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[TV/RADIO] semaine du 23 au 29 mars 2019

  RADIO Dimanche 24 mars à 17h00 sur France Culture "Rue des écoles / Être et savoir  - 2019- 55 min."
Dimanche 24 mars à 20h55 sur Gulli "C'est pas sorcier -  xxxx - 5x26 min"
Mardi 26 mars à 22h10 sur ARTE "Le Baron de l'acier - 2018 - 95 min"
Jeudi 28 mars à 21h45 "Méga constructions : le barrage de Venise - 2016 - 55 min"

Et tous les jours sur ARTE : "Xenius"
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claudeBLADOU Publié le : Mercredi 20 mars 2019 @ 18:22:58

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[TV/RADIO] semaine du 16 au 22 mars 2019

Samedi 16 mars à 19h30 sur ARTE "Le dessous des cartes : l'intelligence artificielle , un instrument de puissance ? - 2018 - 15 min"
Samedi 16 mars à 21h00 sur LCP "Ascoval, la bataille de l'acier - 2018 - 95 min"
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Mercredi 20 mars à 23h50 sur RMC Découverte "Tour Eiffel, la grande épopée de la dame de fer - 2014 - 75 min"

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claudeBLADOU Publié le : Jeudi 14 mars 2019 @ 20:10:46

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en 2006 SYSTEME EDUCATIF ET FORMATION DES ENSEIGNANTS EN GRECE Haris Papoutsakis

SYSTEME EDUCATIF ET FORMATION DES PROFESSEURS dans le monde.jpg

1          Principes et structure du système éducatif grec

1.1       Introduction

À l’aube du 21ème siècle, le développement rapide de la connaissance, la globalisation de l’économie, la transformation du processus de production avec l’utilisation des technologies de l’information et de la télécommunication, offrent de nouvelles circonstances et occasions pour le progrès et l’amélioration de la qualité de vie. La nature même des besoins sociaux actuels souligne l’importance de la connaissance, de l’adaptabilité et de l'esprit d'invention. De plus, elle nécessite des qualifications accrues en communication, coopération, réaction rapide aux défis, prise d’initiatives, gestion de choix, etc. Le système éducatif, étant un élément structurel de base responsable de la formation des ressources humaines futures, doit être transformé progressivement afin de relever les nouveaux besoins et défis. Le nouvel environnement exige que le système éducatif forme des gens capables de relever le nouveau défi social en élargissant leurs connaissances à travers l’usage et l’exploitation étendue de l’apprentissage continu, afin de leur permettre d’être intégrés sans difficulté à la vie active. Gardant ce qui précède à l’esprit, et dans le cadre des dispositions du 2ème Cadre Communautaire d'Appui, l’Enseignement grec a connu un changement majeur durant les années 1997-1998. Des établissements comme le Lycée Unifié d’Enseignement Secondaire Supérieur (Eniaio Lykeio), l’Établissement d’Enseignement Technique et Professionnel (TEE), le Centre de Formation Professionnelle (KEK), ainsi que beaucoup d’organisations éducatives importantes ont été rénovées ou créées. Actuellement, dans le cadre des dispositions du 3ème Cadre Communautaire d'Appui, un Programme Opérationnel pour l’Enseignement et la Formation Professionnelle Initiale (PO Éducation II) de six ans (2000-2006) a été mis en place entre l’Union Européenne et le Ministère Grec de l’Éducation Nationale et des affaires religieuses. Ce programme, qui est cofinancé par le fond social européen, le fond européen de développement régional et par des ressources nationales, vise à améliorer la qualité de l’éducation, à prévenir et lutter contre l’exclusion sociale et enfin à constituer un domaine européen intégré d’éducation et d’emploi de haute qualité. Ces buts sont développés en cinq lignes d’action :

  • Promotion des opportunités d’accès au marché de travail pour ceux qui sont menacés d’exclusion sociale.
  • Promotion et amélioration de l’éducation et de la formation professionnelle dans le cadre de l’apprentissage continu.
  • Développement et promotion de l’esprit d'entreprise et de l’adaptabilité des jeunes.
  • Amélioration de l’accès des femmes au marché de travail.
  • Création et amélioration de l’infrastructure pour la mise en œuvre des mesures du fond Social Européen (FSE).

Pendant la mise en œuvre du PO Éducation II jusqu'en 2006, l’infrastructure de l’enseignement en Grèce connaîtra des changements progressifs importants dont l’impact réel est difficilement mesurable à l'heure actuelle.

1.2       Niveaux d’Enseignement

La figure ci-dessous présente le système éducatif général.

education-grece-2.jpg

Figure 6 : le système éducatif grec

Enseignement Préscolaire

En Grèce, l’enseignement préscolaire est dispensé dans les crèches et les écoles maternelles. Les crèches (Vrefonipiakoi Paidikoi Stathmi) s’adressent aux enfants entre deux ans et demi et quatre ans. Les écoles maternelles (Nipiagogeia) concernent les enfants de quatre à cinq ans. Il y a deux types d'écoles maternelles, celles qui fonctionnent en demi-journée et celles qui fonctionnent en journée complète. En ce qui concerne le deuxième type, pour s’inscrire, il faut prouver que les deux parents travaillent. Étant donné que l’enseignement préscolaire n’est pas obligatoire à ce niveau-là, il n’y a pas d’évaluation des activités et des acquisitions des enfants.

Enseignement Obligatoire

En Grèce, l'enseignement est obligatoire pour les enfants âgés de six à quinze ans. Il est dispensé dans les écoles primaires et les écoles d’enseignement secondaire inférieur.

L’école primaire (Dimotiko)

L’école primaire dure six ans et est offerte aux enfants âgés de six à douze ans. Il y a trois types d'écoles primaires : les écoles primaires conventionnelles, les écoles primaires en journée complète et les écoles primaires spéciales, pour les enfants ayant des besoins éducatifs particuliers. L'évaluation au niveau de l’école primaire est basée sur la participation quotidienne des élèves. A la fin de la sixième année, les élèves se voient délivrer le Certificat de Fin d’Études Primaires (Apolitirio Dimotikou). D’après les données statistiques de l’année scolaire 2000-2001, le taux de succès est de 99,85% pour les élèves ayant fréquenté les écoles primaires publiques et de 99,97% pour ceux ayant fréquenté les écoles primaires privées.

École d’enseignement secondaire inférieur (Gymnasio)

D’une durée de trois ans, pour les enfants âgés de douze à quinze ans, les écoles d’enseignement secondaire inférieur sont principalement des écoles de jour mais elles sont également accessibles en cours du soir pour les étudiants qui travaillent ou les adultes. Il y a différents types de Gymnasia qui se distinguent selon leur programme d’études. L’école générale ou conventionnelle constitue la majeure partie des écoles de ce type. L’école ecclésiastique insiste sur l’enseignement religieux. L’école musicale est centrée sur l’enseignement musical. L’école des sports développe l’entraînement physique. Ou encore l’école spéciale mise en place pour les enfants nécessitant des besoins éducatifs particuliers.

