Belle année 2019 à l'Éducation Technologique,

en FRANCE,

en EUROPE,

et dans le MONDE !

Technologie Éducation Culture

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[TV/RADIO] semaine du 26 janvier au 1er février 2019

Samedi 26 janvier à 19h00 sur Public sénat "Terra terre : Que faire des déchets spéciaux - 2018 - 30 min"
RADIO Dimanche 27 janvier à 17h00 sur France Culture "Rue des écoles / Être et savoir  - 2019- 55 min."
Dimanche 27 janvier à 18h00 sur Public Sénat "Jeux vidéo : les nouveaux maîtres du monde  - 2015 - 60 min"
Dimanche 27 janvier à 20h55 sur Gulli "C'est pas sorcier - xxxx - 26 min."
Mardi 28 janvier à 17h10 sur ARTE "Xénius : Le méthane, un gaz au banc d'essai - 2019 - 25 min"
Mercredi 29 jznvier à 11h55 sur ARTE "Aviation électrique, le nouvel âge des pionniers de l'air - 2015 - 55 min"
Jeudi 31 janvier à 17h10 sur ARTE "Xénius : Zeppelin, quel avenir pour le dirigeable ? - 2019 - 25 min"

Et tous les jours sur ARTE : "Xenius"
.Sans oublier le site TV   http://www.lesite.tv  ainsi que L'Esprit Sorcier


claudeBLADOU Publié le : Mercredi 23 janvier 2019 @ 17:07:24

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ReMaSco : RÉINVENTER LE MANUEL SCOLAIRE par TECHNÉ de l'Université de Poitiers

ReMaSco

https://www.remasco.fr

Les travaux de recherche que nous avons menés au laboratoire Techné (Université de Poitiers) au cours des dernières années nous ont incité à faire lien entre ces travaux et les éditeurs. Nous avons observé au cours de ces années la réalité des manuels, les usages, les attentes. Nous avons fait le constat que l'offre en manuel scolaire n'est pas très ambitieuse. Pour l'essentiel ce qui est proposé par les grands éditeurs, ce ne sont que des numérisations de manuels papiers mais peu différents même granularisés. Ils ne correspondent pas globalement aux attentes des utilisateurs, enseignants et élèves.

JEAN-FRANÇOIS CERISIER, DIRECTEUR DU LABORATOIRE TECHNÉ

Dans ce contexte, la présence de nombreux acteurs locaux mais aussi nationaux a fait naître le besoin de créer un groupement d’intérêt scientifique, GIS, intitulé INEFA pour « Innover avec le Numérique pour l’Enseignement, la Formation et les Apprentissages », le premier projet fédérateur du GIS est les projet REMASCO.

Le projet REMASCO a été lancé officiellement le lundi 19 septembre 2016. Les bases de la recherche scientifique, ainsi que la planification du projet ont commencé le 4 janvier 2016, dans cette section, vous pouvez avoir un aperçu de l'avancement du projet

  • DÉCOUVRIR  Tout commence dans notre laboratoire, les équipes vont beneficier d'un entraînement avant d'aller sur le terrain, cette première partie permet la découverte des besoins.

  • S'APPROPRIER Après la découverte sur le terrain, au laboratoire, nous allons analyser les besoins, imaginer des solutions, pour construire un prototype qui sera testé sur le terrain.

  • FAIRE Après avoir testé le prototype, nous allons étudier ce qui a fonctionné et ce que n'a pas fonctionné, comme notre méthode de conception est itérative, nous allons revenir à une des étapes de notre modèle.

Nous contacter

Si vous voulez participer ou contribuer au projet REMASCO, vous pouvez nous contacter : 

 


administrateur Publié le : Mercredi 23 janvier 2019 @ 11:25:14

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[TV/RADIO] semaine du 19 au 25 janvier 2019

Samedi 19 janvier à 19h20 sur ARTE "Le dessous des cartes : l'espace enjeu de puissance ?  - 2019 - 15 min"
Samedi 19 janvier à 22h25 sur ARTE "Alerte aux débris spatiaux - 2018 - 60 min"
RADIO Dimanche 20 janvier à 17h00 sur France Culture "Rue des écoles / Être et savoir  - 2019- 55 min."
Dimanche 20 janvier à 21h20 sur Gulli "C'est pas sorcier - xxxx - 26 min."
Jeudi 24 janvier à 20h30 sur Public Sénat "Centrales nucléaires, démantèlement impossible ?  - 2013 - 60 min"

Et tous les jours sur ARTE : "Xenius"
.Sans oublier le site TV   http://www.lesite.tv  ainsi que L'Esprit Sorcier


claudeBLADOU Publié le : Mercredi 16 janvier 2019 @ 21:57:53

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Le FrenchFAB tour au départ de LAVAL le 15 janvier 2019 passera par 60 villes françaises...

Le

https://www.lafrenchfab.fr

Le French Fab Tour est une tournée exceptionnelle et utile de 60 dates à travers toute la France. Elle est destinée à promouvoir l’industrie, susciter des vocations chez les jeunes, proposer des offres d’emploi et co-construire l’industrie de demain. Plus de 3500 personnes se sont réunies à Laval ce mardi 15 janvier pour inaugurer le French Fab Tour. Pour cette première étape dans la région des Pays de Loire, ce sont les acteurs industriels et institutionnels locaux qui sont allés à la rencontre des jeunes générations et des demandeurs d'emploi.

 

#FrenchFabTour 

La French Fab a été lancée, le 2 octobre 2017, par Bruno Le maire, Ministre de l’économie et des finances, avec les objectifs suivants :

 Accélérer la transformation de l’industrie en France 
 Unir sous un même étendard les industriels français
 Incarner le futur prospère de l’industrie française et l’attractivité de ses métiers
 Faire rayonner l’excellence de l’industrie française à l’international
 

Lancement de la French FAB Discours de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances

Bercy Lundi 2 octobre 2017 

Merci d’abord pour cette splendide réalisation, et ce symbole de l’industrie française.

Je crois à l’industrie française. L’industrie n’est pas notre passé. L’industrie ne doit pas être un objet de nostalgie pour les Français. L’industrie, ce n’est pas Zola, la misère, la saleté et la lutte des classes – même si cela a fait partie de notre histoire.

L’industrie, ce ne doit pas être non plus Michel Houellebecq, la désindustrialisation et la France ramenée à un parc d’attractions. Michel Houellebecq est l’un des plus grands écrivains français. Mais c’est justement parce qu’il nous a avertis du risque de la désindustrialisation que je vous demande, à tous ici, de faire mentir Michel Houellebecq. Je vous demande de participer à la ré-industrialisation du pays. Je vous demande de mobiliser nos salariés, nos entrepreneurs, nos PME, nos TPE, nos ingénieurs, nos chercheurs, nos commerciaux, pour redonner à l’industrie française la place, la force, la puissance qu’elle a perdues.

Philippe Varin a rappelé les chiffres. Je préfère ne pas m’appesantir sur les chiffres du passé, et plutôt m’intéresser à ce que l’industrie française peut être à l’avenir. Le moment est venu de redonner un élan à notre industrie nationale. C’est le moment, et pas uniquement parce que nous avons aujourd’hui, avec la French Fab, un étendard derrière lequel nous rassembler ; mais parce que la révolution digitale en cours, les révolutions technologiques en cours sont, pour notre industrie, une opportunité sans précédent de se réinventer.

Ce qui fait la force du génie français, c’est la capacité de se réinventer. C’est la capacité de saisir les opportunités liées au digital, à l’intelligence artificielle, au numérique, pour avoir une industrie plus forte demain qu’elle ne l’était hier. La France redresse la tête, notre économie redresse la tête, l’industrie française aussi doit redresser la tête.

Je veux remercier tous ceux qui ont participé à ce mouvement de relance de l’industrie française, tous ceux qui sont rassemblés aujourd’hui, vous tous, qui êtes présents ici. Je remercie évidemment le créateur de ce magnifique coq bleu français. Je veux remercier Philippe Varin, grand industriel français, remercier Philippe Darmayan, grand industriel français également, de vos efforts pour faire émerger une représentation unique de l’industrie.

