de la croissance urbaine se fait dans les bidonvilles (Rapport annuel « Global Risks » du forum de Davos, 2015).
  • Dans les pays en développement, le nombre d’abonnements à la téléphonie mobile est passé de 214 millions en 2000 à 4,3 milliards en 2011, et le nombre d’internautes a été quasiment multiplié par 20 sur la même période (Banque mondiale, 2014).

Actions de la France

Action de l’État

L’Agence française de développement (AFD) accompagne de nombreux projets dans les domaines des transports, de l’énergie et des nouvelles technologies pour accompagner les pays en développement dans la mise en œuvre de l’ODD9. En 2016, le secteur « infrastructures et développement urbain » demeure le premier secteur d’intervention de l’AFD dans les pays étrangers avec 2,9 milliards d’euros engagés.

Sur le plan énergétique, pour ne citer que ces quatre exemples, la France s’implique dans :

  • L’Initiative sur les énergies renouvelables en Afrique, lancée par les chefs d’État africains à la COP21 pour augmenter la capacité installée du continent en énergies renouvelables de 10 gigawatts d’ici 2020 et de 300 gigawatts d’ici 2030. La France y contribue en réhaussant son engagement de 2 à 3 milliards d’euros entre 2016 et 2020.
  • L’Alliance solaire internationale permet d’harmoniser et d’agréger la demande de financements, de technologies et d’innovation des pays à fort potentiel solaire, et ainsi accélère le déploiement d’énergie solaire dans les pays situés entre les deux tropiques. Son objectif est d’installer 1000 gigawatts d’énergie solaire et d’investir 1 000 milliards de dollars dans ce secteur d’ici 2030.
  • Mobilise your city est une facilité destinée à aider les villes de pays en développement à se doter d’outils de politiques publiques pour développer un urbanisme bas carbone.
  • L’Alliance Mondiale pour le bâtiment et la construction, soutenue par la France et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), vise la réduction des émissions du parc immobilier mondial en augmentant la part du bâtiment écologique et ainsi agit pour des bâtiments durables.

La France est par ailleurs particulièrement investie pour le développement d’instruments financiers "durables". Elle soutient ainsi l’initiative « ODD pour tous », mise en place par la Banque Mondiale en partenariat avec BNP Paribas, qui a permis de lever 164 millions de dollars via des obligations « ODD ». La France est en outre en passe de devenir un acteur incontournable dans le secteur des obligations vertes et obligations climat. D’une part, l’Agence française de développement a lancé en 2014 une obligation climat pour un montant de 1 milliard d’euros. D’autre part, la France a émis en janvier 2017 une « obligation verte », qui a permis de collecter 23 milliards d’euros (ce qui fait de la France le premier État à réaliser une émission de dette verte d’une telle envergure).

Sur le plan domestique, la France est particulièrement attentive aux outils financiers disponibles pour son tissu entreprenarial. Le volume des crédits accordés aux PME a progressé de 4,7 % en un an pour s’établir à 250 milliards d’euros en 2017. Le financement participatif (crowdfunding) a bénéficié d’un cadre juridique rénové depuis 2014 et a représenté 234 milliards d’euros en 2016. L’action de la Banque publique d’investissement BpiFrance s’oriente prioritairement vers les phases les plus importantes de la croissance des entreprises. Parmi son éventail de produits financiers, les « prêts verts » du Programme investissement d’avenir (700 millions d’euros) ont pour but d’améliorer les performances environnementales des entreprises et participent ainsi de plusieurs ODD.

La stratégie française de soutien à l’innovation et à la recherche et développement est structurée autour de 3 composantes :

  • le crédit d’impôt recherche ;
  • la recherche et développement à travers des appels à projet arbitrés par des experts indépendants ;
  • l’éclosion et le développement de start-up favorisés par l’initiative French Tech lancée en 2013 qui fédère les initiatives des écosystèmes les plus dynamiques de France.

Dans cette perspective, le Comité stratégique de filière éco-industries du Conseil national de l’industrie regroupe les filières stratégiques de l’économie verte, des domaines liés à la transition énergétique à ceux de la gestion des ressources et de la protection de l’environnement. Il propose la co-construction de projets innovants entre l’État et les industries.

La France s’engage par ailleurs pour une couverture intégrale à très haut débit de son territoire d’ici 2022. Le Plan France très haut débit, financé conjointement par les opérateurs privés, les collectivités territoriales et l’État, soutiendra à hauteur de 3,3 milliards d’euros les projets de réseau d’initiative publique des collectivités.

Action des acteurs non-étatiques

Véritable pont entre le national et les actions extérieures de la France, le campus de l’innovation pour la planète est un espace de recherche participative, de formation, d’expérimentation, d’incubation et de diffusion des savoirs créé par l’Institut de recherche pour le développement. Il facilite la collaboration entre les chercheurs, leurs partenaires publics et privés, les start-up et les citoyens afin de créer collectivement des solutions pour les Objectifs de développement durable. Il a notamment permis la création d’un Fab Lab qui permettra de développer des basses technologies (capteurs sols et santé) très utiles pour le Sud, reproductibles et peu onéreuses.

Les collectivités locales jouent un rôle clé dans la mise en œuvre de l’ODD9, les outils de planification, les schémas et stratégie de développement constituant son outillage nécessaire. A titre d’exemple, le projet #Rev3 est une dynamique collective régionale qui vise à transformer les Hauts-de-France pour en faire l’une des régions européennes les plus avancées en matière de transition énergétique et de technologies numériques. Les outils d’anticipation ont également toute leur place pour la bonne mise en œuvre de l’ODD9. A titre d’illustration, l’Agence d’Urbanisme et de Développement de la région Flandre Dunkerque a conçu la Toile Industrielle® qui consiste en une représentation graphique et numérique des principaux échanges et relations qu’ont développés les industries implantées sur le bassin d’emploi de Dunkerque, ainsi que leurs connexions avec le territoire.

Le Baromètre des Solutions durables est un support de sensibilisation et de mobilisation de l’écosystème des ODD en France : société civile, secteur privé, décideurs., etc. Son édition 2017 a choisi l’innovation comme porte d’entrée vers un monde plus durable. Au-delà de l’ODD 9 dont elle fait partie, l’innovation peut être considérée comme une véritable dynamique inclusive et ouverte à tous les domaines de connaissances et de savoir-faire. Pour illustrer ce processus, le Baromètre des Solutions durables présente des initiatives originales locales, telles que la création d’applications de e-santé ou la mise en place d’entreprise sociale et de partenariats dans les zones frappées par les inégalités.

Pour aller plus loin

Consulter les ressources liées à l’ODD9 :

Préserver la biodiversité, les milieux et les ressources

S’appuyer sur l’éducation et la formation tout au long de la vie


administrateur Publié le : Jeudi 19 janvier 2023 @ 12:00:03

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[TV/RADIO] semaine du 21 au 27 janvier 2023

¤ Samedi 21 janvier à 10h30 sur LCP "#Happy : la dictature du bonheur sur les réseaux sociaux - 2021 - 60 min"
¤ Samedi 21 janvier à 21h00 sur LCP "Nucléaire, une solution pour la planète ? - 2022 - 50 min"
¤ Dimanche 22 janvier à 6h50 sur ARTE"La conquête de la Lune : toute l'histoire - 2018 - 100 min"
¤ Dimanche 22 janvier à 23h05 sur ARTE "Hedy Lamarr, star et inventeuse de génie - 2017 - 85 min"
¤ Lundi 23 janvier
à 21h05 sur France Culture "Être et savoir, le magazine de l'éducation - 2022 - 55 min"
¤ Vendredi 27 janvier à 21h00 sur France Culture  "Le meilleur des mondes - 2023 - 55 min" 

Sans oublier   Lumni,   La terre au carré  ainsi que L’Esprit Sorcier


claudeBLADOU Publié le : Mardi 17 janvier 2023 @ 21:06:54

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[TV/RADIO] semaine du 14 au 20 janvier 2023


¤ Lundi 16 janvier à 21h05 sur France Culture "Être et savoir, le magazine de l'éducation - 2022 - 55 min"
¤ Lundi 16 janvier à 23h30 sur LCP "Ces idées qui gouvernent le monde : Le numérique, de l'émancipation à l'aliénation - 2022 - 60 min"
¤ Mercredi 18 janvier à 20h30 sur LCP "La science des émotions - 2020 - 52 min"
¤ Vendredi 20 janvier à 20h30 sur LCP "#Happy : la dictature du bonheur sur les réseaux sociaux - 2021 - 60 min"
¤ Vendredi 20 janvier à 21h00 sur France Culture  "Le meilleur des mondes - 2023 - 55 min"  (merci Christophe)


Sans oublier   Lumni,   La terre au carré  ainsi que L’Esprit Sorcier


claudeBLADOU Publié le : Mardi 10 janvier 2023 @ 22:21:25

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ODD8 - Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous

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Présentation

Cibles

Cibles de l’ODD8
Titre de la cible Descriptif de la cible
Croissance du PIB 8.1 : Maintenir un taux de croissance économique par habitant adapté au contexte national et, en particulier, un taux de croissance annuelle du produit intérieur brut d’au moins 7 % dans les pays les moins avancés
Productivité économique 8.2 : Parvenir à un niveau élevé de productivité économique par la diversification, la modernisation technologique et l’innovation, notamment en mettant l’accent sur les secteurs à forte valeur ajoutée et à forte intensité de main-d’œuvre
Développement des TPE et PME 8.3 : Promouvoir des politiques axées sur le développement qui favorisent des activités productives, la création d’emplois décents, l’entrepreneuriat, la créativité et l’innovation et stimulent la croissance des micro-entreprises et des petites et moyennes entreprises et facilitent leur intégration dans le secteur formel, y compris par l’accès aux services financiers
Utilisation efficiente des ressources 8.4 : Améliorer progressivement, jusqu’en 2030, l’efficience de l’utilisation des ressources mondiales du point de vue de la consommation comme de la production et s’attacher à ce que la croissance économique n’entraîne plus la dégradation de l’environnement, comme prévu dans le cadre décennal de programmation relatif à la consommation et à la production durables, les pays développés montrant l’exemple en la matière
Plein emploi et travail décent 8.5 : D’ici à 2030, parvenir au plein emploi productif et garantir à toutes les femmes et à tous les hommes, y compris les jeunes et les personnes handicapées, un travail décent et un salaire égal pour un travail de valeur égale
Accès des jeunes à l’emploi et la formation 8.6 : D’ici à 2020, réduire considérablement la proportion de jeunes non scolarisés et sans emploi ni formation
Exploitation des enfants
Traite
Travail forcé
8.7 : Prendre des mesures immédiates et efficaces pour supprimer le travail forcé, mettre fin à l’esclavage moderne et à la traite d’êtres humains, interdire et éliminer les pires formes de travail des enfants, y compris le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats et, d’ici à 2025, mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes
Droits & sécurité au travail 8.8 : Défendre les droits des travailleurs, promouvoir la sécurité sur le lieu de travail et assurer la protection de tous les travailleurs, y compris les migrants, en particulier les femmes, et ceux qui ont un emploi précaire
Tourisme durable 8.9 : D’ici à 2030, élaborer et mettre en œuvre des politiques visant à développer un tourisme durable qui crée des emplois et mette en valeur la culture et les produits locaux
Accès aux services financiers et d’assurance 8.10 : Renforcer la capacité des institutions financières nationales de favoriser et généraliser l’accès de tous aux services bancaires et financiers et aux services d’assurance
Aide pour le commerce des PED 8.a : Accroître l’appui apporté dans le cadre de l’initiative Aide pour le commerce aux pays en développement, en particulier aux pays les moins avancés, y compris par l’intermédiaire du cadre intégré renforcé pour l’assistance technique liée au commerce en faveur des pays les moins avancés
Pacte mondial pour l’emploi 8.b : D’ici à 2020, élaborer et mettre en œuvre une stratégie mondiale en faveur de l’emploi des jeunes et appliquer le Pacte mondial pour l’emploi de l’Organisation internationale du Travail

Indicateurs de suivi

Les indicateurs de suivi mondial des 17 Objectifs de développement durable ne conviennent pas nécessairement à la situation et enjeux de chaque pays. Des déclinaisons ont été proposée aux échelles européenne et française.


Où en est la France ?

Enjeux domestiques

L’activité de la France connaît une nette accélération ( 1,9 % sur 2017), un rythme de croissance jamais égalé depuis 2011 confirmant le dynamisme actuel de l’économie française.

Le déficit public est passé sous la barre des 3 % en 2017, ce qui permet à la France de sortir de la procédure de déficit excessif de l’Union européenne .

Néanmoins, face à un taux de chômage qui diminue mais demeure important depuis la crise de 2008, l’emploi est l’un des défis majeurs des prochaines années. Le chômage touche particulièrement les territoires d’Outre-mer (le taux de chômage étant de 21,3 % en Guyane et 29 % à la Réunion), les jeunes (24 % des 15-24 ans actifs sont sans emploi) et les migrants (20, 7% des immigrés hors Union européenne).

L’invention d’un nouveau modèle productif et social plus respectueux de l’environnement constitue une nécessité, mais également une opportunité en termes d’emploi et de compétences. Les éco-activités et l’emploi environnemental au sens strict représentent près de 2% de la population active : 456 000 emplois. Les professions vertes (qui ont une finalité environnementale) ou verdissantes (dont l’exercice évolue avec les préoccupations environnementales) représentent 4 millions d’emplois.

A ces volumes, s’ajoutent les activités et emplois de l’économie sociale et solidaire (ESS) un secteur en croissance en France ; la plus importante entreprise ESS en Europe est d’ailleurs française. Il s’agit du Groupe SOS.

Enjeux internationaux

Agir pour des sociétés plus justes, le plein emploi productif et un travail décent, est la condition d’une croissance économique plus durable.

Or, plus de 60% de la population active mondiale occupent un emploi dans l’économie informelle selon l’Organisation internationale du travail (OIT). La plupart des travailleurs sont privés de protection sociale et de droits au travail. L’absence de règles peut nuire à l’économie et à la productivité des travailleurs alors que les entreprises veulent être de plus en plus compétitives dans une économie mondialisée. Ce phénomène peut également représenter un véritable manque à gagner pour les finances publiques, qu’il est encore difficile de mesurer.

Conséquemment et malgré des évolutions positives indéniables, plus de la moitié de la population mondiale ne profite d’aucune des différentes prestations sociales, soit quatre milliards de personnes, selon l’OIT (source : « Rapport mondial sur la protection sociale », 2017).

En outre, environ 168 millions d’enfants dans le monde sont privés de leur enfance parce qu’ils sont impliqués dans le travail. Pire encore, 115 millions d’entre eux exercent des activités dangereuses selon l’Unicef. Or, l’article 32 de la Convention internationale des droits de l’enfant stipule que "Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social."

L’adaptation des comportements des touristes constitue également un défi pour la mise en œuvre de l’ODD8 (et l’ODD12). Le tourisme durable est défini par l’Organisation mondiale du tourisme comme « un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil ». Il vise l’équilibre entre les trois piliers du développement durable dans la production et réalisation d’activités touristiques.

 

55 %de la population mondiale n'a accès à aune prestation sociale : ni retraite, ni chômage, ni assurance maladie, etc. (OIT, 2017).

 

Chiffres clés

  • Le PIB réel par habitant atteint 32 300 euros en France en 2017 ; il est ainsi sensiblement supérieur à la moyenne européenne constatée à 27 700 euros (Eurostat, 2018).
  • Le taux d’emploi des femmes sans enfant s’élève en 2016 à 65 %, contre 73 % pour les hommes en Europe. Avec un enfant, on mesure une augmentation, avec 71 % pour les femmes et 85 % pour les hommes. Avec deux enfants, le taux d’emploi reste à 70 % pour les femmes, et monte à 89 % pour les hommes (Insee - Eurostat, 2017).
  • 13,9% des jeunes de 15 à 29 ans sont inactifs en France en 2017 (sans emploi ni parcours de formation en cours) ; ce taux est similaire à la moyenne européenne (Eurostat, 2018).
  • En 2013, l’économie sociale et solidaire représente 10 % de l’effectif salarié français (Insee).
  • 11% des enfants dans le monde travaillent (Unicef, 2017).

Actions de la France

Action de l’État

Le gouvernement français a lancé une initiative, la nouvelle France industrielle, qui vise à positionner les entreprises françaises sur les nouveaux marchés économiques porteurs.

Dans le même esprit et à destination de l’ensemble du secteur privé, le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte) a pour objectifs de redonner aux entreprises les moyens d’innover, d’investir, de prospecter de nouveaux marchés, de se transformer, de grandir, de créer des emplois et d’accompagner la transition écologique et énergétique. Une loi éponyme, élaborée de manière participative avec le secteur privé , sera adoptée en 2018.

Afin d’accompagner cette ambition économique, le Plan d’Investissement dans les Compétences vise à former un million de jeunes peu qualifiés et un million de demandeurs d’emploi de longue durée faiblement qualifiés et à transformer en profondeur l’offre de formation. C’est un effort sans précédent de 15 milliards d’euros qui est conduit entre 2018 et 2022 pour consolider la reprise économique et la cohésion de notre société.

Dans le sens de la transition écologique et solidaire portée par l’Agenda 2030, le plan d’investissement dans les compétences prévoit notamment

  • 10 000 formations aux emplois de la transition écologique cofinancées par Pôle emploi dans le cadre des préparations opérationnelles aux emplois de la transition écologique ;
  • l’intensification de la formation des salariés en insertion par l’activité économique, notamment dans le champ du recyclage, de l’économie circulaire et des ressourceries ;
  • le cofinancement de la gestion des emplois et compétences des filières, pour mieux identifier les nouveaux besoins et disposer d’analyses plus précises et plus opérationnelles des nouvelles compétences attendues.