A la fin de chacune des trois années scolaires de Gymnasio, les élèves présentent des examens écrits qui portent sur les disciplines scolaires enseignées durant l’année scolaire spécifique, à l’exception de l’Enseignement Physique, la Musique, l’Économie Domestique, les Arts et l’Orientation Professionnelle Scolaire. Les élèves qui ont achevé avec succès leurs études, à la fin de la troisième année, normalement à l’âge de quinze ans, se voient délivrer le Certificat de Fin d’Études Secondaires Inférieures (Apolitirio Gymnasiou). Selon les données statistiques de l’année scolaire 2000-2001, le taux de succès des étudiants ayant fréquenté les Gymnasia publics de jour était de 95,81%, tandis que dans les Gymnasia publics du soir ce pourcentage tombait à 87,60%. En ce qui concerne le domaine privé, le taux de succès aux écoles de Jour était de 99,04% et celui des écoles du soir était de 98,58%.

Enseignement Post-obligatoire Secondaire

Le lycée unifié d’enseignement secondaire supérieur (Eniaio Lykeio : EL)

Le lycée dure trois ans et est ouvert aux élèves de quinze à dix-huit ans. Principalement organisé pour un fonctionnement ordinaire dans la journée, le lycée propose aux étudiants qui travaillent ou aux adultes des cours du soir. Il existe plusieurs types de lycées (Eniaio Lykeio) selon leur programme d’études : le lycée général ou conventionnel, le lycée ecclésiastique qui privilégie l’enseignement religieux, le lycée musical avec un enseignement musical renforcé, le lycée des sports particulièrement consacré à l’entraînement sportif et le lycée spécial qui accueille les élèves ayant des besoins éducatifs particuliers. Les lycées généraux ou conventionnels composent la majorité des établissements. En seconde année de l’Eniaio Lykeio, les étudiants choisissent une des trois filières d’études : théorique (Theoritiki), scientifique (Thetiki) ou technologique (Tehnologiki). En troisième année, les étudiants choisissent à nouveau une de ces trois filières mais pas nécessairement la même que celle choisie durant la seconde année. La filière technologique est divisée en deux sections indépendantes, plus spécialisées : Technologie et Production ou Informatique et Services.

Chacune des trois années du lycée (Eniaio Lykeio) est sanctionnée par des examens finaux écrits qui portent sur les matières enseignées durant l’année scolaire, à l’exception de l’Enseignement Physique, la Musique, la Technologie, les Arts et l’Orientation Professionnelle Scolaire. En première année, ces examens sont organisés en interne par le lycée. En deuxième et troisième années, une part de ces examens fait l’objet d’une évaluation nationale, l’autre part relève de l’organisation interne de l’établissement. Les étudiants qui achèvent leurs études avec succès au lycée obtiennent le Certificat de Fin d’Études de Lycée Unifié d’Enseignement Secondaire Supérieur (Apolitirio Eniaiou Lykeiou). D’après les données statistiques pour l’année scolaire 2000-2001, 97,47% des étudiants ont terminé avec succès leurs études en suivant les cours des lycées publics (Eniaia Lykeia) de jour et 95,00% des élèves qui fréquentent les cours du soir de ces mêmes lycées publics. En ce qui concerne les lycées privés, les pourcentages sont respectivement de 99,27% et 99,28%.

Les établissements d’enseignement technique (Tehniko Epangelmatiko Ekpaideftirio : TEE)

Les établissements d’enseignement technique offrent des formations à des élèves normalement âgés de quinze à dix-huit ans, d’une durée de deux ans pour le cycle A et de trois ans pour le cycle B. Les établissements publics offrent, en complément de leur fonctionnement ordinaire dans la journée, des cours du soir alors que les établissements privés n’offrent pas de cours du soir. Un certificat indépendant est délivré pour chaque cycle. Les domaines suivants, répartis en spécialisations particulières, sont enseignés dans les deux cycles : soins esthétiques et coiffure, arts appliqués, construction, électricité, électronique, santé et aide sociale, textiles et habillement, construction mécanique, informatique et réseaux, navigation et agences maritimes, applications chimiques de laboratoire ou encore agronomie, produits alimentaires et environnement.

Les étudiants qui terminent avec succès le cycle A d’un établissement d’enseignement technique obtiennent un certificat de deuxième cycle après avoir réussi les examens organisés par l’établissement. Ceux qui terminent avec succès le cycle B obtiennent un certificat de troisième cycle après avoir réussi les examens organisés par l’école. Le taux de réussite dans le cycle B, toutes options confondues, est de 93,73% selon les données statistiques 2000-2001.

Tous les établissements en charge de l’enseignement obligatoire et post-obligatoire sont soit publics financés par des fonds publics, soit privés, financés par des frais de scolarité payés par les élèves ou leur famille. Il est habituel que les associations de parents collectent des fonds parmi leurs membres pour financer l'équipement d'une école ou d'un collège.

Les élèves qui ont des difficultés d’apprentissage dans l’enseignement primaire et secondaire (Écoles d’enseignement secondaire inférieur et supérieur ou les TEE) suivent un enseignement renforcé (Enishitiki Didaskalia) dans les disciplines scolaires essentielles qui a lieu en dehors du programme d’études et de l’horaire régulier

Enseignement Post secondaire

Différentes possibilités sont offertes aux étudiants qui décident de continuer une formation post secondaire.

Les Instituts de Formation Professionnelle (Instituta Epangelmatikis Katartisis : IEK)

Les étudiants qui fréquentent les instituts de formation professionnelle viennent des lycées (Eniaia Lykeia) ou des (Tehnika Epangelmatika Ekpaideftiria). Leur formation dure quatre semestres. Cette durée est réduite à deux semestres pour les étudiants qui continuent leur spécialisation dans le même domaine que celui qu’ils étudiaient dans un établissement d’enseignement technique. Quelques élèves issus des écoles d’enseignement secondaire inférieur (Gymnasio) peuvent être admis directement pour préparer certaines spécialisations. L’admission dans un institut de formation professionnelle (IEK) public s’appuie sur un système de points. Parmi les critères pris en compte pour l’admission, on relèvera la note obtenue au certificat de fin d’études scolaires, l’âge, l’expérience professionnelle précédente et la situation familiale (notamment le nombre de frères et sœurs dans la famille). Sans âge limite à l’admission, les étudiants ont entre dix-neuf et vingt-deux ans. Les options principales enseignées dans les instituts de formation professionnelle sont la technologie agricole, denrées et breuvages, mécanique, électricité et électronique, habillement et chaussures, industrie chimique, construction et travaux similaires, tourisme et transports, services financiers et administratifs, informatique, télécommunications et réseaux, culture  et sports, arts appliqués, énergie et environnement, soins de santé et soins esthétiques, services sociaux ou encore communications et médias.

L’évaluation des élèves des instituts de formation professionnelle se déroule en deux phases différentes. La première phase est une évaluation continue au cours des enseignements. Ceux qui réussissent obtiennent une attestation de formation professionnelle ; ce certificat leurs permet de participer à la seconde phase d’évaluation. La deuxième phase leur permet d'acquérir un diplôme de formation professionnelle.