Pour avoir été trois ans ministre de l’Agriculture, je sais à quel point il est difficile en France de rassembler les chapelles. Je sais à quel point chacun a son intérêt, sa boutique ; combien chacun aime être reconnu pour ce qu’il est. Mais apprenons à nous rassembler, apprenons à parler d’une seule voix, apprenons à être unis. Cela vaut pour l’industrie, pour l’agriculture, pour la finance, pour les services, pour tous les pans de l’économie. Quand le monde est aussi compétitif qu’il l’est aujourd’hui, la France ne doit pas être divisée.

La France économique doit être rassemblée, unie, forte. C’est ainsi que nous gagnerons. Pour ma part, je préfère gagner que perdre. Je préfère conquérir que subir. Et je préfère que notre économie grandisse plutôt qu’elle rapetisse. C’est l’objectif qui nous rassemble aujourd’hui.

Et c’est l’occasion de remercier Nicolas Dufourcq pour son travail exceptionnel à la tête de la Banque Publique d’Investissement. Il connaît parfaitement le tissu industriel français. Il a vu ce que nous voyons tous : des entreprises qui voudraient grandir, mais qui ne savent pas comment. Des PME qui savent parfaitement qu’il y a une révolution digitale, mais qui se disent : « comment faire pour réussir face à cette révolution digitale ? » Tu les as accompagnées, tu les suis, tu les fais grandir, tu as mis en place un accélérateur de croissance qui marque une vraie avancée dans ce domaine, et nous avons fixé ensemble un nouvel objectif : 2.000 entreprises sont accompagnées par la BPI aujourd’hui ; demain, je le redis, 4.000 entreprises doivent être accompagnées par la BPI, dans cet accélérateur de croissance qui marche remarquablement bien grâce à ton initiative et grâce à ton talent.

Pour réussir, il y a trois conditions qui sont très simples.

D’abord, parler d’une seule voix, être unis, rassemblés : pas de querelles, pas de disputes, pas de problèmes de chapelles mais une industrie forte, parce que rassemblée. Pas de très petites entreprises d’un côté, et des géants de l’autre. Pas ceux qui sont méchants, parce qu’ils sont forts, et ceux qui sont gentils parce qu’ils sont petits. Mais tout le monde, dans le même bateau, qui avance, et qui conquiert de nouveaux marchés.

La deuxième condition, c’est la capacité à grandir. Oui, dans une économie de rupture, nos entreprises doivent grandir ! Dans une économie d’innovation, big is beautiful, nous avons besoin de grandir. Nous avons besoin d’investir, nous avons besoin d’innover. Le témoignage que vous avez apporté tout à l’heure sur votre entreprise, qui doit grandir, recoupe les centaines de témoignages que j’ai entendus. Il est juste, il est frappé au coin du bon sens : nos entreprises doivent grandir pour être plus fortes et pour investir.

Enfin, la troisième condition, j’y reviendrai, c’est évidemment l’innovation, parce que le monde ne nous attendra pas, et que, si nous voulons réussir, nous devons innover.

Je voudrais rentrer maintenant un peu plus dans le détail de ce qui fera la force de l’industrie française demain pour tirer les leçons des erreurs passées, sortir des grands discours sur la ré-industrialisation française, fondés très souvent sur des préjugés ou des pétitions de principe, pour aller vers la réalité des choses, la réalité des problèmes et la réalité des défis qui nous attendent. Il ne suffit pas de crier ré-industrialisation tous les quatre matins pour qu’elle se produise : il faut des décisions. Des décisions qui sont difficiles, qui amènent des choix, des choix politiques, des choix fiscaux, des choix économiques.

Sortons du bavardage sur l’industrie et prenons des décisions.

Première décision à prendre : s’entendre sur le cap. Qu’est-ce que l’industrie française de demain ? Pour moi, il y a un seul cap : c’est une industrie de l’innovation, une industrie 4.0, une industrie de matière grise. L’avenir de l’industrie française est dans l’industrie d’innovation haut de gamme. Quelles que soient les décisions que nous prendrons sur le coût du travail, sur les charges, l’avenir de l’industrie française n’est pas dans les produits de moyenne gamme.

Je vous recommande de regarder attentivement tous les excellents rapports qui sont parus sur le sujet. Ils montrent certes que la part de l’industrie française dans notre économie est en baisse. Mais si vous regardez plus attentivement, segment de l’industrie par segment de l’industrie, vous verrez que l’industrie de haute technologie progresse dans notre pays. Nous créons des usines ! Nous avons créé, l’année dernière, plus d’usines dans le secteur industriel qu’il n’y a eu de fermetures.

L’industrie haut de gamme, l’industrie de haute technologie, l’industrie d’innovation, l’industrie qui investit se porte bien en France. Martelez ce message ! L’industrie qui va mal, c’est l’industrie de moyenne gamme, celle qui ne se renouvelle pas, qui n’investit pas, qui n’innove pas, qui n’apporte pas aux consommateurs des produits nouveaux, solides, fiables, sûrs, attractifs.

Disons la vérité, il n’y a qu’un seul cap, pas deux. A force d’avoir voulu courir plusieurs lièvres à la fois, défendre tous les pans de l’industrie, tous les secteurs, sans faire de choix, nous avons fragilisé notre industrie. Notre cap, je le redis, c’est l’industrie d’innovation, de haute technologie, qui investit, qui innove, qui renouvelle ses produits, et qui vise le haut de gamme.

Pour tenir ce cap-là, nous avons un certain nombre de défis à relever : sept défis qu’il nous faut relever à la fois pour faire de notre industrie une industrie forte, compétitive au niveau européen et au niveau mondial.

Le premier défi, celui dont on parle en général le moins parce qu’il est compliqué, parce qu’il prend du temps, c’est le défi de la formation.

Au cours des cinq dernières années, j’ai effectué 537 déplacements en France. J’ai visité des dizaines de PME, de grandes entreprises industrielles, de sites industriels. A chaque fois, je me souviens du visage du chef ou de la chef d’entreprise, me disant : « Vous savez, mon premier problème, ce ne sont même pas les coûts, ce ne sont même pas les charges, ce ne sont même pas les normes : mon premier problème, c’est que je veux recruter, et que je ne trouve personne. Mon premier problème, c’est que j’ai besoin d’un ingénieur et que je n’en ai pas ou qu’il coûte trop cher. Mon premier problème, c’est que j’ai besoin d’un chaudronnier, d’un soudeur, d’un technicien de maintenance, et que ça fait des semaines que j’en cherche et que je n’en trouve pas. »

Quoi de plus désolant, dans un pays qui a des millions de chômeurs, que de voir des pans entiers de notre secteur industriel proposer des emplois qu’ils n’arrivent pas à pourvoir ? Quoi de plus désolant pour notre jeunesse, pour les générations qui viennent, que de voir des dizaines de milliers de nos enfants suivre des filières à l’université, dont on sait qu’elles ne mènent absolument nulle part ; et de voir qu’à côté, au CFA Industrie, qui a 95 % de taux d’employabilité à la sortie, à des niveaux de salaires élevés, on n’arrive pas à recruter suffisamment de candidats.

La formation est donc un enjeu capital pour secteur industriel. La culture industrielle et scientifique doit irriguer tout notre système de formation, tout notre système universitaire, tous nos CFA. Et nous sommes prêts, avec Jean-Michel Blanquer, avec le ministre de l’Education nationale, à porter ce message, y compris au niveau du collège, y compris au niveau du lycée, pour changer la vision que nos enfants et que les générations futures ont de l’industrie. L’industrie est un secteur porteur, un secteur qui crée des emplois, de la richesse, et qui offre de très belles perspectives de carrière à ceux qui s’y engagent. Voilà le message que nous devons marteler impérativement.

Nous mettrons également en place, avec le président de la République et le Premier ministre, un dispositif de formation de quinze milliards d’euros, pour tous les jeunes qui n’ont ni qualification, ni formation, ni emploi, et qui ne trouvent pas leur place dans la société, pour qu’ils puissent s’orienter vers des filières notamment industrielles, qui leur offriront les formations, les qualifications et le travail dont ils ont besoin.

