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[TV] semaineS du 19 au 25 août 2017

Samedi 19 août à 12h55 sur France 5 "Superstructures Evolution : Une nouvelle plate-forme pétrolière - 2009"
Dimanche 20 août à 20h20 sur Gulli "Ce sera moi : interprète - 2017"
Mercredi 23 août à 9h35 sur ARTE "Uranium, si puissant et si dangereux ? 1/2 et 2/2 - 2015"
Mercredi 23 août à 20h55 sur Gulli "C'est pas sorcier-"

Et tous les jours sur ARTE : "Xenius"
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Jeudi 17 août 2017 @ 22:12:31 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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7 jours pour fabriquer un pisteur solaire pour four solaire et autres objets en version Licence Libre

pisteur-solaire-TEC2017.jpg

https://www.asso-entropie.fr/media/filer_public/24/59/24596fa2-19ff-4808-b25a-611e7ecc137f/pisteur_solaire_entropie_juillet2013.pdf

Ce pisteur solaire est un accessoire pour tout four solaire de type « boîte ». Il permet de suivre le soleil automatiquement à chaque instant : cela permet de s’affranchir d’une présence humaine pour orienter le four et d’augmenter ainsi le rendement.
Un système de suivi de cible solaire peut être réalisé avec des composants électroniques (voir bibliographie www.f1lzr.fr/traqueur), mais il serait cependant complexe à réaliser pour une personne qui n’a pas de compétences en électronique. N’en ayant que très peu dans ce domaine, nous avons donc cherché une solution facile à réaliser.

L’objet est robuste et autonome, et est constitué seulement de deux cellules photovoltaïques en silicium amorphe, d'un motoréducteur (attention, le motoréducteur est un objet assez difficile à trouver) et d'un plateau tournant.
Son fonctionnement est assez simple : on fixe à 45° par rapport à l'horizontale deux cellules côte-à-côte sur le plateau et on intercale entre les cellules une planche verticale. On relie le pôle "plus" d'une cellule au pôle "moins" de l'autre cellule et le pôle "moins" de la première cellule au pôle "plus" de l'autre cellule. On connecte enfin ces deux branchements aux bornes de notre motoréducteur qui entraîne le plateau tournant par l'intermédiaire d'une pastille en caoutchouc. Lorsque les deux cellules sont bien en face du soleil, les courants produits s'annulent car chaque cellule produit autant de courant et le moteur reste immobile. Quand le soleil se déplace, la planche verticale située entre les deux cellules fait de l'ombre sur une des cellules. La différence de potentiel entre les deux cellules n'est alors plus nulle et le courant produit fait tourner le moteur jusqu'à ce que les courants s'annulent à nouveau (schéma q et annexe A). Notons que les cellules photovoltaïques jouent le rôle à la fois de capteur et de source d’énergie.
Les matériaux principalement utilisés ici pour fabriquer la partie mécanique sont du contreplaqué de peuplier de 10 mm d’épaisseur, de la quincaillerie qu’on trouve facilement en magasin de bricolage et un disque dur que l’on aura récupéré sur un ordinateur hors d’usage. Celui-ci pourra être remplacé par tout élément tournant permettant de réaliser une liaison pivot : des paliers de tambour de machine à laver, un montage de roulements... Un mécanisme pour plateaux tournants (de type butée à billes) proposé par un revendeur en menuiserie pourra être avantageusement utilisé. Les roulettes latérales pourront devenir inutiles dans ce cas suivant le diamètre du mécanisme, mais nous n’avons pas testé (photo w, et référence en bibliographie).

Ouvrages de référence
• Site proposant d’autres traqueurs électroniques pour panneaux solaires, ainsi que des applications plus complexes pour utilisation individuelle : « Energie Electricité Electronique » : www.f1lzr.fr/traqueur

• Sites distribuant le modèle de motoréducteur utilisé : www.scientificsonline.com réf. 3041327 www.sdp-si.com réf. A3Z16-0010A

• Site distribuant le modèle de butée à billes pour plateau roulant : www.hmdiffusion.com réf. 118507

Lundi 14 août 2017 @ 12:00:54 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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7 jours pour fabriquer votre four solaire en version Licence Libre

four-solaire-TEC2017.jpg

https://www.asso-entropie.fr/media/filer_public/2013/11/28/four_solaire_entropie_juillet2013.pdf

Cette notice permet de fabriquer un four solaire pour faire cuire des aliments. 
Ce texte s’adresse à des personnes qui veulent réaliser leur propre four solaire, ou à des personnes qui veulent encadrer un atelier. Si on veut l’adapter à un public d’enfants, il faudra prévoir un bon encadrement car certaines opérations demandent beaucoup de précision.

Historique des fours solaires

Les débuts de la cuisson solaire remontent à plus de 200 ans. A la fin du 19eme siècle, De Saussure, voulant créer une machine mesurant l’intensité du rayonnement solaire, construit de fait le premier cuiseur solaire dont nous avons la trace. L'engouement pour la technique est immédiat.
De nombreux chercheurs mettent au point des modèles variés pour faire cuire oeufs, viandes, légumes et même du pain. Auguste Mouchot, auteur du premier traité consacré à l’énergie solaire "La chaleur solaire" (1869), améliore le cuiseur de De Saussure et, en 1875, il est même envoyé en Algérie expérimenter et diffuser son invention parmi les officiers français. Mais l’idée, jugée non-rentable en ces temps d’énergie fossile abondante, passe à la trappe.
Ce n'est qu'au milieu du 20eme siècle que l’idée de la cuisson solaire refait surface. Elle connaît en effet une nouvelle impulsion marquée par la reprise simultanée des recherches dans plusieurs pays (Chine, Inde, USA, Allemagne...). La crise énergétique de 1973 réveille définitivement les inventeurs. Aux Etats-Unis, Barbara

Introduction

Kerr et Sherry Cole commencent des expérimentations sur le four solaire. Elles fondent en 1986 la "Solar Cookers International", organisation à but non lucratif qui vise à diffuser et perfectionner les techniques de cuisson solaire.
Au début des années 2000, la coopération entre les différents acteurs a permis un début de standardisation des modèles et de rationalisation des techniques, ainsi qu'une diffusion et une production plus large, qui restent néanmoins le fait d'initiatives modestes et locales. Les cuiseurs solaires se répandent à travers tout les continents et l'on estime par exemple que plus d'un million d’unités ont été distribués rien qu'en Chine !

Four solaire pour doigt !