Parallèlement, la réforme de la formation professionnelle lancée en 2018 ambitionne de rénover le modèle social, en se dotant d’outils mieux adaptés pour accompagner l’évolution du marché du travail. Les perspectives de reprise semblent positives, notamment grâce aux investissements dans les secteurs d’avenir tels que l’économie numérique ou la transition énergétique. L’entreprenariat, le tourisme durable et l’économie circulaire sont également des leviers privilégiés de croissance.

A l’international, la France s’engage via divers outils et programmes. À titre d’illustration, l’initiative du Cap, lancée en 2008 sous l’impulsion de la France, intègre un fonds de garantie (ARIZ), doté de 250 milliards d’euros, pour faciliter l’accès des PME africaines au crédit bancaire et au capital. Les lignes de crédit ouvertes aux banques locales et le travail de Proparco dans le secteur financier encouragent cette dynamique visant à soutenir une croissance riche en emploi.

En outre, les Printemps arabes ont confirmé les besoins d’intégrer l’emploi et la formation dans un continuum d’actions au service du développement, dans des régions où les jeunes sont à la fois majoritaires et massivement en proie au chômage. La coopération française met ainsi l’accent sur la formation professionnelle en Tunisie ; sur les projets dits de travaux à haute intensité de main d’œuvre en Côte d’Ivoire et en République centrafricaine.

 

Action des acteurs non-étatiques

Le Global Compact et ses réseaux locaux sont les catalyseurs - et les traducteurs - de la logique transformationnelle des ODD pour les entreprises. Global Compact Francepropose différents outils et temps d’échanges aux entreprises membres. Il organise par ailleurs un Tour de France des PME afin de réintégrer ces dernières dans les débats sur la responsabilité sociétale et les ODD (d’autant que les PME et TPE représentent aujourd’hui 99 % du tissu économique et près de 50 % de l’emploi en France).

Les Cordées de la réussite ont pour but de faciliter l’accès à l’enseignement supérieur et notamment aux filières d’excellence pour les jeunes issus de milieu modeste qui peuvent voir leur ambition scolaire bridée en raison de leur origine sociale ou territoriale. Chaque cordée est un partenariat entre des établissements de l’enseignement supérieur (université, grande école, etc.) et des lycées, notamment professionnels, ou des collèges. Des tutorats sont notamment mis en place entre lycéens et étudiants volontaires afin de mieux faire connaître les études supérieures aux lycéens et de les soutenir dans leurs ambitions.

Dans le département du Pas-de-Calais (62), l’usine Bridgestone de Béthune a créé le « Campus des métiers », qui en proposant une formation à 80% pratique et à 20 % théorique, permet à ses stagiaires d’être diplômés et à l’entreprise de développer les compétences et ainsi pallier le manque de main d’œuvre qualifiée. Depuis, une trentaine de demandeurs d’emploi ont été formés aux métiers d’assembleurs pneumatiques et conducteurs de machine.

L’ONG Ressources Humaines Sans Frontières agit pour les droits de l’Homme au travail. Elle a par exemple organisé un webinaire en 2016 à la suite duquel la Région Occitanie, ayant participé à l’exercice, s’est engagée à travailler sur la cible 8.7 en se focalisant sur les bâtiments et les travaux publics, notamment via une analyse fine des appels d’offre. L’ONG va régulièrement à la rencontre des entreprises françaises pour prouver qu’il est possible d’améliorer les conditions de travail tout en faisant progresser qualité et productivité.

Pour aller plus loin

Consulter les ressources liées à l’ODD8 :

Préserver la biodiversité, les milieux et les ressources

Soutenir des modes de production et de consommation responsables

Lutter contre les inégalités et la pauvreté et assurer la solidarité et la cohésion sociale


administrateur Publié le : Jeudi 05 janvier 2023 @ 12:33:03

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[TV/RADIO] semaine du 7 au 13 janvier 2023

¤ Lundi 9 janvier à 21h05 sur France Culture "Être et savoir, le magazine de l'éducation : Emission sur la réforme du collège - 2022 - 55 min"
¤ Lundi 9 janvier à 21h10 sur RMC Découverte "Le pont de Normandie : un chantier hors norme - 2019 - 60 min"
¤ Lundi 9 janvier à 22h45 sur France 3 "La bataille de l'acier - 2018 - 90 min"

Sans oublier   Lumni,   La terre au carré  ainsi que L’Esprit Sorcier


claudeBLADOU Publié le : Mercredi 04 janvier 2023 @ 22:00:13

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ODD7 - Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable

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Le septième ODD est au centre de des défis majeurs d’aujourd’hui mais aussi des opportunités de demain. Qu’il s’agisse de lutter contre le changement climatique bien sûr, mais aussi de développer les emplois, les logements, les connexions, la sécurité, la production de nourriture, etc., l’accès de tous à une énergie durable est essentiel. Cet ODD constitue indubitablement une opportunité pour transformer les vies, les économies et la planète.

Présentation

Cibles

Cibles de l’ODD7
Titre de la cible Descriptif de la cible
Accès à l’énergie 7.1 : D’ici à 2030, garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables et modernes, à un coût abordable
Énergies renouvelables 7.2 : D’ici à 2030, accroître nettement la part de l’énergie renouvelable dans le bouquet énergétique mondial
Efficacité énergétique 7.3 : D’ici à 2030, multiplier par deux le taux mondial d’amélioration de l’efficacité énergétique
Recherche et investissement 7.a : D’ici à 2030, renforcer la coopération internationale en vue de faciliter l’accès à la recherche et aux technologies relatives à l’énergie propre, notamment l’énergie renouvelable, l’efficacité énergétique et les nouvelles technologies relatives aux combustibles fossiles propres, et promouvoir l’investissement dans l’infrastructure énergétique et les technologies relatives à l’énergie propre
Approvisionnement en énergie 7.b : D’ici à 2030, développer l’infrastructure et améliorer la technologie afin d’approvisionner en services énergétiques modernes et durables tous les habitants des pays en développement, en particulier des pays les moins avancés, des petits États insulaires en développement et des pays en développement sans littoral, dans le respect des programmes d’aide qui les concernent

Indicateurs de suivi

Les indicateurs de suivi mondial des 17 Objectifs de développement durable ne conviennent pas nécessairement à la situation et enjeux de chaque pays. Des déclinaisons ont été proposée aux échelles européenne et française.


Relations avec les autres ODD

Les 17 objectifs de l’Agenda 2030 sont imbriqués et indissociables. Pour la bonne atteinte d’un ODD, la prise en compte de ses relations avec chacun des 16 autres est essentielle. Chaque ODD est donc directement ou indirectement impacté par les autres.

Sous forme de « rosace », ces animations servent à identifier les connexions ou « interrelations » existantes entre un ODD précis et chacun des 16 autres et mettre en lumière les sujets communs entre objectif. Elles donnent à l’utilisateur des pistes sur la meilleure manière de mettre en œuvre un ODD pour en atteindre un autre.

Schéma des interactions de l'ODD7
Cliquer sur télécharger pour agrandir la rosace Agrandirla figure 67Télécharger(PDF, 802.5 ko)le document de la figure 67
 

Où en est la France ?

Enjeux domestiques

La transition énergétique doit s’accélérer pour répondre au défi climatique : elle passe à la fois par le déploiement massif des solutions disponibles, en particulier dans les domaines des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, ainsi que par la recherche systématique de nouvelles innovations pour préparer un relèvement de l’ambition dans les prochaines années.

Pour la France, allier indépendance énergétique et énergies renouvelables à un coût raisonnable constitue un enjeu majeur.

Elle se fixe ainsi pour objectif de doubler la part de sa consommation énergétique finale couverte par les énergies renouvelables d’ici 2030.

De nombreuses politiques publiques sont mises en œuvre pour encourager la sobriété et l’efficacité énergétique (bâtiments certifiés basse consommation et haute qualité environnementale, véhicules propres…) ainsi que l’utilisation d’énergies renouvelables. Ces efforts se concentrent sur les secteurs de l’industrie, des transports et du bâtiment.

Parallèlement, la sécurité d’approvisionnement et la maîtrise des prix partout en France font l’objet de cadres rigoureux. Cela constitue un défi particulier dans les territoires ultramarins, via le développement de réseaux d’énergie locaux afin de mieux maîtriser les coûts de production.

Enfin, la lutte contre la précarité énergétique en France constitue un défi à la fois environnemental et sociétal.

 

5,1 millionsde ménages français (12 millions d’individus) sont en situation de précarité énergétique (Observatoire national de la précarité énergétique, 2016).

 

Enjeux internationaux

La France s’est engagée à consacrer plus de 3 milliards d’euros au développement des énergies renouvelables en Afrique d’ici 2020 où le taux d’électrification régional dans la partie subsaharienne - 31% - est le plus faible du monde.