Deuxième défi, la fiscalité – qui fait actuellement l’objet de beaucoup de débats.

Je voudrais préciser à cette occasion un certain nombre de choses. Je ne crois absolument pas à la théorie du ruissellement des richesses : je ne crois pas une seconde que les richesses sont quelque chose qu’on donne aux uns, et qui circulerait ensuite dans toute l’économie, qui ruissellerait, comme on dit, en permettant à toute l’économie de vivre mieux.

En revanche, je crois à la nécessité de créer des richesses avant de les redistribuer. Je crois à la nécessité d’alléger la fiscalité sur le capital pour que nos entreprises puissent mieux se financer, investir et innover.

La politique fiscale que nous avons décidé de mettre en place avec le président de la République n’est pas une politique fiscale pour les riches, comme je l’entends dire trop souvent, de manière injuste et fausse : c’est une politique fiscale pour l’investissement, pour l’innovation, une politique adaptée à la réalité du monde économique contemporain, où nos entreprises ont besoin d’investir toujours plus, d’acheter des robots, de se digitaliser, de profiter des opportunités offertes par les révolutions technologiques – sauf qu’acheter un robot, ça coûte cher, que digitaliser son entreprise, ça coûte cher, qu’investir, ça coûte cher.

Si vous conservez une fiscalité sur le capital aussi lourde qu’aujourd’hui, vous tuez votre économie, vous l’empêchez de se développer, vous lui interdisez de créer des emplois. Notre politique fiscale est juste, parce qu’elle créera les emplois dont la France a besoin. Au contraire, la politique fiscale d’hier, qui consiste à redistribuer des richesses que nous n’avons pas, qui privent les entreprises de leur capacité à se développer, est une politique fiscale injuste et inefficace, parce qu’elle a conduit à la situation où nous sommes aujourd’hui : dette, déficits, chômage.

Que tous ceux qui attaquent aujourd’hui notre politique fiscale apportent des solutions différentes ! Qu’ils nous prouvent que la politique fiscale d’hier a été juste et efficace ! Les résultats sont sans appel : la France est appauvrie ; la France est désindustrialisée ; la France a perdu des emplois, parce qu’elle n’a pas voulu mettre en place la politique fiscale que nous mettons aujourd’hui en place, avec le président de la République et avec le Premier ministre, qui va permettre à nos entreprises d’investir, d’innover, de créer des emplois.

Oui, nous allons mettre en place un prélèvement forfaitaire unique à 30 % sur les revenus du capital : parce que cela voudra dire plus de capital pour les entreprises et plus d’emplois pour les Français. Oui, nous allons supprimer l’ISF sur les valeurs mobilières : parce que nous voulons que celui qui investit, qui prend des risques, qui achète des actions, qui prend des parts dans une entreprise dont on ne sait pas si elle va marcher, puisse être récompensé de son risque, et que notre économique soit ainsi mieux financée. Oui, nous allons baisser l’impôt sur les sociétés, en le ramenant de 33,3 % à 25 % : parce qu’il serait temps que les entreprises françaises aient un niveau d’imposition sur leurs bénéfices semblable à celui des autres Etats européens – sans quoi, nous risquons fort, non seulement de désindustrialiser notre pays, mais d’affaiblir tout notre tissu économique.

Nous opérons une rupture fiscale : elle est nécessaire, elle est juste, et je suis convaincu qu’elle sera efficace. Et pour le prouver, je le redis : je suis prêt à mettre en place un dispositif d’évaluation de notre politique fiscale. Je suis prêt à mettre en place un comité qui associera la direction du Trésor, l’INSEE, les parlementaires, la Cour des comptes, pour faire le bilan d’ici deux ans de cette politique fiscale, de son impact en termes de créations d’emplois et de son apport à la croissance et au financement des entreprises.

Le troisième défi, c’est le coût du travail.

Nous avons pris la décision, depuis plusieurs années, d’alléger massivement les charges sur les bas salaires. C’est une bonne politique, tout simplement parce que le niveau de chômage est concentré autour des niveaux de qualifications les plus faibles, et des salaires les plus modestes. Il est donc justifié d’alléger massivement les charges sur les salaires les plus bas et sur les niveaux de qualifications les plus faibles. Cette politique sera maintenue dans le cadre du CICE, qui sera transformé en allègements de charges directs en 2019.

Mais je pense qu’il ne faut pas fermer la porte à des allègements de charges plus importants, au-delà de la limite des 2,5 SMIC. Pourquoi ? Parce qu’à côté du défi de l’emploi, il y a un deuxième défi : celui de la compétitivité de notre économie.

Je ne peux pas dire à nos entreprises, nos PME, nos TPE : « Vous devez grandir, vous devez viser l’industrie d’innovation, l’industrie haut de gamme, l’industrie de technologie, celle qui embauche par définition à des niveaux de qualifications plus élevés. Formez vos salariés, aidez- les à acquérir de nouvelles compétences ! » Et leur dire en même temps : « Mais sur les salaires les plus élevés, les plus qualifiés, les charges resteront toujours aussi importantes. »

Il y a là une incohérence, or je suis un ministre cohérent dans sa politique, dans sa détermination, dans le cap qu’il fixe à notre économie. Si notre économie doit avoir des salariés toujours plus qualifiés, nous devons ouvrir la réflexion sur les allègements de charges chez les salariés les plus qualifiés.

Le quatrième défi, c’est l’innovation.

Réalité virtuelle, impression 3D, intelligence artificielle, véhicule autonome, tissu autonome qui recompose la peau d’elle-même, nouveaux systèmes de liaisons, relations entre les différents moteurs de recherche, Fintech, services financiers totalement désintermédiés : voilà la réalité de notre industrie aujourd’hui.

Nous avons besoin de continuer à financer cette innovation. Le crédit impôt recherche sera donc sanctuarisé, et je vous redis que je suis prêt à étudier, non seulement son déplafonnement – qui ne concernerait que les grandes entreprises – mais aussi la simplification d’un certain nombre de règles qui faciliterait son accès aux TPE et PME.

En avril 2018 nous porterons avec Benjamin Griveaux un projet de loi de transformation des entreprises. Je souhaite que dans le cadre de ce projet de loi nous puissions étudier les dispositifs de simplification du crédit impôt recherche pour que nos PME, nos TPE puissent y avoir accès plus facilement.

Ici encore, regardons les détails, ne nous contentons pas de grandes paroles et de grandes déclarations. Pour beaucoup de petites entreprises certains investissements dans l’innovation sont pris en compte et d’autres non – selon des règles totalement absurdes. Regardons ces règles, simplifions-les, pour que le crédit impôt recherche profite à ceux qui en ont le plus besoin.

L’innovation c’est aussi l’innovation de rupture, celle qui ne rapporte pas tout de suite mais qui permettra à l’avenir de maintenir la France en tête des grandes nations industrielles.

Il est certain que nous ne trouverons pas dès demain les moyens de stocker l’énergie renouvelable. Tous ceux qui connaissent le savant : c’est un défi technologique extraordinairement compliqué. Aucune entreprise privée ne va investir demain sur le stockage des énergies renouvelables toute seule parce que le retour sur investissement n’est pas immédiat.

C’est là que l’Etat a un rôle à jouer. Le rôle de l’Etat n’est pas de diriger des entreprises à la place des entrepreneurs ; de prendre une participation minoritaire dans une entreprise pour avoir un strapontin et de compter des points entre les principaux actionnaires de l’entreprise. Ce n’est pas ma conception de l’Etat. Le rôle de l’Etat en matière économique c’est d’investir dans l’avenir, de financer cette innovation de rupture, de protéger nos secteurs stratégiques, de construire des champions européens – j’y reviendrais – voilà le rôle de l’Etat, et il est majeur en matière économique.

Ce fonds pour l’innovation de rupture sera doté de 10 milliards d’euros. Il produira 200 à 300 millions d’euros disponibles par an, qui seront investis dans des grands projets d’innovation de rupture. Ce fonds permettra également de réconcilier croissance économique et environnement : car s’il y a bien une façon de construire une industrie respectueuse de l’environnement, c’est d’innover et d’investir dans ces innovations de rupture. Je souhaite que ce fonds soit disponible et opérationnel dès le début de l’année 2018.