Les instituts publics de formation professionnelle sont soumis à la surveillance administrative et financière d’un organisme pour l’éducation et la formation professionnelle (Organismos Epangelmatikis Ekpedefsis & Katartisis : OEEK). Les frais de scolarité s’élèvent à environ deux cents euros par semestre. En revanche, les frais de scolarité des instituts privés de formation professionnelle sont supportés par les étudiants.

L’enseignement technologique supérieur (Anotati Ekpaedefsi)

L’enseignement technologique supérieur est dispensé dans les universités (Panepistimia), les écoles polytechniques (Politehnia), les établissements d’enseignement technologique supérieur (Anotata Technologika Idrimata : TEI), l’école supérieure de pédagogie et d’éducation technologique (Anotati Sholi Paedagogikis ke Tehnologikis Ekpaedefsis : A.S.PAI.T.E.) ou encore dans les écoles supérieures des Beaux-arts (Anotati Sholi Kalon Tehnon). Actuellement, la durée de l’Enseignement Supérieur est de huit, dix ou douze semestres, en fonction du domaine d’étude. Les étudiants sont admis dans un établissement d’Enseignement Supérieur en fonction des notes obtenues aux examens nationaux de fin de seconde et de troisième année du Lycée Unifié d’Enseignement Secondaire Supérieur (Lykeio) ou à la fin de la troisième année des établissements d’enseignement technique (Tehnika Epangelmatika Ekpaideftiria). Par ailleurs, les étudiants de vingt-deux ans et plus peuvent être admis à l’université ouverte hellénique (Elliniko Anoihto Panepis). L’admission s’effectue par tirage au sort. Tous les établissements mentionnés ci-dessus sont financés par des fonds publics.

1          L’éducation technologique et la formation professionnelle

1.1       L’enseignement technologique dans les écoles générales

Le premier contact des étudiants avec l’enseignement technologique et la formation professionnelle a lieu dès l’école d’enseignement secondaire inférieur (Gymnasio) dans le cours Informatique/Technologie dispensé deux fois par semaine au cours des deux premières années et une fois par semaine en troisième année. En troisième année, cet enseignement est complété par un enseignement hebdomadaire obligatoire, l’orientation professionnelle scolaire (Sholikos Epangelmatikos Prosanatolismos : SEP).

Au lycée unifié d’enseignement secondaire supérieur (Eniaio Lykeio : EL), la technologie est obligatoire en première année et est enseignée deux fois par semaine. L’enseignement de l’orientation professionnelle scolaire (Sholikos Epangelmatikos Prosanatolismos) est obligatoire et est enseigné une fois par semaine seulement pendant le deuxième semestre de la première année.

Les étudiants ne sont pas évalués par un examen écrit en fin de l’année, dans aucune des matières mentionnées ci-dessus. L’orientation professionnelle scolaire reste un enseignement théorique à l’école d’enseignement secondaire inférieur (Gymnasio) et en première année du lycée (Eniaio Lykeio) même si les élèves visitent des entreprises et des lieux de travail, de temps en temps. L’enseignement de la technologie et l’orientation professionnelle scolaire ont été intégrées dans les programmes d’enseignement lorsque les bureaux d’orientation professionnelle scolaire ont été mis en place dans les établissements secondaires, lors de la reforme éducative de 1997-1998.

Bien que récemment l’on note une légère amélioration, ces enseignements ne sont pas très bien perçus que ce soit par les élèves, les enseignants ou la communauté éducative en général. Les bureaux d’orientation professionnelle scolaires ouverts dans établissements éducatifs secondaires ont été financés par des fonds européens, définis selon les lignes directrices du deuxième cadre communautaire d'appui ; ils ont commencé à fonctionner en 1997. On compte, actuellement, plus de soixante-dix centres de conseil et d’orientation professionnelle (Kentra Symvouleftikis ke Prosanatolismou : KE.SY.P) qui sont implantés dans les grandes villes du pays et deux cents bureaux d’orientation professionnelle scolaire qui fonctionnent au sein des écoles. Ainsi, ce sont près de deux mille six cents enseignants formés qui travaillent dans ces bureaux. Un projet vise à porter le nombre de bureaux à trois cent trente dont une soixantaine aurait pour but de développer les relations entre les établissements d’enseignement technique et l’industrie.

Tous les élèves, quelle que soit leur filière, au cours d’une des deux dernières années du lycée (Eniaio Lykeio), peuvent choisir de suivre un enseignement bihebdomadaire optionnel d’applications informatiques. Au-delà de cette option informatique, les élèves de troisième année du lycée peuvent choisir une des options suivantes, enseignées deux fois par semaine : histoire de la science et de la technologie, technologie et développement, technologie des systèmes informatiques et des systèmes opérateurs, réseaux multimédia ou encore utilisation de logiciels. Les élèves de la filière technologique (Tehnologiki Katefthinsi) au lycée suivent un cours bihebdomadaire de technologie de la communication durant la deuxième année. En troisième année, ces élèves suivent des cours de technologie électrique deux fois par semaine, dans le cadre des enseignements de technologie et production. Dans le cadre de l’enseignement informatique et services, des cours bihebdomadaires initient les élèves au développement des applications dans un environnement informatique. Tous les enseignements obligatoires associés à l’informatique sont très théoriques ; ils rencontrent un écho favorable au sein de la communauté éducative et au-delà, principalement du fait de leur inclusion dans le système d’évaluation nationale. En revanche, dès lors qu’ils deviennent optionnels et qu’ils ne font donc pas l’objet d’une évaluation, ils sont considérés peu importants et donc dévalorisés. L’équipement des laboratoires nécessaire pour les enseignements de Technologie est financé conjointement par des Fonds Communautaires et Nationaux.

1.2       Formation Professionnelle Initiale

Les établissements d’enseignement technique (Tehnika Epangelmatika Ekpaideftiria : TEE)

Les principaux vecteurs de la formation professionnelle dans le système éducatif grec, au niveau de l’enseignement secondaire, sont les établissements d’enseignement technique et professionnel. Mis à par la consolidation des connaissances générales, l’objectif des TEE est d’enseigner des techniques modernes et spécialisées, de permettre l’acquisition de connaissances professionnelles et de développer des qualifications professionnelles. Il s’agit de faciliter l’accès aux étudiants diplômés d’entrer dans le marché du travail avec une formation suffisante leur permettant de contribuer à l’amélioration qualitative et quantitative de la production. Pour atteindre cet objectif, le programme national d’études pour les TEE est structuré comme suit :

  • en première année du cycle A, on offre aux étudiants 14 heures d'enseignement général et 20 heures de spécialisation technique par semaine ;
  • En deuxième année du cycle A, on offre aux étudiants 10 heures d'enseignement général et 24 heures de spécialisation technique par semaine ;
  • En troisième année du cycle B, il y a 8 heures d'enseignement général et 26 heures de spécialisation technique par semaine.

Pour résumer, les matières techniques représentent environ 60% du programme d’études du cycle A et 65% du cycle B. Toutes les disciplines de spécialité sont obligatoires.