Dans le cadre de la COP 21, la France a soutenu des initiatives multilatérales structurantes sur l’énergie, comme la « SIDS lightouses Initiative » pour un déploiement rapide de l’énergie renouvelable dans les petits États insulaires en développement, ou encore « l’Alliance Solaire internationale » dont le premier sommet international s’est tenu le 11 mars 2018 à New Delhi.

 

14 %de la population mondiale n'a pas accès à l'électricité (Agence internationale de l'énergie, 2017).

 

Chiffres clés

  • La part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie en France s’élève à 15,7 % en 2016 (ministère de la Transition écologique et solidaire, 2016).
  • La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte vise l’augmentation de la part des énergies renouvelables, à 23 % de la consommation finale brute d’énergie en 2020 et à 32 % de cette consommation en 2030 (ministère de la Transition écologique et solidaire, 2016).
  • La programmation pluriannuelle de l’énergie ambitionne une baisse de 12,3% de la consommation finale d’énergie en France en 2023 par rapport à 2012 (ministère de la Transition écologique et solidaire, 2016)

Actions de la France

Action de l’État

La politique de l’énergie française s’insère dans un cadre qui se décline à plusieurs échelles : mondiale avec l’Accord de Paris sur le climat adopté par l’ONU en 2015 ; européenne avec notamment le 4ᵉ « paquet européen pour une énergie propre » ; nationale avec la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015 et le Plan climat adopté en 2017.

La France s’est engagée avant même la COP21 qui a abouti à l’Accord de Paris, à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030 par rapport à 1990. La LTECV a fixé des objectifs précis pour y parvenir : réduire la consommation énergétique finale de 50 % d’ici 2050 par rapport à 2012 et porter la part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute à 32 % d’ici 2030.

Le Plan climat adopté en 2017 renforce cette ambition en inscrivant la neutralité carbone comme un objectif à atteindre en 2050.

Ainsi, dès 2015, sur un milliard d’euros publics investis dans le domaine de l’énergie, 44 % ont été fléchés sur les technologies pour la transition énergétique (énergies renouvelables, efficacité énergétique, capture et valorisation du CO2, stockage de l’énergie et réseaux intelligents, etc.).

Ces ambitions sont déclinées dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie de l’État, dont les deux prochains volets (2019-2023 et 2023-2028) sont révisés en 2018.

L’État soutient l’industrialisation des filières d’énergies renouvelables, sur le plan de la recherche et du développement ou encore pour leur assurer la rentabilité minimale nécessaire à leur déploiement. Une attention toute particulière est accordée à la production de chaleur (chauffage, eau chaude), qui constitue un confort essentiel pour chaque ménage français et représente 50 % de la consommation d’énergie nationale annuelle. Afin de financer les projets de production de chaleur à partir d’énergies renouvelables et de récupération d’énergie, un Fonds a été créé dès 2009 et doté de 1,6 milliards d’euros. Il a depuis lors soutenu près de 4 000 réalisations.

Parallèlement, dans le but de limiter la déperdition d’énergie, le programme « Habiter Mieux » de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) propose depuis 2010 des aides aux ménages précaires pour la rénovation de leur habitat. En 2017, ce sont 418,3 millions d’euros qui ont été dédiés à la rénovation de 52 266 logements.

Plus récemment et pour accélérer la mise en œuvre de l’ODD7, un Plan de libération des énergies renouvelables a été lancé par le ministère de la transition écologique et solidaire (Janvier 2018). Il prévoit notamment la généralisation du chèque énergie pour lutter contre la précarité énergétique ou encore l’accélération de la concrétisation des projets éoliens.

Enfin, une proposition de loi d’orientation relative aux mobilités sera débattue au Parlement en 2018 et comportera un volet sur le développement des mobilités propres.

 

Action des acteurs non-étatiques

Victorien Erussard a été nommé premier ambassadeur français des ODD. Il est le fondateur et capitaine d’Energy Observer, un bateau reposant sur un couplage d’énergies renouvelables qui a pour objet de mettre en avant des solutions innovantes et efficaces en faveur de la transition énergétique. Pour ce faire, il réalisera au cours des 4 prochaines années un tour du monde composé de 205 escales, lors desquelles il documentera avec son équipe des projets durables locaux, inspirants, et participants à la réalisation des ODD. Lors de chacune de ses escales sera réalisée une vidéo présentant des solutions locales aux couleurs des ODD, qui seront diffusés sur le site web des ODD.

La Convention des Maires pour le climat et l’énergie rassemble des milliers d’autorités locales et régionales volontairement engagées dans la mise en œuvre des objectifs européens en termes de climat et d’énergie sur leur territoire. En 2015, la Convention des Maires s’est engagée à soutenir la mise en œuvre de l’objectif de réduction de 40 % des gaz à effet de serre de l’UE à l’horizon 2030, en écho à l’ODD7. Cet engagement se traduit par la production de Plan d’Action en faveur de l’Énergie Durable et du Climat exposant les actions clés que chaque ville prévoit d’entreprendre.

Les entreprises françaises diffusent leur savoir-faire et technologies de pointe en matière d’énergies renouvelables, et ce partout dans le monde comme en témoigne la cartographie des réalisations françaises à l’international réalisée par l’Ademe et le syndicat des énergies renouvelables.

Dans le cadre du French Business Climate Pledge, de nombreuses entreprises françaises se sont engagées pour contribuer à la transition énergétique et plus largement à la lutte contre le changement climatique. Sur la période 2016-2020, les investissements des signataires du manifeste atteindraient 60 milliards d’euros, en faveur des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, des technologies à bas carbone et des pratiques agricoles durables.

La France dispose d’une communauté de recherche dans le domaine de l’énergie reconnue mondialement. Elle est dotée d’un important dispositif de démonstration et de partenariats publics-privés visant les nouvelles technologies de l’énergie. Le soutien à la recherche et l’innovation constitue un des axes majeurs de la transition énergétique pour accompagner les filières correspondantes vers la maturité et la compétitivité. À titre d’illustration, l’Alliance nationale de coordination de la recherche pour l’énergie créée en 2009 a pour objectif de renforcer l’efficacité, la valorisation et le rayonnement international de la recherche publique française, en assurant une meilleure coordination de la programmation scientifique. Elle rassemble les organismes de recherche publique français concernés par les problématiques de l’énergie.

Pour aller plus loin

Consulter les ressources liées à l’ODD7 :

Préserver la biodiversité, les milieux et les ressources

Lutter contre le changement climatique et protéger l’atmosphère

Lutter contre les inégalités et la pauvreté et assurer la solidarité et la cohésion sociale


administrateur Publié le : Jeudi 22 décembre 2022 @ 12:11:03

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ODD6 - Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau

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Le sixième objectif vise un accès universel et équitable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement d’ici 2030, en particulier pour les populations vulnérables. Il appelle également à une gestion durable de cette ressource, et mentionne la réduction du nombre de personnes souffrant de la rareté de l’eau. Cet objectif intègre la notion de gestion transfrontalière de cette ressource, essentielle à la gestion durable mais aussi favorable à la paix et à la coopération.

Présentation

Cibles

Cibles de l’ODD6
Titre de la cible Descriptif de la cible
Accès à l’eau potable 6.1 : D’ici à 2030, assurer l’accès universel et équitable à l’eau potable, à un coût abordable.
Accès aux services d’assainissement et d’hygiène 6.2 : D’ici à 2030, assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable.
Qualité de l’eau 6.3 : D’ici à 2030, améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution, en éliminant l’immersion de déchets et en réduisant au minimum les émissions de produits chimiques et de matières dangereuses, en diminuant de moitié la proportion d’eaux usées non traitées et en augmentant considérablement à l’échelle mondiale le recyclage et la réutilisation sans danger de l’eau.
Gestion durable des ressources en eau 6.4 : D’ici à 2030, augmenter considérablement l’utilisation rationnelle des ressources en eau dans tous les secteurs et garantir la viabilité des retraits et de l’approvisionnement en eau douce afin de tenir compte de la pénurie d’eau et de réduire nettement le nombre de personnes qui souffrent du manque d’eau.
Gestion intégrée des ressources 6.5 : D’ici à 2030, mettre en œuvre une gestion intégrée des ressources en eau à tous les niveaux, y compris au moyen de la coopération transfrontière selon qu’il convient.
Protection et restauration des écosystèmes 6.6 : D’ici à 2020, protéger et restaurer les écosystèmes liés à l’eau, notamment les montagnes, les forêts, les zones humides, les rivières, les aquifères et les lacs.
Coopération et renforcement de capacités 6.a : D’ici à 2030, développer la coopération internationale et l’appui au renforcement des capacités des pays en développement en ce qui concerne les activités et programmes relatifs à l’eau et à l’assainissement, y compris la collecte de l’eau, la désalinisation, l’utilisation rationnelle de l’eau, le traitement des eaux usées, le recyclage et les techniques de réutilisation.
Gestion collective de l’eau 6.b : Appuyer et renforcer la participation de la population locale à l’amélioration de la gestion de l’eau et de l’assainissement.