Cinquième défi : les filières.

Philippe Varin en a parlé, en connaissance de cause. Nicolas Dufourcq m’en parle aussi très souvent. Et tous, vous martelez ce message tellement juste : « l’avenir de l’industrie française est dans les filières industrielles ».

Prenez la filière de l’aéronautique, bien installée dans ma région de Normandie. Vous avez des sous-traitants de premier rang, de deuxième rang ; on fait des nacelles, on fait des moteurs, on fait des systèmes de guidage, on fait des trains d’atterrissage, on travaille le caoutchouc, on travaille les ailes, on travaille la portance, on travaille les télécommunications ; et tout ça ensemble dans une logique de filière qui va du moindre petit rivet qui servira à fixer une partie de l’aile, jusqu’à un système de télécommunication extraordinairement compliqué en passant par les micro-processeurs toujours plus complexes, toujours plus performants, toujours plus réduits, qui devront être intégrés dans le fuselage des avions.

Ces filières me font rêver : car ce sont des aventures industrielles, mais aussi des aventures humaines, de chefs d’entreprise qui discutent entre eux, qui trouvent des solutions entre eux, qui se complètent et qui permettent à tout un secteur de notre économie d’avancer et d’être plus forte.

Je crois à cette logique de filières et je la défendrais bec et ongle, à l’image du coq bleu de La French Fab.

Le sixième défi c’est l’Europe.

J’ai écouté avec attention les critiques des uns et des autres sur la fusion entre ALSTOM et SIEMENS, ou l’investissement de FINCANTIERI sur les Chantiers de Saint-Nazaire. Et je me suis dit : « comme ils sont nombreux en France ces responsables politiques qui vivent dans le monde d’hier – alors  que le monde industriel de demain va nous demander d’unir nos forces. » Je me suis dit également : « comme ils sont nombreux en France ces responsables politiques qui ne veulent pas voir le monde tel qu’il est – alors qu’il faut le regarder avec lucidité, sans peur, mais sans naïveté non plus. »

Dans le secteur du transport ferroviaire, en 2000, il n’y avait aucun acteur chinois  de taille respectable. Aucun. En 2017, le premier acteur ferroviaire mondial est chinois, il s’appelle CRRC : son chiffre d’affaires est de 30 milliards d’euros ; c’est quatre fois celui d’ALSTOM. En 2015, CRRC n’était pas présent sur le marché américain. En 2016, CRRC a gagné tous les appels d’offre américains sur le transport ferroviaire. En 2017, CRRC n’est pas encore présent sur le marché européen mais le groupe prospecte déjà, notamment en République tchèque. Demain – pas dans dix ans mais dans six mois, un an ou deux ans – si nous ne nous unissons pas, la Chine prendra tous les marchés européens ferroviaires. Voilà la réalité.

Ma responsabilité d’homme politique n’est pas de rêver du passé avec nostalgie, n’est pas de bourdonner comme la mouche contre la vitre sur l’actualité immédiate. Ma responsabilité, c’est l’avenir de la France et des Français. Et je vous le dis : rassembler ALSTOM et SIEMENS protège les intérêts des Français dans le secteur ferroviaire en matière d’emploi et en matière de sites industriels français.

Avec cette fusion, nous allons créer le deuxième champion industriel mondial du ferroviaire ; nous allons unir nos technologies ; nous allons faire des économies d’échelle ; nous allons être plus compétitifs et permettre au domaine ferroviaire d’être plus puissant qu’il ne l’était hier.

Je dirigerai moi-même le Comité national de suivi des engagements de SIEMENS vis-à-vis du gouvernement français en termes d’emploi, de sites, d’investissement et de protection de nos technologies. Parce que je crois à cette opération, je veux vérifier moi-même avec mon futur homologue allemand que les engagements pris par SIEMENS sont tenus.

Même chose pour l’opération de rapprochement entre STX et FINCANTIERI. Nous avons ouvert la voie à la création du premier champion mondial de la construction navale civile, et je l’espère demain militaire. Et comme la confiance n’est pas encore totalement au rendez-vous, je le sais, nous avons prévu que l’accord entre FINCANTIERI et STX se construira au fil du temps. Tous les deux ans, l’Etat aura la possibilité de reprendre le pourcentage de capital prêté à FINCANTIERI. Si les engagements ne sont pas tenus sur l’investissement, sur l’emploi, sur la protection des technologies, l’Etat pourra reprendre pendant douze ans son pourcentage et récupérer la majorité. Et nous n’hésiterons pas à le faire, en cas de besoin pour préserver STX.

D’ailleurs, oubliez ce nom de STX puisque le président d’ALSTOM, monsieur POUPART-LAFARGE, m’a donné hier la garantie que les Chantiers de Saint-Nazaire pourraient retrouver ce beau nom des Chantiers de l’Atlantique qui appartenait à ALSTOM.

Au-delà des géants industriels à construire en Europe, l’Union européenne doit affronter plusieurs autres défis.

Le premier défi, c’est celui de la concurrence. On ne peut pas nous expliquer qu’il faut grandir, unir nos forces et puis voir la Commission nous dire : « Vous êtes trop grands, vous êtes monopolistiques. C’est dangereux. Séparez-vous, divisez-vous. Ne soyez pas ensemble. » Un peu de cohérence. Dans un monde où l’intensité capitalistique est toujours plus forte, où nous voyons émerger des géants dont les chiffres d’affaires ne se chiffrent pas en milliards d’euros, mais en centaines de milliards d’euros, nous resterions petits et divisés ?

Non ! Que l’Union européenne comprenne que la concurrence ne peut plus être l’alpha et l’oméga de la politique industrielle de l’Europe. Qu’elle comprenne qu’il y a en Chine et aux Etats-Unis des géants qui font cinq, six, dix fois la taille de nos géants industriels et que nous ne pouvons pas rester divisés quand les autres à travers la planète s’unissent. L’Europe ne sera une grande puissance industrielle et planétaire quand que nous aurons le courage d’unir au lieu de séparer.

Deuxième défi européen, celui de l’équité commerciale. Je suis en désaccord avec la faiblesse dont nous faisons preuve dans ce domaine. N’oublions pas ce qui s’est passé sur les panneaux photovoltaïques, il y a quelques années. Parce qu’une fois qu’on a perdu une bataille industrielle, il n’y a pas de seconde bataille pour se rattraper. Nous avons refusé à notre industrie du panneau photovoltaïque la moindre subvention d’Etat, le moindre soutien, la moindre aide. Avec une intransigeance totale, la Commission européenne a dit : « Aide d’Etat, niet. » Dans le même temps, l’industrie chinoise finançait largement ces panneaux photovoltaïques et les proposait à vil prix. Nous les avons achetés, nous avons tué nous-mêmes l’industrie du panneau photovoltaïque européenne. Nous l’avons tuée par naïveté. Nous l’avons tuée par obstination, par intransigeance sur nos principes économiques.

Je refuse qu’il arrive la même chose pour les grands secteurs industriels dont je viens de vous parler. Je pose juste à vous tous ici une question : est-il normal que la Chine puisse vendre des trains en France et en Europe et que la France et l’Europe n’aient pas le droit de vendre des trains en Chine ? Cherchez la réponse à cette question, elle n’est pas très difficile à trouver : non et trois fois non ! Il est temps que l’Europe livre la bataille de l’équité commerciale. Oui à un commerce ouvert mais un commerce équitable, fondé sur la réciprocité, sur des principes d’échanges qui sont les mêmes, sur le libre accès aux marchés publics.

Quatrième défi européen, la protection contre les investissements prédateurs qui ne visent pas à développer nos entreprises et notre économie, mais à piller nos technologies les plus pointues, les plus savantes, les plus stratégiques. Nous travaillons avec l’Allemagne et avec l’Italie sur un projet de directive contre ce type d’investissement. Nous le porterons jusqu’au bout parce que l’Europe, une fois encore, doit apprendre à mieux défendre ses intérêts.