En général, les TEE sont considérés par la société comme des écoles ayant un statut largement inférieur aux lycées (EL). Néanmoins, leur but spécifique étant de fournir des connaissances techniques, professionnelles et de promouvoir des qualifications afin de faciliter l’entrée de jeunes gens sur le marché de travail, l’ensemble des matières techniques jouissent d’une considération importante.

 Les élèves qui ont achevé avec succès le cycle A, peuvent obtenir un certificat pour exercer un métier, poursuivre une spécialisation correspondante au cycle B d’un TEE, ou encore accéder à la seconde année des lycées (Eniaio Lykeio). Ceux qui ont achevé avec succès le cycle B obtiennent un certificat de troisième cycle, après avoir réussi les examens internes. Dès lors, ils peuvent obtenir un certificat pour exercer un métier. Ils peuvent également entrer, par ordre de mérite, dans un institut de formation professionnelle (I.E.K.) afin de suivre une spécialisation correspondant à celles qu’ils viennent de suivre, ou encore poursuivre dans un établissement d’enseignement technologique supérieur (T.E.I.) en fonction de leurs résultats aux examens nationaux.

Les quelques données quantitatives suivantes démontrent la portée des efforts déployés par les administrations éducatives pour développer les établissements d’enseignement technique au cours des dernières années. En 2002-2003, dans toute la Grèce, il y avait quatre cent cinquante-neuf TEE et cent vingt-trois centres scolaires de travaux pratiques (Sholika Ergastiriaka Kentra : SEK). On comptait ainsi pour cette année là l’ouverture de huit nouveaux TEE et deux SEK. La fréquentation des TEE est passée de cent trente deux mille quatre cent cinquante-deux élèves en 2001-2002 à cent quarante cinq mille en 2002-2003. Quatre cent soixante-dix-huit nouveaux programmes ont été créés depuis 1999 de façon à adapter l’offre de formation aux exigences éducatives et cognitives modernes. Dans le même laps de temps, ont été publiés quatre cent soixante-quatre ouvrages et guides d’enseignement. Répondre à la demande d’évolution en matière de publication scolaire suppose d’éditer six cent trente-huit livres afin de couvrir les six cent vingt-quatre disciplines enseignées en 2002-2003 dans ces établissements. Au cours de cette seule année, cent soixante-huit nouveaux projets d’ouvrages scolaires. Le développement des équipements informatiques est également significatif de l’évolution de ces enseignements ; trois cent seize TEE sont déjà équipés de laboratoires informatiques. Le nombre d’ordinateurs par étudiant est passé d’un ordinateur pour cinquante-et-un étudiants en 1999 à un pour vingt en 2001, puis un pour treize en 2002 pour atteindre un pour sept en 2003.

Cet important apport matériel a été associé à un important effort de promotion du statut de l’enseignement technique et professionnel tout autant dans le système éducatif ou dans l’environnement social et professionnel. Cette promotion s’appuie sur une série d'interventions institutionnelles parmi lesquelles l’adoption d’une motion réduisant la durée des études des cours du soir dans les TEE de quatre années et demie à quatre années, l’application d’une loi créant une équivalence entre les diplômes de second cycle des TEE et ceux délivrés par les lycées (Eniaio Lykeio) ouvrant ainsi à ces élèves l’accès aux emplois publics requérant une qualification d’enseignement secondaire, l’adoption d’une loi instituant une couverture des élèves des TEE lorsqu’ils effectuent des périodes de formation pratique en entreprise ou encore la reconnaissance de droits professionnels pour trente-six domaines de spécialisation qui vont être étendu à treize autres domaines sur un total de quatre-vingt-quatre domaines pour l’ensemble des formations des cycles A et B. Un département spécifique de la direction des enseignements secondaires a défini un ensemble de spécifications pour l’aménagement des bâtiments et les équipements de laboratoires nécessaires. Sur cette base, soixante-deux TEE et vingt-et-un SEK vont être construits. Enfin, ce département vient de publier des guides d’équipements à l’usage des autorités régionales ; ce guide détermine les équipements nécessaires pour mettre en œuvre les enseignements de laboratoire à partir des programmes et des horaires.

Cette importante campagne de développement va être relayée par la mise en œuvre des actions du troisième cadre communautaire d’appui qui va être abondé de cinq cent cinquante trois millions d’euros consacrés au développement de l’enseignement technique. Dans ce cadre, un certain nombre de programmes est prévu ou engagé. Ainsi, la formulation du plan d'action opérationnel pour l’enseignement professionnel technique  est terminée. On notera également le développement et la mise en œuvre des programmes des projets éducatifs, la formation des enseignants des TEE et des SEK afin de les aider à s'adapter aux changements induits par l'amélioration des établissements (le premier cycle de formation pour les professeurs-pilotes a déjà été organisé), la mise en place de portails et des sites de création d’entreprise afin d'encourager et soutenir l'esprit d'entreprise des jeunes, le développement de formations à l'esprit d'entreprise, la mise en œuvre de programmes d'orientation professionnelle dans les unités éducatives des TEE, la poursuite des équipements des TEE et des SEK, l’évaluation des actions pilotes. Cet ensemble de projets va être complété par une série d’appels d’offres concernant l’accroissement de la communication sur le rôle de l’enseignement professionnel technique, le développement de la formation des professeurs à l’utilisation pédagogique des équipements de laboratoire et à l’accroissement de leurs compétences, la mise en place d'un plan pour l’introduction des technologies informatiques et de réseaux, le développement de logiciels éducatifs dédiés au soutien éducatif des enseignements dispensés, mise en œuvre d’un portail Internet assurant la diffusion de ressources à distance de matériel éducatif

Les Instituts de Formation Professionnelle (Instituta Epangelmatikis Katartisis : IEK)

Les instituts de formation professionnelle sont un autre vecteur essentiel de développement de l’enseignement technologique en Grèce. En 1992, en application de directives européennes, deux éminentes organisations ont été établies pour soutenir le développement de l’Enseignement Professionnel : le système national d’éducation et de formation professionnelle (Ethniko Systima Epangelmatikis Ekpedefsis ke Katartisis (ESEEK) et l’organisme pour l’éducation et la formation professionnelle (Organismos Epangelmatikis Ekpedefsis ke Katartisis : OEEK). Cette dernière organisation est en charge de la création et du fonctionnement des IEK. Jusqu’à présent, il n’existait qu’une législation professionnelle pour seulement 5% des métiers concernant les spécialisations enseignées dans les lycées techniques et professionnels (Technika Epangelmatika Lykeia : TEL), dans les lycées polyvalents unifiés d’enseignement secondaire supérieur (Eniaia Polykladika Lykeia : EPL) ou dans les écoles techniques et professionnelles (Technikes Epangelmatikes Sholes : TES)