Indicateurs de suivi

Les indicateurs de suivi mondial des 17 Objectifs de développement durable ne conviennent pas nécessairement à la situation et enjeux de chaque pays. Des déclinaisons ont été proposée aux échelles européenne et française.


Relations avec les autres ODD

Les 17 objectifs de l’Agenda 2030 sont imbriqués et indissociables. Pour la bonne atteinte d’un ODD, la prise en compte de ses relations avec chacun des 16 autres est essentielle. Chaque ODD est donc directement ou indirectement impacté par les autres.

Sous forme de « rosace », ces animations servent à identifier les connexions ou « interrelations » existantes entre un ODD précis et chacun des 16 autres et mettre en lumière les sujets communs entre objectif. Elles donnent à l’utilisateur des pistes sur la meilleure manière de mettre en œuvre un ODD pour en atteindre un autre.

Schéma des interactions de l'ODD6
Cliquer sur télécharger pour agrandir la rosace Agrandirla figure 65Télécharger(PDF, 263.2 ko)le document de la figure 65
 

Où en est la France ?

Enjeux domestiques

La loi du 3 janvier 1992 sur l’eau affirme que cette dernière est le patrimoine commun de la Nation, chacun ayant droit à l’usage de l’eau et à l’accès à l’eau potable de qualité à un coût acceptable.

Le principe pollueur-payeur, définit dans l’article 4 de la Charte de l’environnement, doit en partie permettre de financer l’assainissement de l’eau.

En 2013, en France, seule la moitié des eaux de surface (cours d’eau, lacs et eaux littorales) et 67% des eaux souterraines sont en « bon état chimique », c’est-à-dire respectant les normes de qualité pour les principaux polluants.

La gestion de l’eau en France s’organise selon les principes édictés par la directive cadre européenne sur l’eau adoptée en 2000. Elle s’appuie sur la mise en place de Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage).

L’agriculture est le secteur économique le plus dépendant de la disponibilité de la ressource en eau, pour l’irrigation, l’élevage mais aussi pour la transformation des produits agroalimentaires.

Le changement climatique modifie les enjeux de la gestion de l’eau, entraînant une diminution potentielle de 10 à 30 % des débits des cours d’eau en été et impactant le niveau des aquifères. Il influera également sur la qualité de l’eau et les écosystèmes aquatiques.

L’eau est un enjeu transversal : il touche à la santé, à l’hygiène, à l’alimentation, à l’éducation, à l’environnement et au climat. La France est engagée en faveur d’une gestion intégrée des ressources en eau comme outil de bonne gouvernance, notamment à travers les conventions d’Helsinki (1992) et de New-York (1997).

 

48 %des eaux de surface françaises étaient en « bon état chimique » en 2013 (DREAL délégations de bassin, 2013).

 

Enjeux internationaux

Sous l’effet du changement climatique, les catastrophes naturelles se multiplient (sécheresses, tempêtes, cyclones, inondations) et 90% sont liés à l’eau, impliquant des coûts humains et financiers considérables.

La France est un des pays les plus dynamiques en termes de coopération internationale. Ardent défenseur de la gestion équilibrée de la ressource en eau et de la gestion par bassin, la France apporte un soutien très actif à de nombreux pays pour la mise en œuvre de ces principes. Elle apporte son concours à des projets grâce à l’Agence française pour le développement (AFD).

La France est chef de file du programme d’ouverture de la Convention de 1992 sur la « protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux » ouverte à tous les États membres des Nations unies depuis mars 2016.

La politique française de l’eau intègre depuis de nombreuses années déjà un objectif de protection des milieux aquatiques. C’est le sens donné par la ratification par la France de la Convention de Ramsar sur les milieux humides et la mise en place de mesures concrètes liées à la protection des zones humides, biotopes menacés et riches d’une biodiversité spécifique.

La France est très active dans d’autres espaces de débats et d’échanges internationaux sur la gestion de l’eau comme le Conseil Mondial de l’Eau qui organise tous les trois ans le forum mondial de l’eau. Elle s’est en outre impliquée dans la reconnaissance, par les Nations unies, du droit universel à l’eau potable et à l’assainissement en 2010 et continue d’agir pour la mise en œuvre de ce droit.

 

80 %des eaux usées résultant des activités humaines sont déversées dans les rivières ou la mer sans aucune dépollution (Sato et al., 2013).

 

Chiffres clés

  • 99 % de la population française est raccordée à un approvisionnement public en eau potable (Insee).
  • 93,3 % de la population métropolitaine utilise des services d’alimentation en eau potable gérés en toute sécurité (ONU)
  • Le rendement moyen des réseaux de distribution d’eau potable est évalué à près de 80 % en France. Les fuites sont donc de l’ordre de 20 % (Eau France, 2009).
  • En 2012, 3,3 % de la population française, soit 2,1 millions d’habitants, sont alimentés par de l’eau pour laquelle plus de 5 % des analyses ne sont pas conformes aux limites de qualité microbiologique (ministère des Affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, 2012).

Actions de la France

Action de l’État

Par son approche dynamique de la protection de la biodiversité, la loi 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages :

  • renforce le rapprochement de la politique de l’eau et de la politique de la biodiversité par un soutien accru des agences de l’eau aux projets de restauration des écosystèmes et par la création de l’Agence française de la biodiversité (AFB) chargée de l’exercice de la police de l’eau et de la police de la nature.
  • rapproche les politiques de l’eau et de la biodiversité.

Cette loi s’articule autour de six grands principes :

  1. la solidarité écologique,
  2. la non régression de la biodiversité,
  3. le respect de la séquence « éviter, réduire et compenser les impacts »,
  4. l’absence de perte nette de biodiversité,
  5. la réparation du préjudice écologique,
  6. le partage des avantages liés à l’utilisation des ressources génétiques.

En complément, l’État a engagé un plan d’action en août 2017 pour la sobriété des usages de l’eau et reconnu la nécessité de pouvoir recourir au stockage de l’eau (qui permet de mobiliser une petite part des ressources excédentaires en périodes de hautes eaux pour un report d’utilisation en période d’étiage) lorsque celui-ci peut être considéré à la fois comme utile et durable. Par ailleurs, le Plan national d’adaptation au changement climatique, en cours de révision, contient des mesures concrètes spécifiques au domaine de l’eau.

La France souhaite développer l’ingénierie des écosystèmes et promouvoir les solutions fondées sur la nature (bio mimétisme…) dans le but de développer la résilience des territoires face au changement climatique.

 

Action des acteurs non-étatiques

La politique de l’eau en France est co-construite avec l’ensemble des parties prenantes à différentes échelles : Comité national de l’eau, comités de bassin, commissions locales de l’eau. Par ailleurs, les principes de mises en œuvre de la Directive Cadre sur l’Eau imposent des rendez-vous réguliers avec la société civile qui est consultée à très grande échelle à toutes les étapes clefs de l’élaboration des Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux.

Afin de garantir la qualité sanitaire des eaux potables à long terme, des périmètres de protection de captages sont mis en place autour des prises d’eau. Les règles d’occupation du sol qui y sont prescrites visent la protection de la ressource vis-à-vis du risque de pollution accidentelle. La législation française promeut la mobilisation de financements innovants : elle permet aux collectivités locales de consacrer 1% de leur budget eau et assainissement à des projets de développement au bénéfice de nos partenaires internationaux. On constate une hausse significative et constante des ressources mobilisées par les collectivités par l’intermédiaire de cette loi, l’année 2016 ayant marqué une mobilisation record de près de 24 millions d’euros. Au-delà du volet opérationnel, la France participe à la réflexion visant à renforcer la gouvernance mondiale du secteur de l’eau afin d’être en mesure d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2030.

Pour aller plus loin

Consulter les ressources liées à l’ODD6 :

Soutenir des modes de production et de consommation responsables

Lutter contre le changement climatique et protéger l’atmosphère

Agir pour la santé et le bien-être de toutes et tous


administrateur Publié le : Jeudi 08 décembre 2022 @ 12:41:15

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ODD5 - Réaliser l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles

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Le cinquième objectif est spécifiquement dédié à l’autonomisation des filles et des femmes. Il concerne l’égalité entre les sexes et vise à mettre fin à toutes les formes de discriminations et de violences contre les femmes et les filles dans le monde entier. Les cibles définies concernent : la lutte contre les discriminations et contre les violences faites aux femmes, l’accès des femmes à des fonctions de direction et de décision et l’accès universel aux droits sexuels et reproductifs. Il agit en interrelation avec les 16 autres ODD : il permet la conception et la mise en œuvre de toutes les politiques publiques au prisme du genre et encourage la mise en place de politiques dédiées à la lutte contre les inégalités qui subsistent et nécessitent des mesures positives en faveur des femmes.