Elle doit le faire en matière d’investissement. Elle doit le faire aussi sur la fiscalité. Car je ne peux vous demander, à vous entrepreneurs, de payer rubis sur l’ongle votre impôt sur les sociétés et vos taxes locales, et laisser dans le même temps GOOGLE, AMAZON, FACEBOOK, APPLE faire des profits considérables en Europe en payant des sommes dérisoires au Trésor public français. Avec le président de la République, qui a redonné un nouvel élan à cette taxation des géants du numérique, nous avons obtenu un premier résultat et nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin. Nous souhaitons que cette taxation des géants du numérique soit opérationnelle dans les meilleurs délais possibles.

Enfin, l’Europe, c’est la défense d’un certain nombre d’appellations. Elles existent dans le domaine agricole : ce sont les IGP, les AOC qui existent pour le vin, pour le fromage, pour la viande, pour le lait, pour la crème, pour les fruits. Pourquoi ne pas créer un système semblable pour les produits industriels ? Nous travaillons avec nos amis italiens à un projet d’appellation industrielle contrôlée qui protégerait des savoir-faire, qui valoriserait le savoir-faire de nos ouvriers, de nos salariés, qui valoriserait une histoire industrielle. Parce que l’industrie fait partie de notre patrimoine. Les appellations industrielles contrôlées doivent nous permettre de protéger un certain nombre de savoir-faire industriels qui seraient sinon menacés par une concurrence injuste.

Enfin le dernier défi, c’est de retrouver en France une culture industrielle, fondée à la fois sur ces savoir-faire ancestraux dont je viens de vous parler et sur les innovations et les technologies les plus pointues. La culture française est marquée par la capacité à se réinventer. C’est le lien entre le savoir-faire des glaciers de Saint-Louis et des technologies de pointe associées à l’aéronautique, à l’espace ou au transport automobile. La force de la France, c’est cette capacité à tisser le lien entre le passé et l’avenir. C’est aussi la capacité à tisser des liens avec d’autres cultures industrielles – celles de l’Italie, celles de l’Allemagne – pour être plus fort au bout du compte.

Si nous prenons les décisions dont je vous parle sur la réorientation de l’Europe en matière de concurrence, en matière de défense de nos intérêts stratégiques ; si nous avons le courage d’aller jusqu’au bout de la révolution fiscale que nous portons avec le président de la République pour alléger la fiscalité sur le capital ; si nous avons le courage de financer nos laboratoires de recherche, de revisiter le crédit impôt recherche pour qu’il profite à tous ; si nous avons le courage d’innover, de forcer les portes de l’avenir ; si nous avons le courage d’alléger les coûts qui pèsent encore trop lourdement sur le travail en France y compris le travail qualifié – je suis convaincu que le coq bleu de La French Fab chantera haut et fort.

Pas simplement à l’intérieur des frontières françaises. Pas simplement à l’intérieur des frontières européennes. Mais à l’échelle de la planète tout entière.

Merci à tous.


administrateur Publié le : Mardi 15 janvier 2019 @ 19:33:24

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En 2006 SYSTEME EDUCATIF ET FORMATION DES ENSEIGNANTS AU BRESIL Cristala A. Buschle

SYSTEME EDUCATIF ET FORMATION DES PROFESSEURS dans le monde.jpg

1          Le système éducatif brésilien

1.1       Les Grands principes de l’organisation du système éducatif

Principes Généraux

L’éducation est un droit universel établi par la Constitution brésilienne de 1988. Les lignes directrices précisent que celle-ci doit évoluer en relation avec les évolutions de la société. Elle a pour objectif le développement global de l´individu qui doit être préparé à exercer sa citoyenneté tout en lui assurant une qualification professionnelle.

Le gouvernement fédéral est chargé de légiférer sur les orientations de l´Éducation Nationale et de coordonner les Plans Éducatifs Nationaux. De plus, il fournit l'aide financière et technique aux États de la fédération, aux districts fédéraux et aux municipalités pour le développement des systèmes éducatifs et pour l‘aide prioritaire à l’instruction obligatoire.

Le rôle du gouvernement fédéral, défini ci-dessus, n´exclut pas la responsabilité des états qui peuvent exercer dans leur champ d’intervention, une fonction supplétive en fournissant une assistance technique et financière et en même temps en légiférant sur des questions concernant les systèmes éducatifs.

Les buts et les objectifs

Les finalités et les objectifs généraux de l’Éducation Nationale sont exprimés par des lois statutaires spécifiques. La Loi des Directions fondamentales et des Bases de l’Éducation Nationale n° 9.934/96 légalisée le 20 décembre 1996, est l’instrument de régulation des finalités, des objectifs, des moyens et des possibilités d’actions éducatives. Par volonté constitutionnelle en ce qui concerne le système éducatif, cette loi s’impose jusqu’à modification de la Constitution. Cette inscription constitutionnelle crée des ambiguïtés qui ne pourront être levées qu’avec la promulgation d’une nouvelle Loi des Directions fondamentales et des Bases de l’Éducation Nationale. Le Brésil est donc dans une phase de transition jusqu’à ce que la nouvelle loi soit finalement élaborée et légalisée.

 Selon l’actuelle Loi des Directions fondamentales et des Bases de l’Éducation Nationale, l’Éducation Nationale s´inspire des principes de liberté et des idéaux de solidarité ; elle a pour objectif :

  • Comprendre les droits de l’homme, les responsabilités des citoyens, les responsabilités de l’État et celles des autres groupes de la communauté ;
  • Respecter la dignité humaine et ses libertés fondamentales ;
  • Renforcer l´unité nationale et la solidarité internationale ;
  • Développer globalement la personnalité humaine par le travail et le bien-être commun ;
  • Préparer les individus et la société, qui accéderont à l'utilisation des possibilités existantes pour le bien-être commun, à dominer les ressources technologiques et scientifiques ;
  • Protéger et diffuser le patrimoine culturel ;
  • Condamner tout traitement inégal concernant les idées politiques, religieuses ou philosophiques, ainsi que tout préjugé racial ou social.

Les objectifs éducatifs généraux varient en fonction du degré de maturité et de l´âge des élèves. Ainsi, la législation actuelle définit des objectifs différents suivant les différents niveaux éducatifs.

L´éducation fondamentale est obligatoire pour tous les enfants âgés de sept à quatorze ans dans toutes les institutions publiques ou privées, y compris pour les enfants qui n´ont pas eu accès à l’école à l`âge voulu. La nouvelle Constitution ne fixe pas de limite d’âge. Elle précise simplement que l’éducation est obligatoire et qu’elle doit fournir la structure nécessaire au développement du potentiel des élèves, à leur formation professionnelle ainsi qu’à l´exercice conscient de la citoyenneté.

L’éducation dans l´enseignement secondaire est dispensée dans les écoles publiques et/ou privées. Bien qu’elle ne soit pas obligatoire, l’éducation recherche le développement global des adolescents. Elle inclut les éléments qui composent l’objectif de l´éducation fondamentale et de la formation professionnelle, en accord avec le projet éducatif de chaque institution.

L´enseignement supérieur a pour mission le développement des sciences, des arts, de la qualification professionnelle au niveau universitaire, mais aussi de la recherche et de la spécialisation. L’enseignement supérieur est pris en charge par des institutions publiques et/ou privées.

1.2       Organisation et Structures

Niveaux Éducatifs

Le système éducatif brésilien est structuré en niveaux et selon les modalités de fonctionnement, le Niveau 1 appelé Éducation Fondamentale concerne l’enseignement fondamental et secondaire, le Niveau 2 appelé Éducation Supérieure mène à la licence et à la maîtrise. L´éducation professionnelle est considérée comme appartenant à l´éducation continue ; elle peut commencer au niveau de l´éducation fondamentale et se poursuivre jusqu'à la Maîtrise.