L’intégration de la Grèce, en 1993, à l’Union européenne et la mobilité européenne des travailleurs ont révélé la faiblesse des programmes grecs d’enseignement technique et de formation professionnelle ; les étudiants sortaient des formations sans qualification substantielle et formelle. C’est pour pallier ce déficit qu’ont été créés le 1er février 1993 les instituts de formation professionnelle (IEK). Quatorze IEK publics ont été ouverts à titre expérimental le 1er septembre 1992. On en compte cent-quarante aujourd’hui. Cette offre dans le public est complétée par une centaine d’IEK privés ; les premiers ont commencé à fonctionner dès l’hiver 1993. Les établissements privés préparent aux mêmes spécialisations selon les mêmes programmes d’études que ceux du public. Ce sont ainsi trente quatre milles élèves qui fréquentent les établissements publics et l’on en compte plus de vingt mille dans le privé. L’organisme pour l’éducation et la formation professionnelle a habilité environ cent cinquante programmes d’études qui sont mis en œuvre par les établissements du public et du privé. À titre d’exemple, les enseignements dispensés aux étudiants dans la spécialité comptabilité bureautique du domaine sciences économiques et de gestion sont la comptabilité générale, la comptabilité analytique, la comptabilité corporative, la comptabilité appliquée à l'impôt, la comptabilité informatisée, les applications de comptabilité, le droit, la fiscalité, la gestion des entreprises, les techniques de transaction, les mathématiques financières, les statistiques, l’anglais, l’informatique, le traitement de texte, le tableur. Cette description sommaire des disciplines qui composent la formation des étudiants donne une indication de l’étendue des connaissances que les étudiants acquièrent durant leurs études.

Par décision du ministère de l’éducation nationale et des affaires religieuses, (YPEPTH), une période optionnelle de six mois d’apprentissage a été introduite pour les diplômés des IEK publics et privés. Cette période est validée comme expérience professionnelle. Cette période peut se dérouler dans des entreprises du secteur public, du secteur privé ou dans toutes entités légales fonctionnant en vertu de la loi publique ou privée. Pour faciliter cette mise en place, l'organisme pour l’éducation et la formation professionnelle (OEEK) a institué six milles postes d'apprentissage, dont trois milles sont subventionnés ; ces offres subventionnées sont accessibles aux seuls diplômés des IEK publics placés sous la juridiction du Ministère de l’Éducation Nationale et la subvention n'excède pas le montant total des dépenses engagées par l'étudiant.

1.3       Formation Professionnelle Continue

La formation professionnelle continue inclut toutes les activités de formation professionnelle organisée en dehors du système éducatif et du système initial formel de formation professionnelle. En Grèce, elle est dispensée par une pléthore d’organismes qui se concentrent sur des groupes spécifiques de population, et elle est gérée par divers ministères. Le cadre institutionnel existant est orienté vers quatre catégories : la formation des chômeurs, la formation des ouvriers du secteur privé, la formation des ouvriers du secteur public élargi ainsi que la formation des groupes socialement désavantagés. Les programmes de formation professionnelle sont généralement de courte durée et le volume horaire des enseignements est directement lié à la spécialité, au contenu du programme d’études et au groupe auquel le programme est destiné. Les établissements grecs du secteur public et privé qui fournissent des programmes de formation professionnelle continue sont les centres de formation professionnelle (Kentra Epangelmatikis Katartisis : KEK), les centres de formation professionnelle de l’organisme pour l’emploi et la main d’œuvre (Organismo Apasholisis Ergatikou Dynamikou : OAED).

Les centres de formation professionnelle (Kentra Epangelmatikis Katartisis : KEK)

Les centres publics ou privés de formation professionnelle organisent des programmes de formation continue visant l’harmonisation emploi/formation, la lutte contre l’exclusion sociale, la réinsertion des chômeurs, la formation des travailleurs indépendants ou des groupes sociaux particuliers ou encore la formation interne aux entreprises. Les programmes de formation professionnelle continue articulent formation théorique et périodes d’apprentissage pratique dans les entreprises. Les stagiaires perçoivent un financement pour la durée du programme choisi.

L’évaluation des stagiaires s’appuie sur les programmes d’étude de la formation. Lorsqu’ils satisfont aux conditions d’évaluation, les stagiaires reçoivent un certificat de présence. Les centres publics ou privés de formation professionnelle sont accrédités par le centre national d’accréditation des structures de formation professionnelle continue et de services connexes d’appui (Ethniko Kentro Pistopoiisis Domon Synehizomenis Epagelmatikis Katartisis ke Synodeytikon Ypostiriktikon Ypiresion : EKEPIS). Ce centre est placé sous la juridiction du ministère de l’emploi et de la protection sociale.

Les centres de formation professionnelle de l’organisme pour l’emploi et la main d’œuvre (Organismo Apasholisis Ergatikou Dynamikou : OAED)

En plus des centres de formation professionnelle (KEK), un réseau de cinquante-sept centres de formation professionnelle, répartis sur l’ensemble du territoire, ont pour objectif spécifique de répondre à l’évolution des besoins de qualifications professionnelles du marché de travail. Ces centres sont placés sous l’autorité de l’organisme grec pour l’emploi et la main d’œuvre (Organismo Apasholisis Ergatikou Dynamikou : OAED). Cet organisme a été créé par la loi 212/1969 et revu en 1990 et 1998. Il est dirigé par le ministère de l’emploi et de la protection sociale et accueille toutes les personnes de quinze à cinquante ans. Ses domaines d’intervention sont, d’une part, l’orientation professionnelle de la population en fonction d'alternatives professionnelles offertes par les administrateurs et les conseillers spécialisés et, d’autre part, la formation professionnelle des ouvriers visant à les spécialiser aux procédés de production. Cet organisme fournit et promeut l'orientation et la formation professionnelles sous deux formes complémentaires :

  1. la formation initiale dans ses propres établissements de formation professionnelle, soit des dispositifs d’apprentissage dans des centres techniques-professionnels, soit des établissements de formation professionnelle ;
  2. la formation professionnelle continue, incluant les programmes suivants : programmes de formation des chômeurs, programmes de formation des employés d’entreprises en conformité avec le système national de certification (destiné à augmenter la productivité des employés et par conséquent la compétitivité des entreprises), programmes pilotes de formation des travailleurs indépendants, programmes de d'aide aux chômeurs pour trouver un emploi après une formation, programmes d’aide aux personnes en danger d'exclusion sociale, programmes dans le cadre de l'exclusion sociale, programmes pilotes pour les chômeurs et les jeunes sortis du système éducatif sans diplôme, programme de création d’un fonds pour l’emploi et la formation professionnelle (Logariasmo gia tin Apasxolisi ke tin Epangelmatiki Katartisi : LAEK).