Présentation

Cibles

Cibles de l’ODD5
Titre de la cible Descriptif de la cible
Lutte contre les discriminations 5.1 : Mettre fin, dans le monde entier, à toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles.
Violences et exploitation 5.2 : Éliminer de la vie publique et de la vie privée toutes les formes de violence faite aux femmes et aux filles, y compris la traite et l’exploitation sexuelle et d’autres types d’exploitation.
Mariage forcé et mutilations 5.3 : Éliminer toutes les pratiques préjudiciables, telles que le mariage des enfants, le mariage précoce ou forcé et la mutilation génitale féminine.
Promotion et partage des travaux domestiques 5.4 : Faire une place aux soins et travaux domestiques non rémunérés et les valoriser, par l’apport de services publics, d’infrastructures et de politiques de protection sociale et la promotion du partage des responsabilités dans le ménage et la famille, en fonction du contexte national.
Participation et accès aux postes de direction 5.5 : Garantir la participation entière et effective des femmes et leur accès en toute égalité aux fonctions de direction à tous les niveaux de décision, dans la vie politique, économique et publique.
Santé sexuelle et procréation 5.6 : Assurer l’accès de tous aux soins de santé sexuelle et procréative et faire en sorte que chacun puisse exercer ses droits en matière de procréation, ainsi qu’il a été décidé dans le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement et le Programme d’action de Beijing et les documents finals des conférences d’examen qui ont suivi.
Droit et accès aux ressources 5.a : Entreprendre des réformes visant à donner aux femmes les mêmes droits aux ressources économiques, ainsi qu’à l’accès à la propriété et au contrôle des terres et d’autres formes de propriété, aux services financiers, à l’héritage et aux ressources naturelles, dans le respect du droit interne.
Technologies et autonomisation 5.b : Renforcer l’utilisation des technologies clefs, en particulier l’informatique et les communications, pour promouvoir l’autonomisation des femmes.
Politiques d’égalité 5.c : Adopter des politiques bien conçues et des dispositions législatives applicables en faveur de la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles à tous les niveaux et renforcer celles qui existent.

Indicateurs de suivi

Les indicateurs de suivi mondial des 17 Objectifs de développement durable ne conviennent pas nécessairement à la situation et enjeux de chaque pays. Des déclinaisons ont été proposée aux échelles européenne et française.


Où en est la France ?

Enjeux domestiques

Lors de la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes en novembre 2017, le président de la République Emmanuel Macron a déclaré l’égalité entre les femmes et les hommes « grande cause nationale ». Le pays s’est donc engagé à redoubler d’efforts dans ce domaine, avec plusieurs priorités pour les cinq prochaines années : l’éducation et le combat culturel en faveur de l’égalité, l’accompagnement des victimes de violences et le renforcement de l’arsenal répressif. En outre, l’égalité professionnelle et ses multiples vecteurs sont un axe fort du plan qui sera déployé sur cinq ans.

L’objectif de cette politique d’égalité française volontariste est de traduire dans les faits le principe d’égalité inscrit dans les lois de la République, et de faire ainsi évoluer la vie quotidienne des femmes. Pour cela, la France dispose d’un ministère dédié et de programmes d’action interministériels ambitieux.

 

40 %des femmes françaises ont subi une injustice en raison du sexe (enquête CSA, 2016).

 

Enjeux internationaux

Les enjeux autour de l’égalité femme-homme sont des questions d’éthique politique et de valeurs universelles portées et promues par la France dans son plaidoyer international.

La vision française en matière d’égalité entre les sexes est donc celle d’un monde où toutes et tous ont accès aux soins de qualité et où toutes et tous ont accès à une éducation complète à la sexualité. Elle est également celle d’un monde où aucune femme ne doit risquer sa vie pour éviter une grossesse non désirée et où les jeunes ne doivent plus risquer de subir des pratiques néfastes, car les droits sexuels et reproductifs sont fortement liés aux dynamiques démographiques, et constituent donc un des piliers majeurs du développement durable.

 

70 %des personnes pauvres dans le monde sont des femmes (Unifem, 2008).

 

Chiffres clés

  • Les femmes sont davantage touchées par la précarité : en 2015, 54 % des femmes contre 46 % des hommes percevaient le Revenu de solidarité active (RSA )(Ministère des Solidarités et de la Santé, 2016)
  • Dans le domaine de l’emploi, à temps de travail égal, les femmes gagnent en moyenne 18,6 % de moins que les hommes dans les secteurs privé et public. (Insee, 2014).
  • Dans le domaine du pouvoir politique, les inégalités, bien que persistantes, semblent avoir tendance à se réduire : les élections législatives de 2017 ont marqué un tournant historique avec 38,7 % des sièges occupés par les femmes contre 26,9 % sous la précédente législature (Observatoire des Inégalités, 2017).

Actions de la France

Action de l’État

Plusieurs lois récentes témoignent de la détermination des pouvoirs publics et de l’engagement de la France en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes :

La loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes vise à amoindrir l’écart de représentation entre les femmes et les hommes au sein de l’Assemblée Nationale, en pénalisant les partis ne respectant pas la parité des élections législatives.

La loi du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l’emploi insère dans le code du travail un article interdisant tout agissement sexiste.

La loi du 13 avril 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées vise à mieux accompagner et prendre en charge les personnes prostituées en renforçant les moyens d’enquête et de poursuite contre la traite des êtres humains et le proxénétisme.

La loi du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels renforce la prévention et la lutte contre les agissements sexistes dans l’environnement professionnel.

Divers plans et guides ont également été mis en place tels que :

Le 1er plan interministériel à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (2016-2020) répertorie les objectifs chiffrés dont la France s’est dotée pour améliorer l’égalité entre les femmes et les hommes : depuis janvier 2017, le taux de 40% de femmes est obligatoire dans les conseils d’administration ou les conseils de surveillance des sociétés cotées, publiques et privées, et les entreprises de plus de 250 salariés.

Le 5ème Plan de mobilisation contre toutes les violences faites aux femmes (2017-2019) traduit l’engagement de l’État pour permettre aux femmes victimes de violences, d’accéder à leur droit d’être protégées et accompagnées, pour sortir des violences et se reconstruire.

Le plan sectoriel mixité du numérique signé le 31 janvier 2017 constitue un levier de mobilisation et d’actions pour promouvoir l’égalité des femmes et des hommes au sein de ce secteur.

Le « tour de France de l’égalité » lancé d’octobre 2017 à mars 2018 avec plus de 300 ateliers dans les 18 régions de métropole et d’outre-mer, doit permettre de repérer sur le terrain les initiatives originales pour l’égalité femme-homme afin de les dupliquer.

Le « guide égalité femmes-hommes. mon entreprise s’engage » produit par le ministère du Travail est destiné aux TPE-PME ayant pour ambition de lever les freins liés aux stéréotypes et de favoriser le développement de plans d’action en faveur de l’égalité professionnelle.

À l’international

La stratégie genre et développement 2018-2022 a été adoptée en concertation avec la société civile et vise le renforcement des acquis en matière d’égalité femmes-hommes, en termes de traçabilité et de redevabilité de l’aide au développement, comparativement à la stratégie précédente. À travers ce texte, La France inscrit la diplomatie des droits des femmes au cœur de son action extérieure. En effet, pour la première fois la thématique de l’égalité entre les femmes et les hommes s’intègre à l’ensemble de la politique internationale (d’influence, économique, culturelle…).

La stratégie de coopération internationale sur les enjeux de population, de santé et droits sexuels et reproductifs pour 2016-2020 se concentre sur l’Afrique de l’ouest, et s’articule autour des trois objectifs prioritaires : améliorer les cadres normatifs internationaux, régionaux et nationaux en matière des droits sexuels et reproductifs, augmenter l’accès aux méthodes modernes de contraception ainsi que faciliter l’accès des adolescentes et des jeunes aux services de santé sexuelle et reproductive et réduire les pratiques néfastes.

Dans le cadre de l’initiative Muskoka, la France a soutenu des programmes de santé sexuelle et reproductive dans neuf pays d’Afrique francophone, à hauteur de 100 millions d’euros sur la période 2011-2015. Le Fonds a été abondé de nouveau en 2017, à hauteur de 10 millions d’euros.

 

Action des acteurs non-étatiques

Fondé en 2003, l’Observatoire des inégalitésest un organisme privé indépendant qui a pour mission de dresser un état des lieux le plus complet possible des inégalités, notamment liées au genre, en France, en Europe et dans le monde. En 2018, l’Observatoire publie une analyse sur la sous-représentation des filles dans les filières scientifiques et technologiques.

Le réseau francophone « genre en action » a été lancé avec l’appui du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Il a pour ambition de permettre à toutes celles et ceux impliqué-es dans les questions de développement au Nord et au Sud de s’informer, de se former et d’échanger sur les enjeux et la pratique de l’approche « genre et développement ».

#JamaisSansElles est un mouvement créé en 2018 en faveur de la mixité, promu par une centaine d’entrepreneurs humanistes, d’acteurs du numérique, des médias, de l’éducation, de la politique, habitués des débats et manifestations publiques, mais refusant désormais d’y participer si des femmes n’y sont pas également associées.