Pour prendre conscience de la puissance de chauffe du soleil vous pouvez réaliser ce petit four solaire qui se place autour d’un doigt. Pointez le soleil muni de ce cône en
papier recouvert de papier d’aluminium et vous sentirez un échauffement.

Conception Comment ça marche ?

Le four est composé d’un caisson isolé et vitré dans lequel on va concentrer le rayonnement solaire. Le double vitrage va laisser passer une grande partie du rayonnement solaire qui est de petite longueur d’onde. Par contre, il va renvoyer à l’intérieur du four une partie du rayonnement infrarouge de grande longueur d’onde émis par les aliments chauds et provoquer un "effet de serre" dans le four. Ainsi, nous aurons une élévation de la température. Ce phénomène utilise la caractéristique de certains matériaux, comme le verre, qui sont transparents au rayonnement solaire et opaques au rayonnement infrarouge.

Choix technologiques, Comment limiter les pertes de chaleur ?

On peut agir sur plusieurs facteurs : 
• La conduction, c'est la propriété d'un matériau à conduire la chaleur. On peut limiter ce phénomène en choisissant un matériau isolant qui va retenir plus longtemps la chaleur à l'intérieur du four. Nous utilisons de la laine de mouton, c'est un bon isolant, léger et qui résiste au température du four (jusqu'à 160°C) selon notre expérience. Le choix du double vitrage permet aussi de limiter les perte par conduction. En effet, la lame d'air immobile entre les deux vitres (le verre est très conducteur) joue le rôle d'un isolant. L'épaisseur de la lame d'air ne doit pas faire plus de 3 cm pour qu'elle reste immobile. Au delà de 3 cm, on risque d'avoir un phénomène de convection naturelle interne au double vitrage.
• La convection est un mode de transfert thermique qui implique un mouvement de la matière à l'intérieur d'un milieu. La fermeture hermétique du four (utilisation de joints) permet de limiter les pertes par convection avec le milieu extérieur. Il subsistera la convection naturelle à l'intérieur du four dû à la différence de température entre les parois en aluminium du four et le double vitrage. Le vent créera une convection forcée qui refroidira le four.
• Le rayonnement est un transfert de chaleur sous forme d'onde électromagnétique. Tout corps émet un rayonnement qui est fonction de sa température. Les aliments à l'intérieur du four émettent un rayonnement infrarouge qu'il va falloir conserver. C'est le rôle du double vitrage, qui crée un effet de serre : les vitres sont transparentes au rayonnement du soleil, par contre elles retiennent 50 % du rayonnement infrarouge produit par l'échauffement des aliments.
L'absorption du rayonnement par un corps dépend de sa couleur. Celui-ci est maximal pour un « corps noir ». Le récipient qui contient les aliments sera donc choisi de couleur foncé pour se rapprocher d'un « corps noir ».

Comment recevoir un maximum de rayonnement ?

Pour recevoir le plus de rayonnement, et ainsi maximiser la puissance de chauffe, il faut présenter la plus grande surface au soleil. Les rayons solaires ont la meilleure efficacité énergétique sur une vitre quand ceux-ci arrivent perpendiculairement à cette dernière (pour diminuer l'effet miroir). Il paraît donc intéressant que la vitre soit toujours orientée perpendiculairement au soleil. Cependant, la diminution effective de cette efficacité a lieu réellement à de grands angles, comme le montre le diagramme cicontre (à partir de 40° environ). La courbe de "transmittance" représente la proportion d'énergie passant à travers la vitre étudiée, en fonction de l'angle incident (0° étant la position où les rayons arrivent perpendiculairement).
Cependant, tant qu'on n'est pas désorienté de 40° cela ne change pas grand chose. Mais c'est oublier qu'on présentera une surface moins grande au soleil : se visualiser la variation de l'ombre portée de la surface collectrice, directement égale à la quantité collectée, si elle est inclinée. 
Ce sont précisément ces deux phénomènes qui plaident pour le fait de rester perpendiculaire au soleil.
Numériquement, cela forme des variations totales de pas plus de 30 % en 40°, en combinant les deux phénomènes (40° de désorientation étant atteints en 2h et demi).
Le choix de l'inclinaison de la vitre se fait en fonction de la hauteur du soleil lors de la cuisson. Elle dépend ellemême des paramètres suivants :
- l'heure dans la journée
- le jour dans l'année
- la latitude du lieu
L'orientation en azimut étant facilement faisable en tournant le four à la main, l'inclinaison du four n'est pas changeable (par construction). Pour avoir une inclinaison idéale, il faut donc établir des compromis et des moyennes entre ces données. L'orientation idéale étant celle où la vitre sera perpendiculaire à la moyenne des positions possibles du soleil.
En France, une inclinaison de 30 degrés de la vitre par rapport à l'horizontale en été représente une bonne moyenne (quand le soleil est haut dans le ciel vers midi) et une inclinaison de 60 degrés est plus adaptée à l'hiver (quand le soleil reste bas dans le ciel même à midi).
Ce four permet d’avoir ces deux inclinaisons possibles suivant comment on le positionne : retourné ou non. Enfin un réflecteur permet de capter une surface de rayonnement plus importante. Si vous voulez l'adapter à votre latitude il faut pour cela utiliser un diagramme solaire.

Ouvrages de référence 

• Rolf Behringer et Michael Götz,« Cuiseurs solaires, Autoconstruction et recettes », Éditions La plage, 2009
http://solarcooking.wikia.com/wiki/Category:Solar_cooker_plans 
Pour la cuisson voir :
• Id Cook et SolarsCookers International, « Manuel de la Cuisson Solaire »
http://www.impi.ch/idees-cook/Manuel_cuisson_solaire_idcook.pdf 

Lundi 07 août 2017 @ 11:32:07 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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[TV] semaineS du 5 au 18 août 2017

Samedi 5 août à 12h55 sur France 5 "Superstructures Evolution : Télescopes - 2009"
Samedi 5 août à 22h30 sur ARTE "Uranium, si puissant et si dangereux ? 1/2 et 2/2 - 2015"
Dimanche 6 août à 20h20 sur Gulli "Ce sera moi - 2017"
Mardi 8 août à 20h30 sur Public Sénat "Jeux vidéo, les nouveaux maîtres du monde - 2015"
Mercredi 9 août à 20h55 sur Gulli "C'est pas sorcier-"
Jeudi 10 août à 17h05 sur ARTE "Xénius, notre habitat du futur - 2016"  
 