N’importe quel jeune ou adulte n’ayant pas pu suivre ou compléter son instruction régulière à l’âge approprié à la possibilité de compenser ses manques par le suivi de cours disciplinaires et par le passage d’examens supplétifs. L’éducation est adaptée à ce type d’étudiant. Ainsi, en plus de l´éducation régulière, d’autres modes de fonctionnement sont offerts comme l´éducation supplétive que remplace et/ou complète l’instruction régulière assurant ainsi une éducation permanente.

education Bresil Cristala A. Buschle.jpg

Figure 3 : niveaux et organisation de l’éducation et de l’enseignement

Dans la loi actuelle, l’année scolaire au Brésil, indépendamment de l´année civile, dure un minimum de 180 jours de cours, tests et examens exclus. La nouvelle loi des “Directrices et Bases Éducatives ” établit 200 jours d’école.

L’éducation préscolaire vise au développement de tous les aspects socio-affectifs, cognitifs, psychomoteurs et linguistiques de l´enfant. Elle doit également créer les conditions favorables à l´acquisition des connaissances. L’organisation pédagogique comporte trois niveaux distincts : les crèches pour les enfants jusqu´à l´âge de deux ans, les jardins d´enfants pour les enfants de deux à trois ans et le préscolaire pour les enfants de quatre à six ans. L’organisation et l’administration des institutions préscolaires respectent les mêmes règles que celles de l’école fondamentale tout en conservant des spécificités définies par les caractéristiques de chaque âge. Il n’y a pas d’obligation de scolarisation dans l’éducation préscolaire et l’inscription des enfants dépend de la disponibilité des places.

L’école fondamentale est obligatoire de sept à quatorze ans. Elle comprend huit niveaux qui comptent chacun un minimum annuel de 800 heures d´activités scolaires. Pour accéder au premier niveau, l’élève doit être âgé de sept ans. Toutefois des élèves plus jeunes peuvent être acceptés, selon les règles et règlements propres à chaque institution. De même, des élèves n’ayant pas l’âge approprié au niveau scolaire visé peuvent fréquenter l’enseignement fondamental. À partir de dix-huit ans, les élèves doivent s’inscrire dans un programme de l´enseignement supplétif afin de pouvoir suivre l’éducation fondamentale.

Le curriculum de l’éducation fondamentale est composé d’un noyau commun à tous les dispositifs et d’une partie spécifique qui fait leur diversité. Le noyau commun est défini par le Conseil Fédéral de l’Éducation et s’impose à l’ensemble du pays afin d’assurer l’unité nationale. Il comprend le portugais, les études sociales, l’histoire et la géographie, les sciences physiques, les sciences biologiques et les mathématiques. La partie spécifique est définie localement, au niveau de chaque système éducatif, de chaque école ; elle prend en compte les caractéristiques locales et régionales, les projets spécifiques des écoles et également les différences individuelles et les aptitudes des élèves. Chaque école établit son règlement interne qui doit être approuvé par le Conseil Éducatif du Ministère de l’Éducation respectif, soit au niveau de l’État, soit fédéral.

Les élèves sont regroupés dans des classes par niveau, par âge et, dans certains cas, par niveau de progression. Dans les régions rurales, il est courant de rencontrer des classes uniques regroupant des élèves de niveaux scolaires différents.

L’évaluation de la réussite de l’élève est définie par les règlements internes de l’école. Elle comprend l’évaluation des apprentissages pour un niveau de classe, celle des méthodes fournissant des codes d’évaluation et également celle de la fréquentation. La fréquentation minimale aux cours est de 75%. Dans les régions rurales, les écoles peuvent organiser une année scolaire qui tient compte des périodes des travaux des champs (semailles et récoltes).

L’inscription dans l’enseignement secondaire est possible soit à la fin de l’enseignement fondamental ou après une remise à niveau équivalente pratiquée par l’enseignement secondaire. La limite d’âge pour entrer dans l’enseignement secondaire est de vingt-et-un ans ; au-delà, l’étudiant doit s’inscrire dans l’enseignement supplétif ou directement aux examens.

L’enseignement secondaire compte deux mille deux cents heures de cours effectifs et s’étale sur trois années scolaires. Quand l’enseignement secondaire inclut la formation professionnelle, il peut durer quatre à cinq années, en fonction de la nature et des contenus des programmes minimum établis par le Conseil Fédéral de l’Éducation pour chaque domaine de connaissance.

L’enseignement secondaire est une des conditions nécessaires pour avoir accès à l’enseignement supérieur. Un grand nombre d’emplois exige le certificat de fin d’étude secondaire spécifique. La qualification professionnelle peut-être exigée pour certaines professions ou certains secteurs économiques. L’enseignement supérieur peut être dispensé dans des institutions non universitaires (Institut Supérieur de l’Éducation, Facultés isolées et/ou intégrées), dans des Centres Universitaires ou dans des Institutions Universitaires (Universités et/ou Universités Spécialisés). En fait, la première forme d’enseignement supérieur vise l’acquisition du plus haut niveau de qualification de l’enseignement pour une ou deux professions. Au-delà de la délivrance de qualifications de l’enseignement supérieur, les universités doivent promouvoir toutes les formes de recherche et fournir des cours ou autres types d’activités éducatives spécialisées à la communauté.

L’enseignement supérieur au Brésil est organisé à deux niveaux, magistère et maîtrise- doctorat. Ce dernier cycle est organisé lato sensu en cours de remise à niveau, de spécialisation et autres ou stricto sensu en cours de maîtrise, maîtrise professionnelle, doctorat et post doctorat. L’inscription est faite par thème, dans un système non séquentiel, avec une durée variable suivant le cours. L’étudiant qui désire entrer dans l’enseignement supérieur doit avoir achevé son cursus d’enseignement secondaire et satisfaire aux conditions requises par un processus sélectif d’entrée spécifique à l’université. Pour entrer au niveau maîtrise, l’étudiant doit avoir obligatoirement obtenu son magistère et satisfait aux conditions d’un autre processus sélectif établi par l’institution. Pour accéder au cours de maîtrise, stricto sensu, l’étudiant doit nécessairement formuler un projet de recherche scientifique. L’obtention du diplôme de maîtrise nécessite de défendre une thèse étayée par une dissertation qui consiste en une contribution originale sur un point précis.

Les éléments structurels de base du curriculum de l’enseignement supérieur sont composés d’un noyau minimum, constitué par des disciplines théoriques et pratiques définies par le Conseil Fédéral de l’Éducation, et d’un noyau de contenu diversifié qui est défini par l’institution.

Programmes Éducatifs

Le Ministère de l’Éducation et des Sports n’établit pas des programmes éducatifs à l’échelon national, comme le font d’autres pays. Il définit par la loi, ou par tout autre instrument légal, les principes d’organisation de tels programmes.

Pour l’éducation fondamentale, le Conseil Éducatif Fédéral détermine les disciplines qui seront obligatoires dans le noyau commun national tout en définissant leurs buts et leurs objectifs. Le Conseil Fédéral de chaque État ou du District fédéral fixe les sujets contenus dans la partie diversifiée des curriculums des écoles pour la zone dépendant de sa juridiction.

Pour l’enseignement supérieur, le Conseil Éducatif Fédéral détermine le curriculum minimal pour chaque cours, mais ne définit pas les programmes.

Formation et Qualification Professionnelle du Professeur

La formation des professeurs et des spécialistes en éducation se fait à l’aide de modules distincts qui sont appliqués partiellement dans l’enseignement secondaire et supérieur.

La formation pour l’enseignement secondaire ou pour l’école primaire dure trois années scolaires pour les professeurs qui travailleront dans les quatre premiers niveaux de l’enseignement fondamental. Pour être qualifié comme professeur exerçant dans les niveaux cinq et six de l’enseignement fondamental, dans l’éducation préscolaire ou dans l’éducation spéciale, les étudiants doivent suivre une année de formation supplémentaire.

La formation pour enseigner dans tous les niveaux et toutes les formes de l’éducation fondamentale et/ou de l’éducation professionnelle est dispensée dans l’enseignement supérieur par des cours de licence. Un niveau de formation supérieur à la licence (lato sensu) qualifie les professeurs pour leur permettre d’enseigner au niveau du premier cycle universitaire. Un niveau de formation stricto sensu de maîtrise et doctorat, orienté vers la recherche dans un champ de connaissances, permet d’intervenir dans les cours de licence et maîtrise.