Pour aller plus loin

Consulter les ressources liées à l’ODD5 :

S’appuyer sur l’éducation et la formation tout au long de la vie

Agir pour la santé et le bien-être de toutes et tous

Lutter contre les inégalités et la pauvreté et assurer la solidarité et la cohésion sociale


administrateur Publié le : Jeudi 24 novembre 2022 @ 12:18:15

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ODD4 - Veiller à ce que tous puissent suivre une éducation de qualité dans des conditions d’équité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie

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Le quatrième objectif vise à garantir l’accès à tous et toutes à une éducation équitable, gratuite et de qualité à travers toutes les étapes de la vie, en éliminant notamment les disparités entre les sexes et les revenus. Il met également l’accent sur l’acquisition de compétences fondamentales et de niveau supérieur pour vivre dans une société durable. L’ODD4 appelle aussi à la construction et à l’amélioration des infrastructures éducatives, à l’augmentation du nombre de bourses d’études supérieures octroyées aux pays en développement et du nombre d’enseignants qualifiés dans ces pays.

Présentation

Cibles

Cibles de l’ODD4
Titre de la cible Descriptif de la cible
Éducation scolaire 4.1 : D’ici à 2030, faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons suivent, sur un pied d’égalité, un cycle complet d’enseignement primaire et secondaire gratuit et de qualité, qui débouche sur un apprentissage véritablement utile
Soins et éducation préscolaires 4.2 : D’ici à 2030, faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons aient accès à des activités de développement et de soins de la petite enfance et à une éducation préscolaire de qualité qui les préparent à suivre un enseignement primaire
Formation professionnelle et enseignement supérieur 4.3 : D’ici à 2030, faire en sorte que les femmes et les hommes aient tous accès dans des conditions d’égalité à un enseignement technique, professionnel ou tertiaire, y compris universitaire, de qualité et d’un coût abordable
Compétences et accès à l’emploi 4.4 : D’ici à 2030, augmenter considérablement le nombre de jeunes et d’adultes disposant des compétences, notamment techniques et professionnelles, nécessaires à l’emploi, à l’obtention d’un travail décent et à l’entrepreneuriat
Égalité des chances 4.5 : D’ici à 2030, éliminer les inégalités entre les sexes dans le domaine de l’éducation et assurer l’égalité d’accès des personnes vulnérables, y compris les personnes handicapées, les autochtones et les enfants en situation vulnérable, à tous les niveaux d’enseignement et de formation professionnelle
Apprentissages fondamentaux 4.6 : D’ici à 2030, veiller à ce que tous les jeunes et une proportion considérable d’adultes, hommes et femmes, sachent lire, écrire et compter
Éducation au développement durable 4.7 : D’ici à 2030, faire en sorte que tous les élèves acquièrent les connaissances et compétences nécessaires pour promouvoir le développement durable, notamment par l’éducation en faveur du développement et de modes de vie durables, des droits de l’homme, de l’égalité des sexes, de la promotion d’une culture de paix et de non-violence, de la citoyenneté mondiale et de l’appréciation de la diversité culturelle et de la contribution de la culture au développement durable
Accessibilité des établissements scolaires 4.a : Faire construire des établissements scolaires qui soient adaptés aux enfants, aux personnes handicapées et aux deux sexes ou adapter les établissements existants à cette fin et fournir un cadre d’apprentissage effectif qui soit sûr, exempt de violence et accessible à tous
Bourses de formation et d’études supérieures 4.b : D’ici à 2020, augmenter considérablement à l’échelle mondiale le nombre de bourses d’études offertes aux pays en développement, en particulier aux pays les moins avancés, aux petits États insulaires en développement et aux pays d’Afrique, pour financer le suivi d’études supérieures, y compris la formation professionnelle, les cursus informatiques, techniques et scientifiques et les études d’ingénieur, dans des pays développés et d’autres pays en développement
Formation des enseignants (PED) 4.c : D’ici à 2030, accroître considérablement le nombre d’enseignants qualifiés, notamment au moyen de la coopération internationale pour la formation d’enseignants dans les pays en développement, surtout dans les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement

Indicateurs de suivi

Les indicateurs de suivi mondial des 17 Objectifs de développement durable ne conviennent pas nécessairement à la situation et enjeux de chaque pays. Des déclinaisons ont été proposée aux échelles européenne et française.


Où en est la France ?

Enjeux domestiques

Les attentes à l’égard du système éducatif sont fortes et multiples en matière de performance globale, de lutte contre les inégalités et d’insertion professionnelle.

Ainsi France Stratégie identifie-t-il pour les dix prochaines années, des objectifs ambitieux pour l’Éducation nationale en agissant :

  • sur la définition des objectifs assignés à l’École  ;
  • sur l’effort financier de la nation en faveur de l’éducation – de la petite enfance à l’enseignement supérieur – et sur sa répartition ;
  • sur les enseignements dispensés à chaque niveau ;
  • sur l’organisation du système éducatif.

Le ministère de l’Éducation nationale (MEN) est profondément engagé dans la mise en œuvre de l’ODD4. En effet, la Constitution française précise que « l’organisation de l’enseignement public obligatoire gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État ».

L’article L-111-1 du code de l’éducation précise que l’éducation est la première des priorités nationales.

Le service public de l’éducation est dès lors conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. Il contribue à l’égalité des chances et à lutter contre les inégalités sociales et territoriales en matière de réussite scolaire et éducative. Il reconnaît que tous les enfants partagent la capacité d’apprendre et de progresser. Il veille à l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction. Il veille également à la mixité sociale des publics scolarisés au sein des établissements d’enseignement.

Pour garantir la réussite de tous, le système d’enseignement français est fondé sur la gratuité, la laïcité, la neutralité et la liberté d’enseignement ainsi que sur l’obligation scolaire pour tous les enfants de 6 ans à 16 ans français ou étrangers résidant en France.

 

78,9%des étudiants de terminale ont obtenu leur baccalauréat en 2017, un résultat proche de l'objectif fixé par la France de 80% (MEN, 2018).

 

En complément des apprentissages fondamentaux et des enseignement disciplinaires, l’éducation au développement durable (EDD) apparaît indispensable pour une meilleure compréhension des relations entre les questions environnementales, économiques, socioculturelles. L’EDD doit ainsi aider les élèves à mieux comprendre les enjeux liés à :

  • l’interdépendance des sociétés humaines ;
  • la nécessité de faire des choix informés et responsables et d’adopter des comportements corrélés ;
  • l’importance d’une solidarité à l’échelle mondiale.

Enjeux internationaux

L’éducation au cœur de l’ODD4 est la condition de la réussite de l’ensemble de l’Agenda 2030. En effet, l’accès des populations à une meilleure éducation produisant des externalités positives dans de nombreux autres secteurs : la santé et l’espérance de vie, les revenus, la paix, le renforcement de capacités des femmes, l’environnement ; elle favorise en outre les processus démocratiques.

La France a ainsi fait de l’éducation une priorité de son action internationale, en s’engageant sur trois enjeux.

L’amélioration de la qualité de l’éducation d’une part, qui constitue un objectif crucial des politiques des politiques éducatives pour les 15 prochaines années car elle favorise l’inscription massive des enfants, des jeunes et des adultes dans les écoles et autres espaces d’éducation, et permet de réduire le nombre d’abandons scolaires, mais aussi d’éliminer les écarts discriminatoires dans les apprentissages fondamentaux entre les individus. Par ailleurs, une éducation de qualité offre aux élèves les compétences nécessaires à la vie quotidienne, la réussite professionnelle et l’épanouissement individuel, qui brisent le cercle de la pauvreté, et contribuent pleinement au développement de la société.

L’accessibilité de l’école constitue un autre défi majeur, alors que le coût de l’éducation demeure l’une des barrières les plus importantes à l’instruction des populations les plus pauvres.

Ainsi, la Stratégie française pour l’éducation, la formation professionnelle et l’insertion dans les pays en développement 2017-2021 défend le droit de chacune et de chacun à accéder à une éducation de qualité et décline les orientations visant à appuyer l’accès universel à un socle de compétences fondamentales (éducation de base), et le développement de parcours de formation vers l’insertion professionnelle.

Le financement de l’éducation – domestique et international – est une dimension incontournable pour répondre aux besoins éducatifs grandissants, dans un contexte de croissance démographique soutenue dans de nombreuses régions. La France intègre pleinement cette question, en participant activement à plusieurs instances collaboratives, sur les financements innovants pour l’éducation, dans le cadre du Partenariat mondial pour l’éducation, au sein du comité directeur de l’ODD4 de l’Unesco, et via un dialogue stratégique continu avec les bailleurs multilatéraux et bilatéraux.

Chiffres clés

  • En 2015, 87% de jeunes réussissent leurs études secondaires (CAP, BEP, Bac, etc.) (Éducation Nationale, 2017).
  • En 2016, 8,8% des jeunes âgés de 18 à 24 ans résidant en métropole sont des sortants précoces, soit environ 500 000 jeunes. L’objectif européen étant de ne pas dépasser 10% (Éducation Nationale, 2017).
  • Depuis 2000, la France a engagé sur le secteur éducation/formation plus de 2,5 milliards d’euros, contribuant chaque année à la scolarisation d’un million d’enfants et à la formation de 130 000 jeunes (Éducation Nationale, 2017).
  • En 2015, 57 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire sont non scolarisés dans le monde, dont deux tiers sont les filles. 63 millions d’adolescents âgés de 12 à 15 ans sont privés de leur droit à l’éducation (ONU, 2017).
  • 70% de l’aide publique au développement française fléchée vers l’éducation, se concentre dans les pays de l’Afrique Subsaharienne (ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, 2017).