Samedi 12 août à 12h55 sur France 5 "Superstructures Evolution : Dômes - 2009"
Dimanche 13 août à 20h20 sur Gulli "Ce sera moi - 2017"
Lundi 14 août à 20h30 sur Public Sénat "Centrales nucléaires, démantèlement impossible ? - 2013"
Mercredi 16 août à 20h55 sur Gulli "C'est pas sorcier-"
Jeudi 17 août à 22h45 sur RMC Découverte "L'épopée spatiale de la NASA 1/4 et 2/4 - 2008"


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Mardi 01 août 2017 @ 22:30:37 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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7 Jours pour fabriquer une Mini-Éolienne Savonius version Licence Libre

mini-éolienne-TEC2017.jpg

https://www.asso-entropie.fr/media/filer_public/24/f6/24f6787b-f8ad-46f8-a471-0c59141619d0/atelier_mini_eolienne_entropie_juillet2013.pdf

Cette notice présente la construction d’une mini éolienne, sous la forme d’un atelier pédagogique de 2h à 3h avec le public. Elle s’adresse à la personne qui va encadrer l’atelier, mais aussi au particulier pour sa
construction personnelle. Selon l’âge et les connaissances des participants, nous laissons le soin au formateur de l’adapter à son public.


Cet atelier, d’une durée de 2 heures, permet de comprendre comment on va pouvoir capter l’énergie du vent pour l’exploiter et par exemple la transformer en énergie électrique. Il aborde des notions physiques comme la résistance à l’air et la génération d’un courant électrique et des notions politiques comme la place de l’énergie dans notre vie. Ces notions sont mises en application lors de la réalisation du petit prototype d’éolienne Savonius.

Introduction

L'atelier se divise en deux parties : une introduction théorique et une partie pratique. Les différents points abordés dans l'introduction théorique sont détaillés dans la partie conception de cette notice. Chaque point pouvant faire l'objet d'un atelier à lui tout seul, nous vous invitons à choisir parmi eux lesquels méritent d’être plus amplement traités.

La partie pratique consiste en la réalisation de l’éolienne. 

En tant qu'animateur-trice, vous devrez préparer certains éléments de l'atelier pour permettre sa tenue dans les temps : 2h sans la construction du générateur, 3h avec la construction du générateur. Le générateur étant difficile à réaliser, on réservera cette partie de l’atelier pour un public adolescent ou adulte.

Au début de l'atelier, on interroge les participants sur les différentes sources de production de l’électricité. Pour info, les principales sont le gaz, le pétrole, le charbon, l'uranium, le vent, le soleil, l'eau, la géothermie et la biomasse. Au fur et à mesure de leurs réponses, on range ces sources (on peut les représenter par des vignettes, des dessins...) dans les catégories « renouvelable » ou « périssable ». Ici, il faudra bien expliquer la différence entre les deux et insister sur le risque que crée notre dépendance aux sources périssables (vous trouverez des ressources très intéressantes en regardant la conférence gesticulée d'Anthony Braud, le lien est à la fin de la notice). On peut également expliquer, selon le temps et les connaissances dont on dispose, le mécanisme de production d’électricité qui va avec la ressource (centrale nucléaire pour l'uranium par exemple). L'objectif ici est bien de faire comprendre les différents mécanismes, pas de faire peur !

On se concentre ensuite sur le mécanisme de l’éolienne. 

Comment ça marche ?  Qu'est-ce que le vent ?

Le vent résulte d’une différence de pression entre deux points. Une masse d’air va alors se déplacer du point où résulte la plus forte pression vers le point de plus faible pression. L’absorption du rayonnement solaire dans l’atmosphère engendre des différences de température et de pression qui mettent les masses d’air en mouvement et créent le vent (on peut dire que l’énergie du vent est une énergie dérivée de l’énergie du soleil).
Il faut savoir que ce déplacement de l’air peut se faire de manière laminaire (régulière) ou turbulente. Cela dépend des obstacles que va rencontrer le vent et de la hauteur à laquelle on va placer l’éolienne. Plus on a d’obstacles et plus on est bas dans le ciel, plus le courant d’air va être perturbé (sur le toit d’une maison ou en montagne, par exemple). Inversement, moins il y a d’obstacles et plus on est haut dans le ciel, plus on aura un courant d’air laminaire (en plaine ou en haut d’un mât de 100m, par exempleq).

Conception

Comment produire de l’électricité avec le vent ? 

Cette masse d’air, lorsqu’elle se déplace assez rapidement, va entraîner le rotor (la partie qui tourne) de l’éolienne et permettre de transformer l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique de rotation. Une fois qu’on a transformé notre énergie cinétique du vent en énergie mécanique, on peut transformer celle-ci en énergie électrique via un générateur. Un générateur est constitué de bobines de fil de cuivre devant lesquelles on va faire passer des aimants. 
Le passage alternatif des aimants va créer un courant induit alternatif dans les bobines. Pour illustrer la création d’un courant induit lors du passage d’un aimant devant une bobine, on peut faire une petite expérimentation avec une bobine reliée à un voltmètre devant laquelle on va faire passer un aimant. Lorsque l’aimant s’approche de la bobine, on crée une tension, qui s’annule lorsque l’aimant est immobile, et lorsque l’aimant s’éloigne de la bobine, on créé une tension dont la polarité est opposée à la précédente. L’amplitude de cette variation de tension dépend de la vitesse de déplacement de l’aimant

Qu'est ce qu'une éolienne Savonius ?

Il existe deux types d’éoliennes, les éoliennes à axe horizontal (w) et les éoliennes à axe vertical (e). Les éoliennes à axe horizontal sont les plus utilisées car elles ont un bon rendement, ce qui leur permet de produire plus d’énergie qu’une éolienne à axe vertical. Par contre, elles sont plus complexes à fabriquer et nécessitent d’être placées haut dans le ciel (jusqu’à 100 m) pour bénéficier d’un courant d’air laminaire.En effet, si le courant d’air est turbulent, l’éolienne se casse. Les éoliennes à axe vertical ont un rendement moins élevé que leurs cousines à axe horizontal. Elles sont par contre plus simples à fabriquer et plus solides, ce qui leur permet de résister à des courants d’air turbulents. On va donc pouvoir les placer près du sol sans qu’elles ne se cassent.