L’éducation continue des adultes

En 2001, le secrétariat général pour l’éducation populaire (Geniki Grammateia Laikis Epimorfosis) est devenu le secrétariat général pour l’éducation des adultes (Geniki Grammateia Ekpaidefsis Enilikon : SGEA) ; il a vu ses responsabilités élargies. Le SGEA agit dans le domaine de l'éducation des adultes et ses actions portent sur l'enseignement tout au long de la vie. Elles visent à aider des adultes au développement des compétences nécessaires pour faire face à l’évolution des demandes dans le domaine de l’activité socio- économique. Depuis 2001, le SGEA dirige l'institut d’éducation continue pour adultes qui apporte un soutien technologique et scientifique dans le cadre de la promotion de l’éducation tout au long de la vie. Quatre centres de formation professionnelle initiale fonctionnent dans les municipalités de Moshato, Haidari, Agii Anargiri, et Mandra, près d'Athènes. La municipalité d'Agii Anargiri a ouvert un centre supplémentaire de formation professionnelle, en accord avec la commission préfectorale d'Athènes de formation des adultes, centre dans lequel les jeunes reçoivent une formation initiale dans les domaines suivants : installation de systèmes photovoltaïques, installation de systèmes solaires de chauffage et de climatisation, installation d’éoliennes, ou encore installation de systèmes au gaz naturel. Ces programmes visent les populations de chômeurs, les femmes, les parents, les gens du voyage, les immigrés, les rapatriés, les réfugiés, les prisonniers ou les ex-contrevenants, les ex-toxicomanes, les personnes du troisième âge, les jeunes menacés par l’exclusion sociale.

Collèges Privés

Les collèges privés sont des établissements de formation privés accessibles aux diplômés des lycées (Lykeio) et des écoles d’enseignement secondaire inférieur (Gymnasio). La scolarité, théorique et pratique, varie de un à quatre ans suivant le niveau de formation. Ces collèges ne sont pas sous la responsabilité éducative du ministère grec de l’éducation nationale et des affaires religieuses. Une partie de ces collèges est associée à des Universités étrangères en vue de délivrer des diplômes de niveau universitaire. Cependant, le centre inter universitaire de reconnaissance des titres d’études étrangers n’identifie pas ces diplômes comme équivalents à ceux délivrés par les universités publiques grecques et les instituts d’enseignement technologique de niveau supérieur.

2          Formation pour enseignants d'éducation technologique et formateurs de formation professionnelle

2.1       L’école supérieure de la pédagogie et de l’education technologique (Anotati Sholi Pedagogikis ke Tehnologikis Ekpedefsis : ASPAITE)

Cet établissement d'enseignement tertiaire a été créé en juin 2002 en lieu et place de l’école pour la formation des enseignants de formation professionnelle et technologique (Sholi Ekpedeftikon Litourgon Epangelmatikis ke Tehnologikis Ekpedefsis : SELETE). C’est la seule organisation reconnue habilitée à former les enseignants des disciplines techniques et professionnelles pour l'enseignement secondaire. Avec les TEI, les établissements d’enseignement technologique supérieur, l’ASPAITE constitue la branche technologique de l’enseignement supérieur. Pour cela, il s’appuie sur deux secteurs distincts :

  1. Le secteur des facultés technologiques qui forment les ingénieurs électriciens, mécaniciens, électroniciens, des travaux civils d'infrastructures, du bâtiment ;
  2. Le secteur des Études Générales, qui inclut le département général d’études pédagogiques et le département général d’études générales. Le département général d’études pédagogiques offre des programmes d'une année de formation pédagogique, de spécialisation sur l'orientation technologique ou encore de spécialisation à la technologie générale.

L’ASPAITE se compose d’un siège central, implanté à Marousi (Athènes), et cinq succursales implantées dans les villes de Thessaloniki, Patras, Ioannina, Volos et Héraklion (Crète)

2.2       Description Générale et Programmes Offerts par l' ASPAITE

Les étudiants intègrent les facultés technologiques de l'ASPAITE à l’âge de dix-huit ans après avoir terminé l'école secondaire supérieure et sur la base d’un concours général d'entrée national. Les effectifs sont fixés, comme tous les autres établissements d'enseignement tertiaire, annuellement par le ministère de l’éducation nationale. À ce dispositif général, s’ajoute un accueil de quelques diplômés d’établissements d’enseignement supérieur tertiaire sur la base d’un examen d'entrée.

Les études dans les facultés technologiques de l'ASPAITE durent quatre années. Elles offrent une formation pédagogique, scientifique et technologique aux futurs ingénieurs électriciens, mécaniciens, électroniciens, de génies civils d'infrastructures et du bâtiment. Dans les facultés d’études générales de l'ASPAITE, le programme annuel de formation pédagogique (Etisio Programma Pedagogikis Katartisis : EPPEK) offre des enseignements afin de leur permettre d’acquérir la qualification d’enseignant en technologie et éducation professionnelle pour l’enseignement secondaire. L'admission dans ces programmes se fait sur la base d’un système de notation selon un ensemble de critères objectifs. L’obtention de la qualification correspondant au Cycle A (voir 3.3. ci-dessous) suppose, pour un étudiant, d’avoir réussi aux examens dans toutes les matières offertes durant les huit semestres avec une présence effective, présenté avec succès un mémoire de fin d’études, accompli avec succès certains exercices pratiques prédéterminés et rempli avec succès les conditions de la formation pratique de spécialisation. À l’issue du Cycle A et pour acquérir le niveau fixé pour le Cycle B (niveau qui comprend soit une qualification au programme d'éducation spécifique, soit à la spécialité de l’orientation technologique), un étudiant doit avoir réussi aux examens dans chacune des disciplines d’enseignement du programme spécifique des deux semestres et avoir été présent. La faculté d’études générales n'accrédite aucun degré. Sur la base de ces parcours de formation, les diplômés sont éligibles à l’un des certificats suivants : le Certificat d’aptitude pédagogique, le Certificat de formation ou de spécialisation

2.3       Description des études et qualifications obtenues

Les études dans les facultés technologiques de l'ASPAITE comportent deux cycles. Les étudiants admis conformément aux procédures mentionnées ci-dessus, suivent d’abord le cycle A d’une durée de huit semestres. Un succès dans le cycle A leur permet d’obtenir un diplômes équivalent à ceux délivrés par les instituts supérieurs de l’éducation technologique (TEI). Une fois terminé avec succès ce cycle, les étudiants diplômés du cycle A suivent, pour deux semestres, soit le cycle B des TEI, soit un programme spécial à l’ASPAITE. Chaque année universitaire se décompose en deux semestres indépendants, un d'hiver et un d’été, comptant quatorze semaines d’enseignements. Après ces cinq années d’études, les étudiants peuvent prétendre obtenir l’un des deux diplômes suivant : le diplôme de base d'éducation pédagogique et technique  (Cycle A) qui leur permet d’enseigner leur spécialité disciplinaire dans l'enseignement secondaire ou le diplôme de spécialiste de l’orientation technologique (Cycle B) dans une spécialité donnée, diplôme équivalent au diplôme d'un institut d’enseignement technologique (TEI). Quarante disciplines sont enseignées dans le cycle A réparties en disciplines technologiques, telles que les mathématiques, la physique etc., dont l’enseignement s’étale sur cinq semestres et les disciplines pédagogiques qui sont réparties sur deux semestres. Tous les enseignements sont obligatoires à l’exception d’un groupe d’enseignements optionnels tels que les langues étrangères (une ou deux), la langue grecque, les mathématiques générales… Les enseignements se répartissent en quatre groupes : les disciplines d'infrastructure générale (qui représentent 20% à 30% du programme d’étude global), les disciplines d'infrastructure spécifique (qui représentent 25% à 40% du programme d’étude global), les disciplines de spécialité (qui représentent 25% à 35% du programme d’étude global) et un ensemble regroupant la gestion, l’économie, le droit et les sciences humaines (qui représente 10% à 20% du programme d’étude global). Le programme d’étude complet est présenté dans le module de formation ci-après.