Actions de la France

Action de l’État

« L’école de la confiance » voulue par le gouvernement dès 2017, est la politique éducative nationale visant à ce que 100% des élèves maîtrisent les savoirs fondamentaux à leur entrée en 6ème : une école dans laquelle tous les enfants, indépendamment de leurs origines sociales et territoriales, sauront lire, écrire, compter et respecter autrui à leur entrée au collège. Dans cette perspective, le ministère de l’Éducation nationale (MEN) prévoit la création de 3 881emplois en moyens d’enseignement et ouvre au concours 11 850 postes de professeurs stagiaires, en vue de la rentrée 2018.

Ces mesures sont accompagnées de la mise en œuvre de six volets complémentaires : une éducation artistique et culturelle accessible pour tous (en partenariat avec des associations) ; une école maternelle qui soit une école du langage ; l’enrichissement des enseignements au collège ; la consolidation du baccalauréat ; la revalorisation de la voie professionnelle ; l’accompagnement des lycéens dans leurs choix d’orientation vers l’enseignement supérieur (en partenariat avec des entreprises et organisations professionnelles de tous les secteurs pour renforcer la connaissance des jeunes du monde économique).

Pour une école la plus inclusive possible, la scolarisation des élèves en situation de handicap constitue une priorité. En 2016-2017, 300 815 enfants en situation de handicap ont été scolarisés dans les écoles et établissements relevant du MEN. À l’occasion du comité interministériel du handicap qui s’est tenu le 20 septembre 2017, il a été décidé à l’horizon 2022 :

  • La création de plus de 8 000 postes d’accompagnants
  • La création de 250 unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) en lycées

Un lycéen sur trois est un lycéen professionnel. La France s’engage pour rendre la voie professionnelle plus attractive car porteuse d’insertion, d’excellence et ambassadrice des savoir-faire à la française.

Par ailleurs, le MEN met en œuvre une politique éducative nationale de généralisation de l’éducation au développement fondée sur l’intégration des thèmes et des enjeux du développement durable dans les programmes d’enseignement, dans les formations des enseignants et des personnels d’encadrement, dans les projets des écoles et des établissements scolaires, dans la production de ressources pédagogiques. L’ensemble est soutenu par de nombreux partenariats nationaux et académiques.

Depuis octobre 2017, le gouvernement s’attelle à un vaste chantier : la réforme de la formation professionnelle. Le fonctionnement du compte personnel de formation et des organismes et des organismes paritaires collecteurs agréés devrait être profondément modifié et qui se traduit, notamment, par la réforme de la voie professionnelle.

En complément et parmi les différents cadres dédiés directement ou indirectement à la mise en œuvre de l’ODD4, sont notamment identifiés :

À l’international, les appuis bilatéraux mis en œuvre par l’Agence française de développement (AFD) visent à accompagner les États dans l’amélioration et le pilotage des systèmes éducatifs et de formation pour réduire les inégalités d’accès, notamment entre les filles et les garçons, améliorer le recrutement et la formation des enseignants, développer des infrastructures éducatives de qualité, renforcer les filières porteuses et accompagner les transitions économiques, numériques, environnementales.

Le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères soutient directement des initiatives de renforcement de l’apprentissage du et en français dans de nombreux pays, ainsi que des projets innovants sur des thématiques clefs, telle que l’inclusion et de la scolarisation des jeunes filles. Il est ainsi mobilisé contre les violences de genre en milieu scolaire, sujet sur lequel la France a porté une résolution adoptée par le conseil exécutif de l’Unesco en 2015, et qui fait l’objet d’un projet pilote mené au Cameroun, Sénégal et Togo en partenariat avec l’ONG Plan International (2015-2018).

La France soutient également l’éducation mondiale via le canal multilatéral, à travers ses contributions aux organisations onusiennes, à l’Union Européenne et au Partenariat Mondial pour l’Éducation (PME). Ce dernier constitue l’unique fonds multilatéral dédié à l’éducation. Le Président de la République Emmanuel Macron a fait le choix d’un réengagement massif de la France en faveur du Partenariat, en annonçant une allocation de 200 millions d’euros pour 2018-2020 et se plaçant ainsi au 4ème rang de ses contributeurs.

 

Action des acteurs non-étatiques

L’éducation et la formation sont des activités essentielles, aussi prises en charge par les très nombreux acteurs des collectivités territoriales, des associations, des acteurs du monde économique, des établissements publics et des centres de recherche. Les exemples cités ci-après ne sont pas exhaustifs.

La Ligue de l’enseignement, mouvement d’éducation populaire, accompagne les acteurs éducatifs, les enseignants, les familles, les formateurs et les animateurs, les élus et agents des collectivités locales, pour que le droit d’éducation et de formation profite réellement à tous et tout au long de la vie. L’engagement et l’activité des bénévoles, volontaires et salariés du réseau vise à L’action du mouvement vise à permettre à chacun de faire le choix d’une planète vivable, de sociétés ouvertes, généreuses et responsables, de faire vivre la convivialité et la fraternité, construire de la solidarité et agir contre les inégalités en créant un lien entre les actes de chacun et des combats à l’échelle de l’humanité.

Le réseau Les entreprises pour la Cité met en place des projets pour faciliter l’égalité des chances notamment dans la construction du parcours professionnel et l’accès à l’enseignement supérieur des élèves et étudiants. Les entreprises accueillantes contribuent à l’égalité des genres , l’inclusion sociétale en s’appuyant sur l’immersion en milieu professionnel, l’encouragement à l’entrepreneuriat, le mentorat pour des parcours professionnel de réussite.

Selon ces mêmes principes, les écoles Cuisine, modes d’emplois de Thierry Marx pour une seconde chance sont destinés aux publics en situation de précarité économique et sociale : demandeurs d’emploi de longue durée, bénéficiaires du RSA, jeunes demandeurs d’emploi sans qualification.

Les fédérations sportives scolaires, fédérations et clubs agréés par le ministère chargé des sports, s’engagent également pour favoriser la pratique sportive des élèves.

Les activités d’éducation à l’environnement et au développement durable sont anciennes et déployées sur l’ensemble du territoire française.

Par exemple, l’association Teragir accompagne des organisations de la société dans leurs projets de développement durable par des programmes d’actions, ancrés dans la réalité, qui sont des supports pour comprendre et agir. Par leur diversité, ils permettent à chacun de trouver un espace pour agir : enseignants et parents, élèves et étudiants, consommateurs, élus, personnels de collectivité territoriale, salariés ou dirigeants d’entreprises (…).

Dans le même état d’esprit, Clermont-Ferrand est la première collectivité à initier la dynamique française d’implication aux principes du réseau mondial Unesco des villes apprenantes. Le projet de mandat « Réinventons Clermont » met au cœur de ses politiques publiques les valeurs humanistes et universalistes pour un développement urbain intégrateur et durable. En devenant Ville apprenante de l’Unesco, Clermont-Ferrand devient un acteur à part entière afin de mieux fédérer, reconnaître et transmettre toutes les connaissances (savoirs académiques, professionnels, vernaculaires, familiaux…). Elle institue « l’apprentissage tout au long de la vie » de ses concitoyens comme une condition essentielle de son développement avec le concours de l’Éducation nationale, des universités et des réseaux de l’éducation populaire.

A l’international, la Coalition Éducation regroupe 16 organisations de la société civile françaises (syndicats, associations de solidarité internationale, ONG de défense du droit à l’éducation, organisations d’éducation populaire ) engagées dans la défense du droit à l’éducation pour tous dans le monde. Solidarité Laïque est en le chef de file.

D’autres acteurs travaillent à la croisée des chemins entre la France et l’international, en capitalisant sur les enjeux du développement durable pour sensibiliser les citoyens aux défis globaux et à la solidarité internationale d’une part (comme le réseau Educasol) ; pour les inciter à réaliser un volontariat dans la perspective de compléter un cursus de formation et d’apporter leur pierre à la coopération internationale d’autre part (France Volontaires). En 2015, 35 % des volontaires internationaux français] se sont d’ailleurs engagés dans des missions d’éducation, d’animation, et de formation dans un pays du Sud (Opinion Way, 2017).

Pour aller plus loin

Consulter les ressources liées à l’ODD4 :

S’appuyer sur l’éducation et la formation tout au long de la vie

Lutter contre le changement climatique et protéger l’atmosphère

Lutter contre les inégalités et la pauvreté et assurer la solidarité et la cohésion sociale

 

administrateur Publié le : Jeudi 10 novembre 2022 @ 12:00:45