Nous allons réaliser lors de cet atelier une éolienne à axe vertical de type Savonius (r). Cette éolienne a été inventée par l’ingénieur finnois Sigurd Savonius en 1924. Elle est constituée d’un rotor qui va transformer l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique de rotation. Le fonctionnement
du rotor Savonius est basé sur un couple aérodynamique induit par la déflexion de l'écoulement (t) sur les pales. 
L'éolienne placée dans un écoulement d'air va dévier les lignes de courant arrivant sur la pale motrice vers la pale freinante. Ainsi, il se crée une différence de pression entre la partie concave et la partie convexe des pales et la machine est mise en rotation. Cela est aussi dû au fait que les parties concave et convexe n’ont pas la même résistance à l’air. Pour se rendre compte de cette différence, on pourra prendre une demi-bouteille par le bout des doigts et la faire bouger rapidement. Suivant le sens dans lequel on fait bouger la bouteille, on va ressentir plus ou moins de résistance à l’air. La partie concave présente plus de résistance que la partie convexe.

Ouvrages de référence 

• D. Le Gouriérès;Les éoliennes, Théorie, conception et calcul pratique, Éditions du Moulin Cadiou, Diffusion Eyrolles, 2008
• Dave Mussell;Build Your Own Wind Turbine, The Pembina Institute, 2006
• Pierre Le Chapellier;Éoliennes et habitat Revue L’Affranchi, numéro spécial 55, troisième édition
• Sur la crise énergétique et ses conséquences;Anthony Braud – SCOP Le Pavé http://www.scoplepave.org/4-le-plein-d-energie

• Concernant le fonctionnement du générateur électrique : vidéo: http://www.canal-u.tv/video/tele2sciences/principe_de_fonctionnement_d_un_generateur_electrique.8941

Lundi 31 juillet 2017 @ 11:11:01 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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[TV] semaine du 29 juillet au 4 août 2017

Samedi 29 juillet à 12h55 sur France 5 "Superstructures Evolution : Transatlantiques - 2009"
Samedi 29 juillet à 13h05 sur ARTE "Mission Mars - 2017"
Dimanche 30 juillet à 20h20 sur Gulli "Ce sera moi - 2017"
Mardi 1er août à 20h30 sur Public Sénat "Centrales nucléaires, démantèlement impossible ? - 2013"
Mercredi 2 août à 21h20 sur Gulli "C'est pas sorcier-"
Vendredi 4 août à 21h00 sur C8 "Monument, la Tour Eiffel, histoire d'un pari impossible - 2016"

Et tous les jours sur ARTE : "Xenius"
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Mardi 25 juillet 2017 @ 23:59:07 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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7 jours pour fabriquer une Carriole à Vélo en version Licence Libre

carriole-TEC2017.jpg

https://www.asso-entropie.fr/media/filer_public/8e/70/8e70c401-9642-491d-943d-0fbcfea74509/carriole_a_velo_entropie_juillet2013.pdf

Cette carriole, rêvée par Alice Guerraz, a été conçue et réalisée par Christophe André et Alice Guerraz pour l'association "La maison d'édition d'idées". Le terme carriole, emprunté à l’italien « carriola », signifie chaise à roue. C’est donc à l’origine un moyen de transport de personnes, comme une chaise à bras. Cette association a besoin d'un matériel mobile lui permettant de réaliser des ateliers d'édition avec des enfants. Les bénévoles ne disposent pas forcément d'une voiture pour déplacer le matériel d’atelier encombrant. Que faire ?

Conception

On peut transporter beaucoup de choses sur un vélo. Et c’est un moyen de transport répandu dans cette association, d’où l'idée de fabriquer une carriole à vélo dans laquelle on peut stocker le matériel et qui se déplie pour devenir un espace de travail pouvant accueillir six enfants. Le châssis est indépendant, ce qui rend cette carriole modulable. On peut adapter sur le châssis le module atelier pour travailler avec des enfants ou alors on peut poser le module remorque pour transporter du matériel encombrant.

Quels matériaux choisir ?

La carriole est entièrement fabriquée en plaques de contreplaqué de peuplier et en tasseaux de pin collés et vissés. Nous avons fait le choix de ne pas utiliser de bois exotique en raison des conditions de gestion catastrophiques des forêts équatoriales d'un point de vue écologique et social. I l a été assez difficile de trouver des grandes plaques de bois qui ne soient pas fabriquées en bois exotique. Nous avons trouvé du PXD trempé qui est un matériau écologique fabriqué à partir de fibres de bois liées à chaud avec la résine du bois (aucune autre colle synthétique n'est rajoutée) trempé à l'huile de pin. Ce matériau était assez
séduisant, le seul problème étant sa résistance mécanique qui est trop faible pour supporter les contraintes de la carriole. Nous nous sommes donc orientés vers du contreplaqué de peuplier qui est un bois léger et résistant mais fabriqué avec de la colle qui dégage du formaldéhyde, substance cancérigène avérée. Cependant les quantités de formaldéhyde dégagées sont inférieures à celles émanant de l'aggloméré (sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Contreplaqu%C3%A9).
 
Nous avons dû utiliser des plaques de 10 mm d'épaisseur car c'est la seule épaisseur vendue par notre fournisseur. La colle utilisée pour les assemblages est une colle polyuréthane très résistante mécaniquement et résistante aux intempéries. L'utilisation à l'extérieur en milieu humide justifie le choix de cette colle qui n'est pas très écologique.
Si vous connaissez une colle écologique utilisable en extérieur, n'hésitez pas à nous transmettre ses références.
 

Tutoriel de construction du châssis 

• Un site avec quelques objets à bricoler : http://canarlake.org/index.cg


Tutoriel de construction d’une remorque

http://www.samain.ouvaton.org/Remorque/Remorque_velo.html

http://tvtt1.free.fr/tvtt/remorque.htm

http://monotractee.free.fr/

• Un site spécialisé dans la construction d’un type de remorque (plans sur demande) http://remorque.rafale.free.fr/

• Un site de construction de mini-camion (en anglais) http://www.n55.dk/MANUALS/SMALLTRUCK/smalltruck.html

• Un site présentant une caravane pour vélo http://www.kevincyr.net/index.php?/project/camper-bike/

 

Lundi 24 juillet 2017 @ 11:54:17 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Le design libre, c'est quoi ? par Entropie

entropie-TEC2017.jpg

https://www.asso-entropie.fr/fr/

 

Le design libre est une pratique développée par l'association Entropie : elle tend à démocratiser la technique en levant l’abstraction sur les objets qui nous entourent.

Tous les objets que nous développons font l’objet d’une documentation qui est diffusée librement pour que d’autres personnes puissent se l’approprier. Nous faisons le pari de créer d’autres modes de production basés sur l’entraide, la collaboration et la libre circulation des connaissances.

Nous avons théorisé sur les nouveaux enjeux sociétaux que sous-tend cette pratique et nous diffusons ces recherches sous la forme de conférences ou de publications.