Le Ministère de l’Éducation Nationale contrôle les formations dispensées dans les différents établissements. La formation, qui se déroule habituellement l'après-midi, est composée d’enseignements théoriques, d’ateliers, de travaux pratiques et est déclinée en modules semestriels qui valent chacun trente unités. Les cours durent normalement quarante-cinq minutes, les travaux d’ateliers peuvent durer jusqu’à trois heures. La présence à tous les cours est obligatoire.

2.4       Relations ASPAITE-entreprises

Dans chaque ASPAITE est installé un bureau des carrières dont le financement a été assuré par les 1er et 2ème Cadre Communautaire d’Appui. Ce bureau a pour objectif d’établir des relations entre l’école et les entreprises ; il joue un rôle essentiel dans le développement de ces entreprises et donc dans l'économie nationale. C’est un lieu de conseil pour les étudiants afin de les aider dans leurs choix d’orientation vers les domaines de spécialités pour lesquels il y a des disponibilités. Pour ce faire, le bureau des carrières analyse et suit au plus près les tendances du marché du travail. Ce bureau informe, d’une part, les entreprises des domaines de spécialités développés par l’ASPAITE et des qualifications de ses étudiants et, d’autre part, les étudiants et les diplômés des opportunités d'emploi, des tendances et des perspectives concernant le marché du travail. Au-delà de ce travail d’information, le bureau encourage ses étudiants à faire leur formation pratique dans des entreprises. Enfin, il informe les étudiants de troisième cycle, des cours et des séminaires de formation en Grèce ou à l'étranger, et il offre des conseils d'orientation sur des carrières et des entreprises.

2.5       Assistance financière aux étudiants

Les étudiants ne reçoivent pas d'aide financière directe. Toutefois, ils reçoivent gratuitement les livres et peuvent bénéficier de bourses en fonction de leur progrès scolaire et de leur statut financier. En fonction de leurs revenus financiers, les étudiants peuvent accéder à la gratuité des repas et à des logements à des prix préférentiels. Pour ceux qui ont des bas revenus, ils peuvent obtenir un prêt, des coupons de transport publics à moitié prix ainsi que les soins médicaux gratuits, incluant les soins de base et les soins spécialisés.

3          Glossaire des termes et abréviations

  • Anotata Ekpaideftika Idrymata (AEI) : Établissements d’Enseignement Supérieur. Le terme se réfère aux Universités et aux établissements éducatifs de niveau universitaire d’enseignement supérieur (4-6 ans d’études).
  • Anotata Technologika Idrimata (TEI) : Établissements d’Enseignement Technologique Supérieur
  • Anotati Ekpaedefsi : Enseignement Supérieur
  • Anotati Sholi Kalon Tehnon (ASKT) : École Supérieure des Beaux-arts
  • Anotati Sholi Paedagogikis ke Tehnologikis Ekpaedefsis (ASPAITE) : École Supérieure de la Pédagogie et de l’Éducation Technologique
  • Apolytirio : Certificat de Fin d’Études, obtenu quand un élève achève avec succès l’École Primaire, l'École d’Enseignement Secondaire Inférieur (Gymnasio) ou le Lycée Unifié d'Enseignement Secondaire Supérieur (Lykeio).
  • Dimotiko : École Primaire. Durée six ans.
  • Elliniko Anoihto Panepistimio (EAP) : Université Ouverte Hellénique (UOE)
  • Eniaio Lykeio (EL) : Lycée Unifié d’Enseignement Secondaire Supérieur. Nouvelle catégorie d’établissement, à la suite de la reforme éducative (1997-1998). Durée trois ans.
  • Eniaio Polykladiko Lykeio (EPL) : Lycée Polyvalent Unifié d’Enseignement Secondaire Supérieur. A la suite de la reforme éducative (1997-1998), ces lycées ont été absorbés par les TEE.
  • Enishitiki Didaskalia : Enseignement renforcé concernant les disciplines scolaires fondamentales, offert aux étudiants qui ont des difficultés d’apprentissage, en dehors du programme d’études et de l’horaire réguliers, dans l’enseignement primaire et secondaire.
  • Ethniko Kentro Pistopoiisis Domon Synehizomenis Epagelmatikis Katartisis ke Synodeytikon Ypostiriktikon Ypiresion (EKEPIS) : Centre National d’Accréditation des Structures de Formation Professionnelle Continue et de Services Connexes d’Appui
  • Ethniko Systima Epangelmatikis Ekpedefsis ke Katartisis (ESEEK) : Système National d’Éducation et de Formation Professionnelles.
  •  Etisio Programma Pedagogikis Katartisis (EPPEK) : Programme Annuel de Formation Pédagogique.
  • Geniki Grammateia Ekpaidefsis Enilikon (GGEE) : Secrétariat Général pour l’Education des Adultes.
  • Geniki Grammateia Laikis Epimorfosis (GGLE) : Secrétariat Général pour l’Éducation Populaire.
  • Gymnasio : École d’Enseignement Secondaire Inférieur. Durée trois ans.
  • Institouta Epangelmatikis Katartisis (IEK) : Instituts de Formation Professionnelle. Centres de formation qui fournissent de la formation professionnelle initiale aux certifiés des écoles d’enseignement secondaire. Les IEK sont classifiés au niveau post-secondaire de la formation professionnelle.
  • Katefthinseis : Filières (cycles) d’études.
  • Kentra Epangelmatikis Katartisis (KEKs) : Centres de Formation Professionnelle.
  • Kentra Symvouleftikis ke Prosanatolismou (KESYP) : Centres de Conseil et d’Orientation Professionnelle.
  • Logariasmos gia tin Apasxolisi ke tin Epangelmatiki Katartisi (LAEK) : Fonds pour l’Emploi et la Formation Professionnelle.
  • Nipiagogeio : École Maternelle.
  • Organismos Apasholisis Ergatikou Dynamikou (OAED) : Organisme pour l’Emploi et la Main d’œuvre en Grèce.
  • Organismos Epangelmatikis Ekpedefsis and Katartisis (OEEK) : Organisme pour l’Éducation et la Formation Professionnelles.
  • Panepistimio : Université.
  • Pliroforiki/Tehnologia : Informatique/Technologie.
  • Politehnio : École Polytechnique.
  • Ptychio : Diplôme, délivré spécialement par les Institutions d’Enseignement Tertiaire.
  • Sholi Ekpedeftikon Litourgon Epangelmatikis ke Tehnologikis Ekpedefsis (SELETE) 

administrateur Publié le : Lundi 11 mars 2019 @ 11:09:07

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[TV/RADIO] semaine du 9 au 15 mars 2019