Au-delà des enseignements dispensés au cours de la formation initiale, de nombreux programmes de formation, visant le recyclage professionnel, l’actualisation des pratiques enseignantes, ou encore des programmes spécialisés, se déroulent durant les périodes de vacances scolaires. Ainsi, des enseignants qui n’ont pas le niveau de qualification minimale nécessaire se voient proposer l’opportunité d’une formation professionnelle.

1          l’éducation technologique et la formation professionnelle

1.1       Organisation

Au Brésil, il n’existe pas d’informations concernant l’offre de formation professionnelle, vu l’hétérogénéité de celle-ci. L’éducation technologique et les programmes d’apprentissage sont planifiés par les organisations représentatives des travailleurs et des employeurs qui peuvent être organisées et subventionnées par des comités de travail fédéraux, d’État ou municipaux. Le Système Brésilien d’Entraînement Professionnel, connu sous l’appellation de Système S (SESI, SENAI, SENAC, SESC), relève le défi de la formation des travailleurs. Il répond aux exigences et/ou aux demandes liées à l’évolution du système de production. Des établissements de qualification professionnelle ont été ainsi générés ; ils contribuent au développement de la formation professionnelle continue dans le pays, notamment en élargissant leurs possibilités d’action.

L’éducation technologique et la formation professionnelle sont très limitées au Brésil ; seulement cinq millions de travailleurs ont une qualification reconnue sur le marché du travail. De fait, le pays prête une attention toute particulière à tous ces programmes de formation professionnelle. Le Ministère du Travail et le Ministère de l’Éducation ont annoncé, cette année, un budget de vingt-cinq millions de Réais (environ neuf millions et demi d’euros), attribué à la Fédération, aux États fédérés et aux institutions communautaires, afin de construire ou réformer ses centres technologiques. De 1996 à 2000, le Brésil a investi plus d'un milliard de dollars américains dans ce secteur, pour former environ quatorze millions de travailleurs.

La formation professionnelle brésilienne est, depuis son origine, très décentralisée. La répartition actuelle couvre l’ensemble du territoire national, dans les vingt-sept États et les cinq milles municipalités qui participent à la formation professionnelle. Chaque municipalité est dotée de Comités Municipaux du Travail dans lesquels les travailleurs et les collectivités locales collaborent au recensement des besoins et des demandes en formation. Cette localisation de la formation permet de respecter les différences régionales. Les exigences ne sont pas les mêmes dans les états du Nord, dans ceux du Sud ou de l’Ouest. Les Comités Municipaux du Travail font remonter auprès des états les demandes de formation des travailleurs de cette localité et les besoins exprimés par les entreprises. Ainsi, ils valident les nombreuses demandes qu’ils soumettent au Secrétaire du Travail de chaque État. Ces derniers gèrent les programmes de formation au niveau des municipalités avec les ressources qu’ils reçoivent du Gouvernement Fédéral. La formation professionnelle est ainsi mise en œuvre au plus près des travailleurs et des organisations qui les emploient. Cette organisation repose sur un très haut niveau de décentralisation. Chaque syndicat appartenant à une centrale ou une fédération fait état des besoins de ses membres dans le but soit d’améliorer leur niveau de qualification, soit de maintenir leur niveau d’employabilité sur le marché du travail. Les quatre fédérations syndicales soumettent leur demande au Gouvernement Fédéral qui pourvoit aux moyens nécessaires pour organiser les formations selon leurs souhaits. Les employeurs, au travers des chambres patronales, comme le SENAC pour le secteur commercial, le SENAI pour l’industrie, le SENAT pour le transport et le SENAR pour l’agriculture, organisent également des formations spécifiques qui ont lieu dans des écoles techniques réputées pour leur très bonne qualité. Avec les moyens fédéraux, ces écoles conçoivent et mettent en œuvre des curricula de formation professionnelle. De fait cette diversité d’organisation de l’échelon local à l’échelon national montre clairement que ce n’est pas le Ministère du Travail qui définit, depuis Brasília, les contenus des différentes formations professionnelles qui sont mis en œuvre dans toutes les régions du pays.

Ce schéma général est soumis à un contrôle très strict par l’utilisation de l’Internet. De n’importe où dans le pays, il est possible de vérifier quels sont les cours mis en place, leurs coûts, le nombre de formés et leurs intitulés respectifs. Le contrôle opérationnel est assuré en continu par un corps de la fonction publique, indépendant qui vérifie, dans chaque état, que les enseignements offerts correspondent aux spécifications de l’administration publique. L’IPEA, qui est l’institut qui valide les contenus des formations et évalue leur adaptation aux réalités brésiliennes, donne également son accord. Rappelons-nous que le Brésil est un pays de plus de huit millions de kilomètres carrés ; la décentralisation a permis d’instaurer cette transparence sans laquelle il n’aurait pas été possible d’établir un tel programme de formation qui couvre les besoins de tous. Le Ministère du Travail, en association avec le Ministère de l’Éducation et avec le système brésilien d’apprentissage professionnel, développe un vaste programme d’éducation professionnelle et d’apprentissage visant à accroître le niveau de qualification de la main d’œuvre et ainsi accroître leur aptitude à affronter les défis organisationnels, technologiques et les changements administratifs nécessaires à l’économie brésilienne. Cette année, ces ministères ont introduit l’enseignement technologique au niveau secondaire dans trois États : Espírito Santo, Paraná et Santa Catarina.

1.2       La formation professionnelle initiale

L’éducation professionnelle brésilienne requiert la maîtrise opérationnelle d’un certain nombre de savoir-faire, la compréhension globale des processus de production, l’acquisition de savoirs technologiques, la valorisation de la culture du travail et la mobilisation des valeurs nécessaires à la prise de décisions. L’éducation professionnelle est conçue et intégrée aux différentes formes d’éducation au travail, scientifique, technologique, afin d’assurer un développent continu des aptitudes à la vie professionnelle (Art. 39 – LDB). L’éducation professionnelle brésilienne est réglementée par le décret n° 2.208 du 17 avril 1997 qui fixe à l’éducation professionnelle les objectifs suivants :

  • Promouvoir la transition entre l‘école et le monde du travail en formant les jeunes et les adultes aux connaissances et aux compétences générales et/ou spécifiques nécessaires à l’exercice d’activités professionnelles ;
  • Former des professionnels aptes à exercer dans le monde du travail des activités professionnelles spécifiques et ayant acquis un niveau scolaire secondaire ou supérieur ;
  • Développer, rénover et actualiser les connaissances technologiques spécialisées nécessaires aux professions ;
  • Qualifier, adapter et mettre à niveau les travailleurs, quel que soit leur niveau scolaire, afin d’améliorer leur insertion professionnelle et leur productivité dans l’exercice de leur travail ;
  • L’éducation professionnelle articule l’enseignement général et des modules de formation spécifiques aux professions visées. Ces modules sont définis dans des stratégies globales permettant d’articuler formation initiale et formation continue et afin qu’ils puissent être mis en œuvre dans des établissements d’enseignement général, des institutions spécialisées ou dans des entreprises. L’éducation professionnelle comporte trois niveaux suivants : fondamental, technique et technologique. Le niveau fondamental est destiné à la qualification et à la reprofessionnalisation des travailleurs, indépendamment de leur scolarité antérieure. C’est une éducation non-formelle qui ne relève pas de curricula réglementés. Le niveau technique vise l’acquisition de techniques, la qualification et la spécialisation professionnelle des élèves inscrits ou sortants de l’enseignement secondaire, en conformité avec les orientations arrêtés par décret. Le niveau technologique correspond à des cours de niveau supérieur dans des filières technologiques, destinées aux étudiants de l'enseignement secondaire et technique.

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Figure 4 : système intégré d’éducation professionnelle

Les institutions fédérales, publiques et privées sans but lucratif, financées par les fonds publics doivent offrir des formations professionnelles fondamentales dans leurs programmes de formation. Celles-ci sont ouvertes aux étudiants des écoles publiques et privées issus de l’éducation fondamentale, mais aussi aux travailleurs quel que soit leur niveau de scolarité. La fin des cours d’éducation professionnelle de niveau fondamental est sanctionnée par le Certificat de Qualification Professionnelle.