Le manifeste est accessible en vidéo ou sous format texte, plus concis.

Le manifeste :  

Christophe André est designer militant. Au cours de ses études en école d’ingénieur, on lui demande un jour de concevoir un objet ayant une durée de vie limitée. Cette confrontation à l’obsolescence programmée, au cœur du système de production, axera par la suite sa recherche artistique. Il quitte le monde des ingénieurs pour celui des Beaux-Arts, où il entame une réflexion sur l’autoproduction et ce nouveau mode de diffusion des objets : le “design libre”. Une pratique et une pensée à contre-courant.

Je me suis interrogé sur la conception des objets telle qu’elle prévaut dans notre société consumériste, et sur ce que j’aimerais qu’elle soit dans l’idéal. Un des points qui me dérange le plus dans le rapport que l’on entretient avec les objets, c’est l’abstraction quasi totale qui le caractérise. Par abstraction, j’entends le fait que la plupart du temps on ne sait pas par qui, dans quelles conditions, avec quel type de matériau ou à quel endroit sont réalisés les objets ni comment ils fonctionnent précisément. Comme dirait François Brune, « tout est fait pour que chez le consommateur l’acte d’achat soit déconnecté de ses réelles conséquences humaines, environnementales et sociales. Pour jouir et gaspiller sans honte, il faut cacher les véritables coûts humains des produits, les lieux et modes de production, les impacts sociaux, etc. » [1].

"J’ai appris à forger."

Pour lever cette abstraction, j’ai décidé de fabriquer les objets dont j’ai besoin plutôt que de les acheter. J’ai ainsi réalisé mon mobilier (table, bureau, canapé, console...). Je me suis inscrit à un cours de poterie pour réaliser en céramique mes ustensiles de cuisine (plat à tarte, moule à gâteau, saladier, pot à eau...). J’ai appris à forger, ce qui m’a permis de fabriquer mes outils de jardin. J’ai aussi créé des objets en lien avec des préoccupations énergétiques : une « marmite norvégienne », un cuiseur solaire (en collaboration avec Gabrielle Boulanger), un four solaire, une éolienne...

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Production autonome, production hétéronome : un équilibre à atteindre

Ce genre d’expérience est beaucoup plus riche qu’on peut le croire, dans le sens où le fait de créer au lieu d’acheter permet d’acquérir des compétences dans divers domaines. C’est aussi un moyen de rétablir un équilibre entre la production intégrée (hétéronome) et ce que Ivan Illich appelle la production vernaculaire (ou autonome) [2]. La production autonome est celle qui permet à chacun de produire d’une manière très souple à partir de ressources locales et de moyens techniques de proximité en vue de satisfaire ses propres besoins et ceux d’un groupe social relativement restreint (une communauté, un village, une région). Ce mode de production, qui était dominant avant la révolution industrielle, tend à disparaître au profit de la production intégrée. Cette production hétéronome demande des moyens techniques considérables et donc des capitaux en rapport, ainsi qu’une main-d’œuvre importante soumise à une division du travail poussée réduisant les savoir-faire et enlevant au travailleur toute l’autonomie dont l’artisan d’antan pouvait bénéficier.

"Il n’y a pas d’opposition entre les modes de production hétéronome et autonome mais une complémentarité."

Le problème auquel on doit faire face actuellement, c’est qu’on a privilégié la production hétéronome au détriment des activités vernaculaires. Ce faisant, on n’a pas seulement favorisé un modèle de production mais on a par la même occasion privilégié un modèle politique car la technique n’est pas neutre, elle façonne le monde, elle est un prolongement du politique. Jacques Ellul disait que la technique mène le monde bien plus que la politique et l’économie.

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La technique : un prolongement du politique

Pour comprendre cette non-neutralité des techniques, il faut remonter au début de la révolution industrielle, dans les années 1811-1812 en Angleterre lorsque les Luddites se sont révoltés face à la montée de la production industrielle. Les artisans de la filière du travail de la laine et du coton allaient, la nuit, briser les machines dans les usines. Les Luddites ne se battaient pas contre la technique, mais pour préserver l’autonomie et la liberté qu’ils avaient d’organiser leur vie. Ils étaient pour que les machines soient au service de l’homme et non le contraire. Les Luddites ne se sont pas opposés à toutes les machines, mais à toutes les « machines préjudiciables à la communauté », c’est-à-dire celles que leur communauté désapprouvait, sur lesquelles elle n’avait aucun contrôle et dont l’usage était préjudiciable à ses intérêts. En d’autres termes, il s’agissait de machines produites uniquement en fonction de critères économiques et au bénéfice d’un très petit nombre de personnes, tandis que leurs divers effets sur la société, l’environnement et la culture n’étaient pas considérés comme pertinents.

"Que les machines soient au service de l’homme et non le contraire."

Les Luddites considéraient que la technique n’est pas neutre et qu’elle est un lieu de pouvoir. Il y a eu un processus de neutralisation de la technique qui a débuté au 19e siècle. Au début de l’industrialisation, le consensus sur le progrès technologique n’existait pas. C’est une construction sociale et politique.
Nous ne pouvons pas nous opposer à la technique. En revanche, nous pouvons proposer d’autres trajectoires possibles.

Du consommateur au prosommateur

A travers ma pratique, je tente de rétablir un lien entre la production autonome et la production hétéronome. J’essaie de replacer le design en tant que design d’auteur au sens où William Morris [3] l’entendait, en privilégiant le travail à taille humaine et les savoir-faire. C’est un design du côté de la réalisation et qui considère le citoyen comme un travailleur plutôt que comme un client. Mieux, en procédant ainsi, c’est comme si j’abolissais la frontière entre le consommateur et le producteur. Le citoyen devient alors un « prosommateur », c’est-à-dire un individu qui prend part à ce qu’il va consommer. Cette attitude de prosommateur nous sort de notre attitude passive de consommateur, elle nous pousse à nous réapproprier les savoirs, les techniques pour devenir des acteurs responsables de l’univers que nous façonnons.

"Réduire notre temps de travail pour l’utiliser à des activités d’autoproduction."