Samedi 9 mars à 20h55 sur RMC Story "Centrales nucléaires, le grand chantier2019 - 50 min"
RADIO Dimanche 10 mars à 17h00 sur France Culture "Rue des écoles / Être et savoir  - 2019- 55 min."
Dimanche 10 mars à 20h55 sur Gulli "C'est pas sorcier -  xxxx - 5x26 min"
Mercredi 13 mars à 20h50 sur RMC Découverte "La légende des paquebots français - 2018 - 70 min"
Jeudi 14 mars à 13h00 sur ARTE "ARTE Regard : Ma vie de cyborg, ils ont la technologie dans la peau - 2019 - 30 min"
Vendredi 15 mars à 22h50 sur RMC Découverte "Histoire de l'aviation 6/7 et 7/7 - 1977 - 2x52 min"

Et tous les jours sur ARTE : "Xenius"
.Sans oublier le site TV   http://www.lesite.tv  ainsi que L'Esprit Sorcier


claudeBLADOU Publié le : Mercredi 06 mars 2019 @ 21:26:04

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Eduquer les enfants à l’architecture : médiations à l’école par Roberta Ghelli

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Éduquer les enfants à l’architecture : médiations à l’école

Résumé

Expression identitaire de l’histoire et de la culture, l’architecture occupe une place importanteparmi les débats de la société contemporaine. Elle reste pourtant l’apanage de « spécialistes »,car peu connue et peu comprise par le plus grand nombre. L’émergence du profil de« l’architecte médiateur », expert dans la transmission de l’architecture, témoigne de l’effortde diffuser une culture partagée. Le milieu scolaire constitue alors une cible fondamentalepour ces professionnels. Ils s’engagent dans des dynamiques pédagogiques originales pouréduquer les enfants une discipline peu abordée par l’Éducation nationale. Au croisement entrela sociologie de l’architecture, de l’éducation, des professions, la thèse replace cesdynamiques dans le contexte de leur émergence, analyse les dispositifs qui leur donnent vie,puis les effets, en particulier au travers d’une expérimentation.Au vu de nos investigations, le système d’éducation à l’architecture s’organise à la marge desenseignements scolaires traditionnels sur un substrat favorable, issu de la reconnaissance del’architecture en tant qu’enjeu sociétal, de la promulgation de politiques culturelles etéducatives dédiées, du dynamisme professionnel des architectes. Il se construit sur la mise enplace « d’actions éducatives », coordonnées par un binôme enseignant-architecte médiateur :une dimension collective du travail mise en œuvre dans le cadre de dispositifs d’actionoriginaux (magistral, expérientiel, partenarial). De tels dispositifs génèrent des effetsd’apprentissage chez les élèves et de transformation des pratiques (culturelles etprofessionnelles) chez les autres acteurs (enseignants et communauté scolaire ; architectesmédiateurs et milieu professionnel). La recherche combine plusieurs sources : des analysesdocumentaires, 41 entretiens semi-directifs, 25 études de cas d’actions éducatives en France,l’expérimentation d’une action éducative sur quatre classes de la Métropole bordelaise.Finalement, les résultats montrent la complexité des géométries collaboratives en acte,l’originalité des pratiques pédagogiques mises au point, ainsi que la fragilité du système. Lathèse enrichit les réflexions sur la « mutation » des activités professionnelles des architectes ettrace des perspectives sur le développement du système d’éducation à l’architecture.

Transmitting architecture to children : architectural education in schools

Résumé

As an identitarian expression of history and culture, architecture is an important topic innowadays society’s debate. Nevertheless, it remains a specialists’ privilege, being sparselyknown or understood. The rising of the profile of “mediator-architect”, an expert inarchitectural transmission, testifies to the will to diffuse a mutual architectural culture. Theschool setting is a fundamental target for this professionals. They get involved in originalpedagogical dynamics to teach children about architecture, sparsely tackled issue by theFrench educational system. Halfway between sociology of education, of culture and ofprofessions, the thesis situates these dynamics in the context of their emergence, analyses thedevices to achieve them and describes their effects by an experimentation.In light of our investigations, French architecture educational system is organised outside ofthe traditional scholar teachings, on the basis of a favourable substrate, itself based on therecognition of architecture as societal stake, of the promulgation of dedicated cultural andeducational policies, of architects’ professional dynamism. It is built on the implementation of“educational actions” coordinated by a teacher-mediator team: a working collectivedimension described by unique action devices (lectures, experiences, partnerships). Suchdevices impulse a particular socialisation to architecture, generating learning effects on pupilsand transformation of practices (both cultural and professional) on teachers, mediatorarchitectsand other actors of their working environment. This research combines manysources: documentary analysis, 41 semi-directive interviews, 25 case studies of educationalactions in France, the experiment of an educational action in Bordeaux’s metropolitan area.The results point out the complexity of collaborative geometries, the originality ofpedagogical experiences, as well as the system’s fragility. This thesis enriches the reflexionsof mutations in the architects’ professional activities and present an outlook of futuredevelopments of architectural education.


administrateur Publié le : Lundi 04 mars 2019 @ 11:27:38

Les Ambitions de T.É.C.
Lettre à Monsieur Emmanuel MACRON
Président de la république

Objet : "Développons des Universités de Technologie dans les villes moyennes !"
Lettre à Madame Françoise NYSSEN
Ministre de la Culture

Objet : "Ouvrir les outils de création au service d’une éducation aux médias en action !"
Lettre à Monsieur Jean Michel BLANQUER
Ministre de l'éducation

Objet : " Une Éducation Technologie au service de l’ENTREPRENDRE !"
Lettre à Pierre LAMARD et Yves LEQUIN
Auteurs, Professeurs des Universités

Objet : Ouverture des droits « La technologie entre à l’université ! »
Lettre à Madame Frédérique VIDAL
Ministre de l'enseignement supérieur

Objet : "Développons des Universités de Technologie dans les villes moyennes !"
Lettre à Monsieur Jean Michel BLANQUER
Ministre de l'éducation

Objet : "Un enseignement de Technologie pour 100% des élèves du lycée !"
Un #RéseauSocialProfessionnel qui nourrit un #BigDataÉducationNationale via un #GFU réunissant dans un réseau unique les écoles, collège et Lycée d'Europe
Objet : " Une Éducation Technologique Innovante, Créative, en mode StartUP !"
Lettre à Monsieur François HOLLANDE
Président de la république

Objet : "Développons des Universités de Technologie dans les villes moyennes !"
Lettre à Madame Najat VALLAUD-BELKACEM
Ministre de l'éducation nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

Objet : "Une association innovante au service de la refondation et du socle commun !"
Rencontre Michel LUSSAULT
Président du Conseil supérieur des programmes

Objet : " Une éducation Technologie au service de la refondation et du socle commun !"
Les programmes d'enseignement du cycle 2, 3 et 4 sous 7 formats
EN LIGNE : Lire les programmes
EN PDF : Télécharger les programmes
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E-PUB : Feuilleter les programmes
DOCX : Importer les programmes
ODT : Importer les programmes
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