L’éducation professionnelle technique repose sur des organisations curriculaires spécifiques et indépendantes de l’enseignement secondaire. Elle est proposée soit simultanément à l’enseignement secondaire, soit séquentiellement. Les disciplines à caractère professionnel intégrées dans la partie de diversification de l’enseignement secondaire et dans une limite de 25% de la totalité des heures prévues pour ce niveau d’enseignement, peuvent être prises en compte dans l’habilitation professionnelle des curricula à la condition d’un système d’évaluation spécifique indépendant. L’élaboration de cette éducation repose sur un certain nombre de principes. En premier lieu, le Ministère de l’éducation et des sports, en accord avec le Conseil National de l’éducation, établit les instructions du programme national. Celles-ci précisent les volumes horaires minimaux, les contenus à respecter, les objectifs et les compétences fondamentales du secteur professionnel visé. En second lieu, chacun des organes normatifs de chaque système d’enseignement complètent ces directives définies à l’échelon national. Ils établissent les curricula fondamentaux qui spécifient les disciplines scolaires, les charges horaires minimales obligatoires, les contenus fondamentaux, les objectifs et les compétences par secteur professionnel. Enfin, chaque curriculum ainsi élaboré ne peut couvrir un volume supérieur à 70% de la charge horaire minimale obligatoire. Les 30% restant sont laissés à l’initiative des établissements qui peuvent ainsi adapter le curriculum au contexte disciplinaire, aux contenus, aux capacités propres et aux compétences spécifiques à son organisation curriculaire. Après évaluation et validation des résultats par le Ministère de l’éducation et des sports, et en accord avec Conseil National de l’éducation, le dispositif de formation est agréé et les diplômes acquièrent une validité nationale.

Pour élaborer les curricula de l’enseignement professionnel, des études d’emploi et de poste sont réalisées auprès des travailleurs et des employeurs du secteur considéré. Ils ont pour objectif l’identification des profils de compétence nécessaires à une activité précise. La compétence professionnelle doit être comprise comme la capacité personnelle que nous avons à mobiliser, articuler et mettre en œuvre des connaissances, des compétences, des attitudes et des valeurs adaptées à la nature du travail et au développement technologique. Les curricula de l’enseignement technique sont structurés en disciplines, regroupées en modules et pouvant avoir pour finalité une qualification professionnelle susceptible d’être reconnue par un Certificat de Qualification Professionnelle. Il est également possible de valider des disciplines ou des modules dans des habilitations spécifiques. Dans les curricula organisés en modules, l’habilitation peut être obtenue dans diverses institutions accréditées par les systèmes fédéraux et des états, dès lors que la durée pour réaliser l’ensemble du parcours, du premier au dernier module, n’excède pas cinq années. L’établissement qui remet le dernier certificat de qualification professionnelle, délivre le diplôme de technicien de niveau secondaire. Ce diplôme correspond à l’habilitation professionnelle des modules étudiés. Les systèmes éducatifs fédéral ou d’États valident, à travers ces examens de certification des compétences, les organisations disciplinaires des modules d’enseignement technique. Le diplôme de technicien de niveau secondaire regroupe l’ensemble des compétences validées dans tous les modules qui intègrent une habilitation professionnelle.

Les cours d’éducation professionnelle de niveau supérieur sont structurés pour répondre aux différents secteurs de l’économie, y compris les plus spécialisés. Ils conduisent à l’obtention du diplôme de Technologue. L’Université de Joinville est en convention avec les syndicats patronaux de la région, tels que l’AJORPEME (PME), l’ACISF, l’ACISBS, le SENAI (commerce et industrie). Dans ce cadre, elle offre des cursus en Technologie de l’Automatisation des Processus Industriels, en Technologie de Gestion Industrielle, en Technologie de Gestion de Petites et Moyennes Entreprises, en Technologie de Gestion des affaires et en Technologie de Gestion de la Production et la Logistique.

1          La formation des professeurs d’enseignement professionnel

Selon Cunha (2004), le manque de professeurs est une constante historique du système d’éducation professionnelle au Brésil. L’effort porte actuellement sur l’institutionnalisation progressive de la formation de professeurs d’enseignement général ; la formation des enseignants de la partie professionnelle relève encore de l’improvisation. Cette improvisation peut être entendue dans la formulation faite par Hobold (2004) qui affirme que : « qui sait faire, peut aussi enseigner ». Deux raisons permettent de comprendre cela. D’une part, la grande majorité des enseignants d’éducation professionnelle, notamment en début de carrière, ne considèrent pas l’enseignement comme une activité professionnelle. D’autre part, les formations universitaires et professionnelles sont fortement marquées par des références à des connaissances pragmatiques.

Pour les enseignants de l’éducation professionnelle, qui sont en très grande majorité issus du système industriel, la connaissance pratique (technique et technologique) sert de base culturelle à l’éducation professionnelle. Cette réalité est encore très prégnante au Brésil, même si le décret n° 2.208/97 précise, dans son article 2, que « les disciplines du curriculum de l’enseignement technique seront enseignées par des professeurs, instructeurs et moniteurs sélectionnés en fonction de leur expérience professionnelle qui devront être formés, antérieurement ou pendant leur service, par des cours réguliers de licence ou des programmes spéciaux de formation pédagogique ». Aujourd’hui, aucun professeur n’est employé sans avoir, au minimum, la licence. Les critères de recrutement changent et l’accession au professorat de l’enseignement professionnel relève de plus en plus de formation universitaire. Il y a ainsi à articuler de manière bénéfique l’expérience professionnelle et la formation universitaire dans le recrutement de ces enseignants. Dans cette perspective, il est essentiel de créer des espaces de développement professionnel en lien avec les sciences de l’éducation au sein des écoles ou des centres d’éducation professionnelle afin de favoriser pour ces enseignants les occasions d’échanges d’expériences professionnelles entre les acteurs du système éducatif.

C’est en partant de cette idée que le SENAI et la Fondation Romi (Formation de Formateurs ayant son siège à Santa Bárbara d’Oeste – São Paulo) ont proposé des modules d’enseignement à distance visant la formation et le perfectionnement des enseignants d’éducation professionnelle exerçant au niveau secondaire. Les intéressés peuvent s’inscrire dans quatre modules techniques et seize modules pédagogiques, par courrier, fax et internet. Quelques modules sont développés entièrement à distance, d’autres ont une partie pratique présentielle. Signalons une autre excellente initiative qui vient de deux CEFET (Centre Fédéral d’Éducation et Technologie) de Rio de Janeiro et de Paraná. Ces deux centres proposent des cours de niveau maîtrise pour la formation des enseignants. Le centre de Rio Janeiro offre les cours de Maîtrise pour les enseignements de sciences et de mathématiques ; celui de Paraná propose le cours de spécialisation en Éducation, Technologie et Société. Les deux cours témoignent d’une forte préoccupation autour de réflexions sur l’éducation en général, sur les conceptions du savoir et la production des connaissances. On peut également souligner le recours à l’enseignement à distance, combiné aux enseignements de Maîtrise, comme par exemple, le projet réalisé par FLACSO – Brasil5, en 2001. Ce projet visait à créer les conditions d’implantation du Plan National de Qualification des Travailleurs. Ce projet a permis de produire du matériel didactique et de qualifier, par l’intermédiaire d’enseignements semi-présentiels, soixante membres des comités des états et des municipalités impliqués dans la qualification professionnelle. Le prolongement des enseignements dans un programme de maîtrise lato sensu, a pour conséquence une qualification fine des conseillers et de techniciens des états et des municipalités.

S’il est possible, d’un coté, de comprendre l’improvisation dans les recrutements des enseignants de l’enseignement professionnel comme une conséquence de la dispersion des institutions dans le pays et de la décentralisation des systèmes, nous avons, d’un autre coté, grâce aux nouvelles technologies, les conditions effectives pour établir des politiques publiques d’institutionnalisation de la formation des professeurs à différents niveaux et dans des modalités variées.


administrateur Publié le : Lundi 14 janvier 2019 @ 11:45:29

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