Ingmar Granstedt propose dans son ouvrage Du chômage à l’autonomie conviviale [4] de rétablir l’équilibre entre la production autonome et la production hétéronome en réduisant notre temps de travail pour l’utiliser à des activités d’autoproduction et ainsi démanteler petit à petit l’industrie en se réappropriant les techniques et les savoir-faire. Il propose pour cela différents angles d’attaque des filières : la première solution consiste à commencer par la fin et à remonter, en examinant chaque stade de fabrication, jusqu’aux matières premières. « Ou alors on peut commencer par le stade des matières premières et descendre progressivement la filière jusqu’au produit final. » Et enfin on peut aussi « partir de la réparation et de la fabrication de pièces détachées pour dissoudre la filière « latéralement ». »

Un nouveau modèle sociétal basé sur l’entraide, la diffusion des savoirs et l’autoproduction

En restant dans cette optique, imaginons une société qui ne soit pas basée exclusivement sur la consommation d’objets mais sur l’autoproduction. Plusieurs communautés coexisteraient et, au sein de chacune d’elles, les membres pourraient fabriquer leurs propres objets dans des ateliers collectifs mis à leur disposition. Chaque communauté pourrait avoir une production spécifique qu’elle pourrait échanger tant que ces échanges ne remettraient pas en cause l’autonomie de la communauté. Cette condition serait remplie si l’on mettait en commun ce que l’on pourrait appeler :

"Le code source de l’objet."

Ce concept fait référence au logiciel libre qui est fourni avec son « code source », c’est-à-dire le programme du logiciel, donnant ainsi le droit à toute personne de le compiler, de le modifier, de le copier et de le diffuser. Au logiciel libre, on oppose le logiciel propriétaire dont les sources sont cachées ou ne peuvent être modifiées sans l’accord du propriétaire. Dans le cadre de la production d’objets, le « code source » donnerait accès aux choix de conception, aux plans et aux méthodes de production et serait diffusé dans l’économie des connaissances. Ce type d’économie permettrait la re-sociabilisation des objets par la levée de leur abstraction.

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Dévoiler les difficultés qui peuvent survenir."

Lors de la réalisation de mes objets, j’ai conçu une documentation. Dans la partie consacrée à la phase de conception, j’ai exposé mes choix conceptuels tout en expliquant pourquoi j’avais écarté certaines pistes et je donne les plans détaillés de l’objet. Dans une deuxième partie (phase de réalisation), je révèle le détail des choix techniques ainsi que les différents matériaux utilisés. La réalisation est documentée grâce à une série de photos prises lors de la construction. Vient enfin une phase d’optimisation où je mets en avant les avantages de l’objet autant que ses inconvénients. En effet, contrairement au modèle marchand où l’on va cacher les erreurs, les ratages, on va ici dévoiler les difficultés qui peuvent survenir car celles-ci deviennent potentiellement des ressources pour d’éventuelles améliorations. En dévoilant ces problèmes, en les diffusant dans l’économie des connaissances, on pourra avoir des retours suggérant des pistes de résolution.
J’ai soumis les différents articles que j’ai écrits à la rédaction du magazine de bricolage « Système D ». Le magazine organise tous les mois un concours et prime les 50 meilleurs articles. Ce magazine constitue pour moi à la fois un espace de monstration et un moyen de rémunération.

Le modèle des logiciels libres appliqué à la production des objets

Voici quelques projets de « design libre ». Cette liste n’est pas exhaustive, il y a bien sûr beaucoup d’autres projets qui mettent en accès libre les connaissances développées.
Superflex est un collectif d’artistes danois qui travaillent principalement sur des questions de propriété intellectuelle. Ils ont notamment développé une bière « libre », c’est-à-dire une bière dont la recette est diffusée gratuitement. Superflex incite les consommateurs à s’emparer de cette recette, à la modifier et à la partager avec la communauté. La recette est donc largement diffusée et cela totalement gratuitement. Par contre, la bière est vendue car brasser de la bière a un coût.
Le site internet « opensourceecology.org » regroupe des projets partagés en open source sur des questions écologiques. Chaque personne peut déposer son projet et collaborer avec d’autres personnes pour le développer.

"Aux États-Unis, un village est construit selon ce principe sur un site expérimental."

Bâtiments bioclimatiques, machine à fabriquer des briques de terre et tracteur y sont fabriqués pour répondre aux besoins tout en maîtrisant la technique.
« Usinette » est un projet basé sur l’entraide qui fonctionne sur le modèle du hackerspace. C’est un lieu de fabrication, de diffusion des savoirs et de transdisciplinarité. On y fabrique ses propres outils comme les « repraps » qui sont des machines de prototypage rapide permettant de réaliser des pièces en plastique. Les fichiers numériques des objets ainsi réalisés sont ensuite enregistrés dans une banque de données sur le site « Thingiverse.com » pour que d’autres personnes, possédant une « reprap », puissent les fabriquer.
Le lecteur pourra consulter d’autres projets comme : « Oscar »« Maya pédal »« Bricolabs »« Ardheia », « OpenCola », etc.

Une pédagogie qui nous rend acteurs de notre devenir

Je reviens maintenant aux projets que j’ai développés. Comme nous avons pu le constater, il est important de diffuser les connaissances acquises pour que la communauté puisse en profiter. Les publications dans des revues ou sur des sites internet sont des moyens efficaces mais elles ne peuvent pas remplacer la richesse d’un échange lors d’une rencontre. C’est pourquoi je donne des conférences sur ma pratique et mène des ateliers de bricolage sur des questions écologiques.
Pour mener à bien ces projets de transmission, nous avons créé en 2008 avec Gabrielle Boulanger une association qui a pour but d’effectuer des recherches sur l’autonomie en tant que forme d’organisation sociale, et de transmettre ces recherches. Nous avons notamment participé à quatre éditions du festival de vulgarisation scientifique pour les enfants « Remue méninges ».

Nous proposons des ateliers traitant des problématiques écologiques à travers une démocratisation et une réappropriation des sciences et de la technique. Nous sortons ainsi de simples actions de sensibilisation pour rendre le citoyen acteur des changements écologiques à opérer pour sauvegarder la planète. Nous avons organisé des ateliers de fabrication de fours solaires, d’éoliennes, d’initiation à l’architecture bioclimatique et à la technique de construction à ossature bois.

Un avenir au design libre ?

L’expérience que je viens d’exposer dresse les prémices d’une société basée sur l’autoproduction, la collaboration, l’entraide et la libre circulation des connaissances. Les échanges de produits y sont réduits pour faire place à des échanges de connaissances et de savoir-faire. Ce schéma organisationnel vise à augmenter l’autonomie de chaque citoyen, il est reproductible par mon voisin sans pour autant que j’entre ainsi en concurrence avec lui, bien au contraire. Je ne peux que m’enrichir de ces recherches qu’il va partager. Cependant, tout le monde n’a pas les compétences pour tout autoproduire et cette pratique n’empêche pas une relative spécialisation et certains échanges matériels tant que ces objets sont produits sous une licence libre, laissant ainsi la possibilité à d’autres usagers de les fabriquer. Un nouveau paradigme est à construire où le designer financerait ces recherches en amont et toucherait une rémunération par la transmission de savoir-faire lors de formations plus que par la vente d’objets.

 

[1] François Brune, Le Bonheur conforme, Éditions Gallimard, 1985

[2] Ivan Illich, La convivialité, Éditions du Seuil, 1973

[3] William Morris, L’âge de l’ersatz et autres textes contre la civilisation moderne, Éditions de l’encyclopédie des nuisances, 2006

[4] Ingmar Granstedt, Du chômage à l’autonomie conviviale, Éditions À plus d’un titre, Collection La ligne d’horizon, 2007

Open design et Design Libre, quelle différence ?

L’amalgame est souvent fait entre libre et open source, que ce soit pour le logiciel ou le matériel, alors qu’au travers de ces termes ce sont deux modèles de société très différents qui sont prônés.

Dans le cas de l’Open design , l’utilisation marchande n’est pas permise. Si vous voulez faire une utilisation marchande d'un objet, vous devez en demander l’autorisation à l’auteur et celui-ci peut exiger qu’on lui reverse une partie de l’argent récolté. L’interdiction de l’utilisation marchande est cohérente si le concepteur s’interdit lui aussi cette utilisation en vue d’étendre la sphère de la gratuité. Mais à partir du moment où l'on commercialise l’objet et que l'on interdit l’utilisation marchande aux autres, alors on s’offre un monopole. On ne change rien par rapport au paradigme des brevets, la documentation est disponible en ligne comme elle est disponible à l’INPI (organisme qui gère les brevets) et la copie d’un brevet est possible dans le cas d’un usage non-marchand. En France, toute utilisation d’une invention protégée dans un cadre privé, non commercial ou à des fins expérimentales est légale, code de la propriété intellectuelle (article L. 613-5). Une telle restriction est donc valable dans le cas où je me l’applique à moi-même. Cependant, pour éviter la création de monopole, une  licence libre est préférable. Une notice ou documentation diffusée sous licence libre de type « creative commons BY SA » ou « art libre » permet en effet à toute personne de l’utiliser pour un usage personnel ou à des fins marchandes, avec une condition de paternité : l’auteur doit être cité. Les modifications apportées à la notice initiale doivent être distribuées sous la même licence, on dit alors que la licence est virale. On impose donc que les modifications et extensions soient aussi libres. Nous avons choisi ce paradigme-là car il a tendance à démocratiser la technique en « libérant » l’information. En effet, si vous achetez un objet produit sous une licence libre vous pouvez, si vous n’êtes plus satisfait, prendre le code source de l’objet, sa notice et ses plans, et le reproduire vous-même.

DES PRÉCURSEURS

Thomas Chippendale était un ébéniste et un créateur de meubles anglais dans des styles géorgien, rococo anglais et néoclassique. Il peut être vu comme un précurseur du design libre, en effet en 1754, il publie un livre de ses réalisations : The Gentleman and Cabinet Maker's Director .

Des magazines de bricolage comme Système D créé en France en 1924 ou Mécanique Populaire créé aux Etats Unis en 1946, diffusent les réalisations des lecteurs et témoignent d'une culture du « Do It Yourself » très présente à l'époque. Système D était au départ plus qu'un magazine, c'était une communauté. En plus de publier chaque mois les réalisations des lecteurs, il servait aussi de moyen de communication entre les membres. En effet, les lecteurs pouvaient faire passer des annonces dans la publication pour demander de l'aide afin de réaliser leur projet. Dans chaque ville, des ateliers Système D se créaient, les membres de l'atelier y fabriquaient leur propre outillage. Cependant les licences libres n’existant pas encore, ces articles tombaient alors automatiquement sous le régime des droits d'auteurs, ce qui signifie que vous n'êtes pas autorisé à l'utiliser hors du cadre privé, nous sommes donc ici plus proches de l'open design que du design libre.

SUPERFLEX

Superflex est un collectif d'artistes danois qui travaille principalement sur des questions de propriété intellectuelle. Ils ont notamment développé une bière « libre », c'est-à-dire une bière dont la recette est diffusée gratuitement. On incite les consommateurs à s'emparer de cette recette, à la modifier et à la partager avec la communauté. La recette est donc largement diffusée gratuitement. Par contre, la bière est vendue car brasser de la bière a un coût. Cette recette a été reprise un peu partout dans le monde et on peut la trouver à Copenhague (dans Copy shop, le magasin de Superflex), en Afghanistan, en Pologne, au Brésil...

OPEN SOURCE ECOLOGY

Le site internet « opensourceecology.org » regroupe des projets partagés en open source sur des questions écologiques. Chaque personne peut déposer son projet et collaborer avec d'autres personnes pour le développer. Aux Etats-Unis, un village est construit selon ce principe sur un site expérimental. Bâtiments bioclimatiques, machine à fabriquer des briques de terre, tracteur y sont

fabriqués pour répondre aux besoins tout en maîtrisant la technique. La conception des machines est robuste et permet leur maintenance, prolongeant ainsi leur durée de vie.

MATHIEU GABIOT

Mathieu Gabiot est designer produit, il vit et travaille à Bruxelles. Sa démarche s'articule autour d'objets du quotidien, principalement de mobilier. Il concentre son énergie vers une simplicité de la mise en œuvre, et des choix de matériaux renouvelables. Parmi les projets qu'il développe, une partie sont publiés sous licence libre, laissant la possibilité à l'utilisateur de pouvoir copier, modifier et redistribuer les objets qui l’intéressent. Archipel, Constant OSF, Scala, Libre Kitchen, et prochainement le Bouctje sont des projets diffusés sous licence Art Libre pour lesquels cet aspect fait partie du cahier des charges. Ces objets ont été conçus dans un esprit Do It Yourself, c'est-à-dire pensés pour être reproductibles facilement sans avoir besoin de matériaux ou d'équipement

spécifique. Pour parler plus spécifiquement de Scala, il s'agit d'une famille de mobilier dessinée pour Constant vzw à l’occasion de sa participation au festival Artefacts, organisé par le Stuk Museum de Louvain en Belgique. Il a été conçu pour recevoir le résultat physique des recherches et analyses issues du Festival VJ13 organisé par Constant en décembre 2011. Parmi les possibilitésd’installation à l’intérieur du musée, l’escalier principal pour accéder aux différents niveaux s’est révélé porteur de sens avec l’idée d’une circulation- transmission d’informations. Il en résulte un système modulaire adapté aux marches du musée. Il permet une installation souple et flexible avec différents supports de présentation venant s’emboîter sur des échelles verticales.

CHRISTOPHER SANTERRE

Christopher Santerre est designer, il vit et travail en France où il développe des projets en design libre comme le projet Pong, Open Source Energy ou la chaise Woodstrap. La chaise woodstrap est le résultat d'un partenariat avec l'ESAT de Némours. Cet établissement de réinsertion par le travail comprend un atelier de palettes sur mesure qui génère de manière régulière et abondante de nombreuses chutes de bois de résineux potentiellement réutilisables. Composée de 14 pièces de bois et de deux ceintures de sécurité, Woodstrap est une chaise à assembler soi-même, revendiquant son esthétique brute.

MAYA PEDAL

Maya Pedal est une organisation non-gouvernementale qui fabrique à partir de vieux vélos venant des pays dit "développés" des machines fonctionnant à l'énergie musculaire, les "bici-machines". Les artisans de Maya Pedal se font apôtres de la technologie appropriée. Il s’agit d’une technologie à coût abordable qui augmente l’efficacité ou l’énergie de l’homme pour la réalisation d’un travail, sans engendrer les impacts sur la santé et l’environnement de la technologie conventionnelle. Elle est une alternative à la technologie issue de la révolution industrielle, c’est-à-dire celle des machines utilisant les combustibles fossiles. Les machines qu'ils réalisent sont vendues à prix coûtant à des groupes communautaires indigènes mayas du Guatemala et des fiches techniques

documentant la réalisation de ces machines sont téléchargeables sur leur site internet pour que d'autres communautés puissent s'approprier ces technologies.

ARDHEIA

ARDHEIA (Association de Recherche et de Dynamisation de la filière pour un Habitat Ecologique, Innovant et Alternatif) est une association qui a pour but de « promouvoir la sensibilisation, la coordination, la formation, la recherche technologique, artistique et sociale au sein de la filière éco-

construction » ; habitat modeste, durable, écologique et économique à base de matériaux naturels performants et innovants. Pour chacune de ses réalisations, des fiches techniques sont mises à disposition sur leur site internet pour que d'autres personnes puissent les construire ou s'en inspirer. Les membres de l'association ont réalisé aussi une documentation d'aide à la conception et développé des outils informatiques comme des logiciels permettant de dimensionner un chapiteau ou un zome. Ce qui relève d’une volonté de transmettre un outil « convivial » qu’on va pouvoir s'approprier pour l’adapter à nos besoins (on révèle la phase de conception du code source de l’objet). Enfin des fiches sur des techniques de construction spécifiques, bois cordé, fondations écologiques... qu'ils ont éprouvé suite à des chantiers sont aussi mises à disposition sur leur site internet.

COPENHAGEN SUBORBITALS

La première fusée open source a décollé !

« Ça y est ! Cet après-midi, depuis une plateforme maritime, une fusée construite par des amateurs a fait son premier vol. Ce dernier s'est bien passé, malgré le fait que la fusée n'ait pas été aussi haut que prévu, et que les parachutes se soient cassés. Elle a été lancée en mer, depuis une plateforme de lancement fait maison, et en utilisant un sous-marin également fabriqué par l'un des deux initiateurs du projet. La fusée est composée de deux modules : le premier « Tycho Brae », est fait pour transporter un humain, et a été récupéré après son amerrissage. Le module du propulseur aurait, lui, coulé. Le projet est donc fait par des amateurs, avec un budget ridicule (37000 euros pour 2011) et financé par du sponsoring et des dons. Les plans de la fusée sont disponibles sur leur site web. »

ARDUINO

« Arduino est un circuit imprimé en matériel libre (dont les plans de la carte elle-même sont publiés en licence libre mais dont certains composants sur la carte, comme le microcontrôleur par exemple, ne sont pas en licence libre) sur lequel se trouve un microcontrôleur qui peut être programmé pour analyser et produire des signaux électriques, de manière à effectuer des tâches très diverses comme la domotique (le contrôle des appareils domestiques - éclairage, chauffage...), le pilotage d'un robot, etc. C'est une plateforme basée sur une interface entrée/sortie simple. Il était destiné à l'origine principalement mais pas exclusivement à la programmation multimédia interactive en vue de spectacle ou d'animations artistiques. »

Samedi 22 juillet 2017 @ 11:34:51 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


Rechercher dans La vie de l'association

Faire un don déductible à Technologie Éducation Culture via @helloasso

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https://www.helloasso.com/don/associations/technologie-education-culture

Permettre de développer les outils numériques de l'association au service des professionnels de l'éducation technologique

 

Présentation du projet

Notre association représentative des enseignants et enseignants-chercheurs d’éducation technologique voudrait développer le premier réseau social associatif professionnel des professeurs de technologie  afin de participer dans et par l’action à la réflexion/formation sur l’usage des objets numériques qui nous entourent pour répondre, sur le numérique,  aux objectifs fixés par le ministère.

 

Origine du projet

En 2012, nous avons ouvert le portail des services  www.téc.fr et les outils numériques afférents à cet effet.  La majorité des membres avait initiée en 2000, Pagestec, la première association 100% numérique.  Puis, personnellement, en tant qu’élu,  j’ai participé activement à une première Française, le 100% de THD de LAVAL Agglomération et lors d’une rencontre avec le cabinet de la ministre de l’économie numérique  ouvert une réflexion sur un #BigData éducation nationale et sur un #GFU réunissant via la fibre optique les écoles, collèges et lycées d’Europe dans un réseau unique.

 

A quoi servira l'argent collecté ?

Acheter des services numériques afin de les agréger dans notre écosystème de partage.

 

Notre équipe

L'ensemble des membres de notre équipe est présenté sur cette page

Mercredi 19 juillet 2017 @ 12:07:56 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


Rechercher dans Nouvelles du monde

[TV] semaine du 22 au 28 juillet 2017

Samedi 22 juillet à 12h55 sur France 5 "Superstructures Evolution : La station spatiale internationnale - 2009"
Mercredi 26 juillet à 21h20 sur Gulli "C'est pas sorcier-"
Jeudi 27 juillet à 17h05 sur ARTE "Xenius : Vinyle, CD ou MP3; le meilleur son ? - 2016"
Vendredi 28 juillet à 20h55 sur France 4 "Le monde secret de la petite brique Lego - 2017"

Et tous les jours sur ARTE : "Xenius"
Sans oublier le site TV   http://www.lesite.tv

Mardi 18 juillet 2017 @ 23:36:45 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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